Pascal Ecrits Maths Physique

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oeuvres mathématiques de l'écrivain, philosophe et théologien Blaise Pascal.

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  ŒUVRES COMPLÈTESDEBLAISE PASCALTOME TROISIÈMEPARISLIBRAIRIE HACHETTE ET OBOULEVARDSAINT-GERMAIN,791872  PASCALIII 1PHYSIQUE. NOUVELLES EXÉRIENCES TOUCHANT LE VIDE.AU LECTEUR.Moncherlecteur, quelquesconsidérationsm'empêchantdedonner à présentun Traité entier, où j'ai rapportéquantité d'expériencesnou-vellesque j'ai faitestouchantle vide, et lesconséquencesquej'en aitirées, j'ai voulufaireun récit des principalesdanscetabrégéoùvousverrez par  avanceledesseindetout l'ouvrage.L'occasionde ces expériencesest telle. Il y a environquatre ansqu'en Italie on éprouvaqu'untuyau deverredequatrepieds, dontun boutest ouvert, et l'autre scelléhermétiquement,étantremplidevif-argent, puisl'ouverture bouchéeavecledoigtouautrement,etletuyaudisposé perpendiculairementà l'horizon, l'ouverturebouchéeétantversle bas, et plongéedeuxoutrois doigtsdansd'autrevif-argent,contenuenun vaisseaumoitié pleindevif-argent,et l'autre moitiéd'eau; si ondébouchel'ouverture, demeuranttoujours enfoncéedans le vif-argentduvaisseau,le vif-argentdu tuyaudescenden partie, laissantau hautdu tuyauun espacevideen apparence,le basdu mêmetuyau demeu-rant plein du mêmevif-argent jusqu'à une certainehauteur. Et si onhausseun peule tuyau jusqu'àcequesonouverture,qui trempoitau- paravantdanslevif-argentduvaisseau,sortantdecevif-argent,arriveà la régionde l'eau, levif-argentdu tuyau monte jusqu'en haut avecl'eau, etces deuxliqueurssebrouillentdansle tuyau; maisenfintoutlevif-argenttombe, etle tuyausetrouvetout pleind'eau.Cetteexpérienceayant été mandée de Rome au R. P. Mersenne,minimeà Paris, il la divulguaen France en l'année 1644,non sansl'admirationdetous lessavanset curieux,par  la communicationdes-quelsétant devenuefameusede toutes parts, je l'appris de M. Petit,intendantdesfortifications,et très-verséentoutesles belles-lettres,quil'avoitapprisedu R. P. Mersennemême.Nousla fîmesdoncensembleàRouen, ledit sieur  Petit et moi, de la même sortequelle avoitlétéfaite en Italie, et nous trouvâmesde point en point ce qui avoitétémandédece pays-là, sansy avoir  pour lorsrien remarquédenouveau.Depuis,faisantréflexionen moi-mêmesur lesconséquencesdecetteexpérience,ellemeconfirmadansla penséeoù j'avoistoujoursété, queleviden'étoit pasune choseimpossibledansla nature, et qu'ellenelefuyoit pasavectant d'horreur que plusieurssel'imaginent.Ce qui m'obligeoità cette penséeétoit le peu de fondementque jevoyoisà la maximesireçue, oue la naturene souffre pointle vide, qui  2 NOUVELLESEXPERIENCESn'est appuyéequesur  desexpériencesdontla plupartsonttrès-fausses,quoiquetenues pour très-constantes: et desautres, lesunessontentiè-rementéloignéesdecontribuerà cette preuve,et montrentquela natureabhorrela trop grande plénitude, et non pas qu;ellefuitle vide: et les plusfavorablesnefontvoirautre chose, sinonquela naturea horreui pour levide, nemontrant pasqu'ellene peutle souffrir.Ala foiblessedece principe, j'ajoutoislesobservationsquenousfai-sons journellementde la raréfactionet condensationde l'air, qui,commequelques-unsont éprouvé, peut se condenser  jusqu'à la mil-lième partie de la placequ'il sembloitoccuperauparavant,et qui seraréfiesi fort, que je trouvois commenécessaire, ou qu'il y eût ungrandvideentreses parties, ou qu'ily eût pénétrationde dimensionsMaiscommetout le mondene recevoit pas cela pour preuve, je crusquecetteexpérienced'Italieétoitcapabledeconvaincreceux-làmêmesqui sontles plus préoccupésdel'impossibilitédu vide Néanmoinsla forcede la préventionfit encoretrouverdes objectionsquilui ôtèrentla croyancequ'elleméritoit.Lesuns dirent quelehautdela sarbacaneétoit pleindesespritsdumercure; d'autres, d'ungrainimperceptibled'air raréfié;d'autres, d'unematièrequinesubsistoitquedansleur  imagination: et tous, conspirantà bannirle vide,exercèrentà l'envi cette puissancede l'esprit, qu'on nommesubtilité dans lesécoles,et qui, pour  solutiondesdifficultésvéritables,ne donnequedevaines parolessans fondement.Je me résolus doncde faire desexpé-riencessiconvaincantes,qu'ellesfussentà l'épreuvedetouteslesobjec-tionsqu'onpourroity faire; j'en fis au commencementde cetteannéeun grand nombre, dontil y en a qui ont quelquerapportaveccelled'Italie, et d'autresqui ensont entièrementéloignées,et n'ont rien decommunavec elle. Elles ont été si exacteset si heureuses, que j'aimontré par  leur  moyen,qu'un vaisseausi grandqu'on pourrale faire, peutêtrerendu videde toutes lesmatièresqui tombentsouslessens,et qui sont connuesdans la nature; et quelleforceest nécessaire pour faireadmettrece vide. C'est aussi par là quej'ai éprouvéla hauteur nécessaireà unsiphon,pour fairel'effetqu'onenattend, aprèslaquellehauteur limitée,il n'agit plus, contrel'opinionsiuniversellementreçuedans le mondedurant tant de siècles;commeaussi le peu de forcenécessaire pour  attirer  le piston d'une seringue, sans qu'ily succèdeaucune matière, et beaucoupd'autres chosesque vousverrez dansl'ouvrageentier, dans lequel j'ai desseinde montrer  quelle forcelanatureemploiepour éviter le vide, et qu'ellel'admetetlesouffreeffec-tivementdansun grandespace,quel'on rendfacilementvidedetoutesles matièresquitombentsousles sens.C'est pourquoi j'ai diviséletraitéentier en deux parties, dontla premièrecomprendle récit aulongdetoutesmesexpériencesavecles figures,et une récapitulationdecequis'y voit, diviséeen plusieursmaximes; et la seconde,lesconséquencesquej'en ai tirées, diviséesen plusieurs propositions,où j'ai montréquel'espacevideenapparence,quia paru danslesexpériences,est videeneffetdetoutesles matièresqui tombentsouslessens, et quisontcon-nues dansla nature.Dansla conclusion,je donnemonsentimentsurle  TOUCHANTLE VIDE 3sujetduvide, et je répondsauxobjectionsqu'onpeuty faire.Ainsi,jemecontentedemontrer un grand espacevide, et je laisseà des per-sonnessavanteset curieusesà éprouver ce qui se fait dans un telespace: comme,si les animauxy vivent; si le verre en diminuesaréfraction; et tout ce qu'onpeuty faire: n'en faisantnulle mentiondanscetraité, dont j'ai jugé à proposdevousdonnercet abrégépar avance,parcequ'ayantfait ces expériencesavec beaucoupdefrais, de peineet de temps, j'ai craint qu'un autre qui n'y auroit employéletemps, l'argent, ni la peine, me prévenant,ne donnâtau publicdetchosesqu'iln'auroit pasvues,et lesquelles par conséquentil ne pour-roit pasrapporter avecl'exactitudeet l'ordrenécessaire pour lesdéduirecommeil faut: n'y ayantpersonnequiait eu destuyauxet dessiphonsde la longueur des miens, et peu qui voulussentse donner la peinenécessaire pour enavoir.Et commeleshonnêtesgens joignentà l'inclinationgénéralequ'onttousleshommesdesemaintenirdansleurs justes possessions,cellederefuser l'honneur quineleurest pasdû, vousapprouverezsansdoute,queje medéfendeégalement,et de ceuxqui voudroientm'ôter  quel-ques-unesdesexpériencesquejevousdonneici, et quejevous prometsdansle traité entier, puisqu'ellessontde moninvention;et de ceuxquim'attribueroientcelled'Italiedont je vousai parlé, puisqu'ellen'enest pas.Carencorequeje l'aie faiteen plusdefaçonsqu'aucunautre,et avecdestuyauxde douzeet mêmede quinzepiedsde long,néan-moins je n'en parleraipasseulementdanscesécrits, parcequeje n'ensuis pas l'inventeur;n'ayantdesseindedonner quecellesquimesont particulièreset demon propregénie.Abrégé dela première partie, dans laquellesontrapportéeslesexpériences.EXPÉRIENCES.I. Uneseringuedeverreavecun piston bien juste, plongéeentière-mentdansl'eau, et dont on bouchel'ouvertureavecle doigt,ensortequ'iltoucheau basdu piston,mettant pour  ceteffetla mainet le brasdansl'eau; on n'a besoinque d'uneforcemédiocre pour le retirer, etfairequ'ilsedésunissedudoigt, sansquel'eauyentreenaucunefaçon(cequeles philosophesont cru ne pouvoir se faireavecaucuneforcefinie): et ainsi le doigt se sent fortementattiré et avecdouleur ; le pistonlaisseun espacevideenapparence,et oùil ne paroîtqu'aucuncorpsait pu succéder,puisqu'ilest tout entouréd'eauqui n'a pu yavoir d'accès,l'ouvertureenétant bouchée: si ontirele pistondavan-tage, l'espacevideen apparencedevient plus grand; maisle doigtnesent pasplusd'attraction: et si on le tire presquetout entierhorsdel'eau, et en sortequ'iln'y reste que sonouvertureetle doigtqui la bouche; alorsôtant le doigt,l'eau, contresanature, monteavecvio-lence, et remplitentièrementtoutl'espacequele pistonavoitlaissé.II. Un soufflet bien ferméde touscôtésfaitle mêmeeffetavecune pareille préparation,contrelesentimentdesmêmes philosophes
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