Phosphogypse

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Le phosphogypse est un déchet industriel

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  Phosphogypse Le phosphogypse  est le gypse non naturel, issu du traitementindustriel des minerais calciques fluorophosphatés, pour lafabrication de l’acide phosphoriqueet des engrais phosphatés. FabricationProduction dans le mondeUtilisationEnvironnement et risques pour la santéGestion des déchetsVoir aussiLiens externesRéférences Bibliographie Le phosphogypse est le précipité solide de sulfate de calcium hydraté, produit lors du traitement des minerais de fluorophosphates de calcium, par réaction avec l’acide sulfurique en milieu aqueux : Ca  5 (PO 4 ) 3 F + 5 H 2 SO 4  + 10 H 2 O → 3 H 3 PO 4  + 5 CaSO 4 (H 2 O) 2  + HF . On peut noter aussi que le gypse naturel contient souvent aussi des inclusions de sels de soufre qui peuvent aussi être prétraités parhydratation pour le transformer en acide sulfurique qui entrera dans la même réaction ; cependant les quantités de soufre sontgénéralement insuffisantes et l’acide sulfurique nécessaire est plutôt obtenu à partir de minerai de soufre (le plus souvent d’srcinevolcanique) récolté séparément.Il est séparé de l’acide phosphorique (recherché pour la fabrication des engrais phosphatés) par filtration du précipité.La réaction produit aussi de l’acide fluorhydriquequi sera séparé de l’acide phosphorique, soit par un autre procédé de précipitationsimple, soit par un coûteux procédé de séparation de phases par évaporation différentielle et purification des sels de ces acides.L’engrais « superphosphate normal » est peu à peu remplacé par le superphosphate triple. Il contient aussi le gypse issu de lafabrication en tant qu’engrais du phosphate monocalcique.L’industrie des engrais phosphatés (superphosphate triple essentiellement) et d’acide phosphorique produit d'énormes tonnages degypse (1,7 t produite par tonne de phosphate). Crassier de phosphogypse (Kedainiai, Lituanie) SommaireFabricationProduction dans le monde  On produit environ 60 millions de tonnes de phosphogypse par an dans le monde, soit plus de 50 % de la production de gypse naturel(données : Société Chimique de France).En France, pays parmi les plus consommateurs d’engrais, 6 millions de tonnes de phosphogypse étaient produites annuellement dansles années 1980, dont 900 000 tonnes par chacune des unités de Grand Quevilly, Grand Couronne et du Havre, soit autant que toute laproduction de gypse naturel.Pour la seule Tunisie grande productrice de phosphates, 10 millions de tonnes de phosphogypse seraient produites annuellement .De nombreuses études ont visé à substituer le phosphogypse au gypse naturel, notamment pour produire des carreaux de plâtre ou enajouter dans le ciment.Après filtration du phosphogypse, il est déshydraté par chauffage et évaporation de l’eau pour produire un plâtre synthétique : CaSO 4 (H 2 O) 2  → CaSO 4 H 2 O + H 2 O . Le séchage de ce plâtre de synthèse s'est avéré peu rentable, mais la fabrication de la variété « alpha » du sulfate de calciumhémihydraté (ou « bassanite »), par autoclavage en présence d'additifs minéraux donne des cristaux de taille plus importante,permettant un séchage moins coûteux : 2 CaSO 4 (H 2 O) 2  → (CaSO 4 ) 2 (H 2 O) + 3H 2 O . Ces plâtres synthétiques (comme les plâtres « naturels » et les variétés anhydres de gypse) peuvent aussi servir à la fabrication de lachaux pour la construction ou les traitements agricoles, selon divers procédés de chimie lourde.Le phosphogypse est légèrement à significativement radioactif en raison des traces d’uranium et de radium présentes dans le mineraiphosphaté. Le phosphogypse issu du traitement des minerais naturels phosphatés, de même que le gypse naturel (ainsi que lespanneaux de plâtrefabriqués avec ceux-ci), peut aussi dégazer du radon (gaz radioactif cancérigène et potentiellement responsable demutations, mais également présent dans les roches granitiques naturelles).En termes de tonnage, le phosphogypse issu de la production de superphosphate est aussi la première source mondiale de déchets trèsfaiblement radioactifs. En France, c’est la seconde source de ces déchets après l’industrie nucléaire.Du phosphogypse contaminé par des métaux lourds et des colorants est produit par le traitement décolorant des eaux résiduaires desindustries textiles.Des séquelles industrielles et de pollution peuvent persister bien après l’arrêt des installations.La production industrielle du phosphogypse produit aussi de l’acide fluorhydrique, qui est un très puissant oxydant des métaux,même ionisés (notamment les ions libres de calcium et de magnésium des organismes vivants, qu'ils inactivent totalement de leurfonction première) et extrêmement toxique. Bien que cet acide fluorhydrique soit aussi précipité et séparé par filtration, les fluorureslibres se retrouvent également dans les crassiers et sont également sources de pollution des eaux.Le phosphogypse est encore souvent déversé en mer, ce qui est source de pollution et d’eutrophisation des milieux.En tant que déchet toxique, le phosphogypse ne devrait plus être jeté en mer ; il commence à être recyclé ou est plus souvent stockésous forme de terril, crassier (également nommés « empilements » au Canada. 1 UtilisationEnvironnement et risques pour la santé 2 Gestion des déchets  La gestion des crassiers de phosphogypse s’ajoute en France à celle des 200 000 tonnes de déchets de très faible activité (TFA)attendues et issues du début de démantèlement des centrales nucléaires (évaluation faite en l’an 2000).Par exemple, selon le seul PREDIS Nord-Pas-de-Calais, il existait dans cette région au début des années 1990 au moins deux dépôtsimportants. Ce sont la friche industrielle  Finalens  à Douvrin (350 nSv/h (le fond géochimique étant estimé à 70 à (100 nSv/h selonl'ASN qui a demandé en 2011 à Rétia (chargée de dépolluer le site) une cartographie précise de la radioactivité, sachant qu'une poched'acide phosphorique a aussi été découverte dans le site). Le second site est celui de Rhône-Poulenc à Wattrelos) de phosphogypse.Au total, ce sont environ 13 millions de tonnes de résidus légèrement radioactifs, issus de la fabrication d’engrais à partir de mineraisnaturels de phosphate, ne sont plus produits aujourd'hui. Brevet relatif à la décontamination radioactive du phosphogypseSite de la Société Chimique de France1. Sfar Felfoul H., Clastres P., CArles-Gibergue A., Ben Ouezdou M., Propriétés et perspectives d'utilisation duphosphogypse. L'exemple de la Tunisie, Ciments, bétons, plâtres, chaux  , 2001, no849, pp. 186-191. Fiche Inist del'article (http://cat.inist.fr/?aModele=afficheN&cpsidt=1046849)2. Gypse, sulfate de calcium(http://www.sfc.fr/Donnees/mine/caso/texcaso.htm#Phosphogypse)3. www.cepn.asso.fr (http://www.cepn.asso.fr/pdf/Rapport/R268.pdf)4. Voix du nord, 2011-05-08, De la radioactivité sur la friche d'une ancienne usine d'engrais chimiques à Douvrin, prèsde Lens (http://www.lavoixdunord.fr/Region/actualite/Secteur_Region/2011/05/08/article_de-la-radioactivite-sur-la-friche-d-une.shtml)5. Plan Régional d’Élimination des Déchets Industriels et des déchets de Soins à risques (PREDIS)(http://www.nord-pas-de-calais.drire.gouv.fr/environnement/predis.pdf), publié par la DRIRE de la Région Nord-Pas-de-Calais, fichierPDF, pages 54/140.AHMADI B. H. (1989) : use of high strength by product gypsum bricks in masonry construction , Ph.D. dissertation,University of Miami, Coral Gables, Florida, June 1989, pp. 245.AHMADI B. H. and CHANG W. F. 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