« Nice et l’état savoyard : aux sources d’une puissante identité régionale (fin XIVe-milieu XVIe siècle) », dans Jean-Marc Giaume, Jérôme Magail (dir.), Le comté de Nice de la Savoie à l’Europe. Identité, mémoire et devenir. Ac

Description
« Nice et l’état savoyard : aux sources d’une puissante identité régionale (fin XIVe-milieu XVIe siècle) », dans Jean-Marc Giaume, Jérôme Magail (dir.), Le comté de Nice de la Savoie à l’Europe. Identité, mémoire et devenir. Actes du colloque de Nice

Please download to get full document.

View again

of 12
All materials on our website are shared by users. If you have any questions about copyright issues, please report us to resolve them. We are always happy to assist you.
Information
Category:

Business & Economics

Publish on:

Views: 22 | Pages: 12

Extension: PDF | Download: 0

Share
Tags
Transcript
  N ICE ET L ’É TAT SAVOYARD  :  AUX SOURCES D ’ UNE PUISSANTE IDENTITÉ RÉGIONALE  (fin XIVe-milieu XVIe siècle)  Relativa substantiae quaedam sunt relativa identitatis, quaedam diversitatis. Guillelmi de Ockham, Summa totius  Logicae , pars I, cap. 76. En septembre 1388, alors que la Provence était ravagée par une longue guerre de succession, le comte Amédée VII de Savoie parvint à mettre la main sur les terres orientales de la principauté provençale, au terme d’un imbroglio politique où le hasard et l’accident l’emportèrent de beaucoup sur la nécessité et le choix conscient 1 . Succédant à une longue période de crises et de guerres épuisantes, qui avaient profondément déstructuré la Provence orientale, l’établissement de la domination savoyarde transforma en profondeur la société niçoise. Tournant désormais le dos à son passé provençal sans jamais pleinement s’intégrer dans l’ensemble savoyardo-piémontais, le pays niçois développa un nouveau particularisme qui lui permit de se doter de traits identitaires très accentués. Cette contribution s’attachera à en préciser la nature, en montrant que les caractères de cette nouvelle identité niçoise ne sauraient se comprendre qu’en les analysant au miroir de l’État savoyard qui contribua très largement à les façonner. 1)   La naissance d’un cadre régional Un premier point est essentiel : alors que les terres du futur comté de Nice ne constituaient avant 1388 qu’une partie intégrante de la Provence, au sein duquel elles ne disposaient d’aucune autonomie 2 , elles prirent une nouvelle dimension régionale sous la domination savoyarde en se transformant en une province de plein exercice. S’il n’est pas question de 1  Voir en dernier lieu Alain Venturini, « La guerre de l’Union d’Aix (1383-1388) », dans 1388.    La Dédition de  Nice à la Savoie. Actes du colloque international de Nice (septembre 1988) , Paris, 1990 (Publications de la Sorbonne, Histoire et ancienne et médiévale, 22), p. 35-141 ; id  ., « Vérité refusée, vérité cachée : du sort de quelques nouvelles avant et pendant la guerre de l’Union d’Aix », dans  La circulation des nouvelles au Moyen  Age. XXIVe congrès de la Société des historiens médiévistes de l'enseignement supérieur public (Avignon, juin 1993),  Paris-Rome, 1994, p. 179-189 ; Laurent Ripart, « La “Dédition” de Nice à la maison de Savoie : analyse critique d’un concept historiographique », dans Cahiers de la Méditerranée , 62 (2001), p. 17-45 et id  ., « Le tournant savoyard. L’intégration de Nice dans les Etats de Savoie (fin XIVe-fin XVe siècle) », dans Alain Ruggiero (dir.),  Nouvelle histoire de Nice , sous presse. 2  Sur la géographie administrative de la Provence orientale à l’époque angevine et ses représentations spatiales, v. Alain Venturini, « Episcopatus et  bajulia . Note sur l’évolution des circonscriptions administratives comtales du XIIIe siècle : le cas de la Provence orientale », dans Territoires, seigneuries, communes : les limites des territoires en Provence. Actes des 3e journées d’histoire de l’espace provençal (Mouans-Sartoux, 19-20 avril 1986), Mouans-Sartoux,   1987, p. 61-140 ; Jean-Luc Bonnaud,  Les agents locaux de l’administration royale en Provence au XIVe siècle : catalogue et étude des carrières , Thèse, Montréal, 1996 (un exemplaire déposé aux Archives Départementales des Bouches-du-Rhône, 8 J 324/1-2) ; Jean-Paul Boyer, « Représentations spatiales dans les Alpes de Provence orientale. Autour d’une enquête de 1338 », dans  Histoire des Alpes , 6 (2001), p. 89-104 et Laurent Ripart, « Les bayles de Provence : genèse d’une institution princière », dans Guido Castelnuovo, Olivier Matteoni (dir.),  Les châtelains de part et d’autre des Alpes. Actes du colloque international de Chambéry (octobre 2001) , Paris, sous presse.  administratif que les Angevins avaient établi à Aix 7 . A l’intérieur même des terres provençales de la maison de Savoie, qui ne regroupèrent jamais que quatre des vingt-six baylies ou vigueries du comté angevin de Provence, la capitale niçoise fut incapable d’imposer son autorité : la vallée de Barcelonnette refusa de porter ses appels à Nice et obtint de relever directement de Chambéry 8 , tandis que la viguerie du comté de Vintimille et du Val de Lantosque s’organisait de façon autonome, pour mieux échapper à la domination niçoise 9 . Idéologiquement, néanmoins, la ville de Nice demeura toujours conçue par l’État savoyard comme une ville capitale – la « capitale de la "patrie" de Provence » ( caput patrie Provincie)  qu’évoque une source niçoise de 1399 10  - et non comme un simple chef-lieu d’administration locale, puisqu’elle avait vocation à recevoir les appels de toutes les terres provençales de la maison de Savoie. De fait, son sénéchal, qui prit par la suite le titre de gouverneur, resta toujours conçu comme un administrateur de niveau régional : bien que son autorité demeura par la force des choses très limitée dans l’espace, il conserva un statut de très haut niveau puisqu’il venait au XVe siècle au deuxième rang dans la hiérarchie des officiers les mieux payés des États de Savoie 11 . Dans la documentation savoyarde, cette région niçoise avait toutefois bien du mal à trouver sa définition. Les sources du XVe siècle font en effet toujours preuve de beaucoup d’hésitations pour la désigner : le terme de « Terres Neuves de Provence », qui lui est usuellement attribué par les historiens, ne fut en réalité guère utilisé avant le XVIe siècle et l’introduction du terme « comté de Nice » dans la pratique administrative fut encore plus tardive. A en juger par le caractère de certaines formules, comme par exemple celle de « la "patrie" de cette province qui est soumise à notre seigneur » que l’on trouve dans un acte de 1397 12 , l’administration savoyarde eut de grandes difficultés pour trouver une terminologie satisfaisante. Au cours du XVe siècle, elle prit l’habitude d’utiliser de lourdes périphrases, comme « la cité de Nice et les terres adjacentes de Provence » ou « notre cité Nice et nos terres de la "patrie" de Provence », pour en tout cas toujours définir ses terres de Provence orientale comme un espace dominé par la ville de Nice. Alors que les terres savoyardes de la Provence orientale ne constituaient qu’une partie de la vaste  patria Provincie à l’époque angevine 13 , elles se trouvaient désormais perçues, non toutefois sans difficultés, comme une  patria  particulière, dont la cohérence était assurée par l’hégémonie territoriale de la ville de Nice. Le projet régional porté par l’administration savoyarde était d’autant plus profond qu’il n’était pas seulement déterminé par les modalités de l’entrée des Savoie en Provence, mais ressortait aussi de la nature même de l’État savoyard. Celui-ci s’organisait, en effet, sous la forme résolument décentralisée d’un conglomérat de « patries », qui n’étaient guère unies que 7  Sur la faiblesse de l’administration savoyarde en pays niçois, v. Jean-Paul Boyer  Hommes et communautés du haut pays niçois médiéval. La Vésubie (XIIIe-XVe siècles), Nice, 1990, p. 315-356. 8  Malgré la demande des Niçois (Archives départementales des Alpes-Maritimes, Città e contado di Nizza , mazzo II, 2, f° 25 v°), le comte Amédée VIII, à l’initiative des hommes de Barcelonnette, ordonne le 1 er  mars 1400 que les causes d’appellation de la communauté soient envoyées au conseil de Chambéry et interdit au gouverneur de Nice de s’ingérer dans ces affaires (Archives départementales des Alpes-Maritimes, Città e contado di Nizza , mazzo XIII/2, 12). 9  Jean-Paul Boyer, « D’un espace administratif à un espace politique. Les assemblées de communautés du comté de Vintimille et du val de Lantosque (circa 1347-1530) », dans  Recherches sur les états généraux et les états  provinciaux de la France médiévale   (110e Congrès national des sociétés savantes [Montpellier, 1985], section d’histoire médiévale et de philologie , t. III) , Paris, 1986, p. 81-101. 10  Archives départementales des Alpes-Maritimes, Città e contado di Nizza , mazzo II, 2, f° 25 v°. 11  Guido Castelnuovo, « Quels offices, quels officiers ? L’administration en Savoie au milieu du XV e  siècle », dans Études Savoisiennes, 2 (1993), p. 5-41. 12   Patrie huius provincie dicto domino nostro subiecte (Archives de la ville de Nice, AA 1, 22). 13  Sur la notion de  patria Provincie , v. Louis Stouff, « Identité de la Provence médiévale », dans Peuples du  Moyen Age. Problèmes d’identification, Aix-en-Provence, 1996, p. 145-168.  par leur commune fidélité à un même souverain 14 . Ce type d’État, que l’on peut avec Guido Castelnuovo qualifier de « suprarégional », a constitué durant le Moyen Age un mode d’organisation étatique particulièrement fréquent. Sans doute trouva-t-il un terreau particulièrement fertile en milieu alpin, comme semblent le montrer les exemples des Habsbourg et des Savoie, peut-être parce qu’il offrait une forme d’État suffisamment souple pour s’adapter à l’hétérogénéité des populations de montagne, qui vivaient dans des vallées bien individualisées et souvent cloisonnées. Quoi qu’il en soit, il importe surtout de ne pas juger ce type d’État au paradigme du modèle anglo-français d’État-nation, mais de constater qu’il offrait un modèle d’organisation étatique suffisamment solide pour qu’il pût se maintenir jusqu’à l’époque contemporaine. Loin de constituer un modèle de pouvoir faible, il contribuait à renforcer le pouvoir monarchique, qui se posait en arbitre suprême des conflits entre ses sujets, utilisant les uns pour mieux s’imposer aux autres. Il permettait surtout à des princes impécunieux, qui n’avaient pas les moyens des rois de France ou d’Angleterre, de se doter d’un État à peu de frais, en déléguant l’essentiel de la gestion quotidienne à un niveau régional. La force de l’État suprarégional reposait, en effet, dans la puissance de ses différentes composantes, dont il pouvait coordonner les énergies avec un appareil administratif central de dimension très modeste. Encore fallait-il disposer de puissantes entités régionales susceptibles de constituer les fondations sur lesquelles un État suprarégional pouvait prendre appui. Aussi n’est-il guère étonnant que le pouvoir savoyard se soit toujours attaché à renforcer les libertés et franchises de ses différentes « patries » 15 , mais aussi à encourager la création de nouvelles identités régionales dans les terres qu’il avait pu acquérir 16 . C’est bien dans cette perspective qu’il faut comprendre les efforts que déploya le pouvoir savoyard pour renforcer l’identité régionale de la  patria  niçoise, suscitant par exemple l’établissement d’un « grand conseil général des communautés de la "patrie" », autrement dit d’une assemblée représentative des communautés du pays niçois 17 . 14  Sur l’organisation « suprarégionale » de l’État savoyard, v. Guido Castelnuovo, « Lo spazio alpino medievale e il principato sabaudo : modelli, gerarchie, frontiere », dans  Archivio per l’Alto Adige, Rivista di studi alpini , 88-89 (1994-1995), p. 483-490 ; id  ., « Principati regionali e organizzazione del territorio nelle Alpi occidentali : l’esempio sabaudo (inizio XIII-inizio XV secolo) », dans Giorgio Chittolini, Dietmar Willoweit (dir.),  L’organizzazione del territorio in Italia e Germania : secoli XIII-XIV  , Bologne, 1996 (Annali dell’Istituto storico italo-germanico, 37), p. 81-92 et id  . « Lo spazio sabaudo fra Nord e Sud delle Alpi : specificità e confronti (X-XV secolo) », dans Siegfried de Rachewiltz, Josef Riedmann (dir.),  Communicazione e mobilità nel Medioevo.  Incontri fra il Sud e il Centro dell’Europa (secoli XI-XIV), Bologne, 1997 (Annali dell’Istituto storico italo-germanico, 48), p. 473-493. 15  V. Jean-François Poudret, « Des princes amis des libertés du Pays de Vaud », dans Agostino Paravicini Bagliani, Jean-François Poudret  , La maison de Savoie et le Pays de Vaud  , Lausanne 1989 (Bibliothèque historique vaudoise, 97), p. 51-70 et Anna Fosson, Joseph-Gabriel Rivolin (dir.),  Liberté et libertés, VIIIe centenaire de la charte des franchises d’Aoste, Actes du colloque international d’Aoste, 20 et 21 septembre 1991 , Aoste, 1993. 16  Pour un parallèle avec le Piémont, v. Luigi Marini,   Savoiardi e Piemontesi nello stato sabaudo (1418-1601) , vol. I, 1418-1536  , Rome, 1962 et Alessandro Barbero, « Savoiardi e Piemontesi nel ducato sabaudo all’inizio del Cinquecento : un problema storiografico risolto », dans  Bollettino Storico-Bibliografico Subalpino , 87 (1989), p. 591-638 ; pour le pays de Vaud, v. Denis Tappy,  Les Etats de Vaud, Lausanne, 1988 (Bibliothèque historique vaudoise, 91) et Bernard Andenmatten,  La noblesse vaudoise et la maison de Savoie. Supériorité féodale et autorité princière (XIIIe-XIVe siècles), Lausanne, 2005 (Mémoires et documents publiés par la Société d’histoire de la Suisse romande, 4e série, 8).   17  Bien que la documentation soit trop restreinte pour analyser la genèse de ce generale consilium patrie maxime universitatum , l’administration savoyarde, qui convoquait ses réunions et définissait son ordre du jour, jouait en tout cas un très grand rôle dans son fonctionnement (v. Archives départementales des Alpes-Maritimes, Città e contado di Nizza , mazzo IV, 7).  Ce rôle de l’administration savoyarde est particulièrement évident lorsque l’on étudie l’évolution du droit niçois, auquel il faut prêter une importance toute particulière, tant il est vrai que dans la société médiévale les questions d’identité se posaient en premier lieu sous une forme juridique. Avant l’arrivée des Savoie, le pays niçois relevait du droit commun provençal, ses différentes communautés disposant à titre particulier de statuts municipaux pour organiser le fonctionnement des institutions communales et la gestion de la police locale 18 . Après 1388, cet état de fait fut profondément modifié, puisque l’État savoyard considéra que les statuts et privilèges de la ville, ainsi d’ailleurs que ses coutumes écrites ou non écrites, constituaient un ensemble cohérent qui relevait d’un droit particulier propre au pays niçois 19 . Progressivement enrichi par les privilèges accordés par les princes de la maison de Savoie à ses sujets niçois, ce droit particulier ( ius proprium ) d’srcine très hétérogène fut pleinement reconnu par l’administration savoyarde, qui le plaça sur le même plan que les droits coutumiers du pays de Vaud et de la Vallée d’Aoste, reconnaissant ainsi qu’il prévalait sur le droit commun ( ius commune ) que le prince avait donné à l’ensemble de sa principauté 20 . Copié et recopié dans de très nombreux manuscrits, tant publics que privés, ce droit particulier resta en vigueur jusque dans la première moitié du XIXe siècle et constitua un élément majeur de la cristallisation de l’identité niçoise 21 . Tous ces éléments juridiques et institutionnels peuvent sembler bien abstraits, mais leur importance est primordiale pour comprendre la genèse de l’identité niçoise. L’organisation des terres savoyardes de Provence orientale en une  patria  particulière constitua en effet le facteur décisif qui permit le développement d’un particularisme niçois. Elle transforma ces terres provençales en un véritable pays niçois, autrement dit en un ensemble territorial dont l’homogénéité était garantie par la domination de la ville de Nice. Il permit aussi à Nice, qui ne constituait jusque là que l’une des cités des comtes de Provence, d’obtenir le statut de capitale régionale. Il dota enfin la  patria  niçoise d’une identité juridique particulière, qui amena la société à se définir dans le cadre territorial que lui avait taillé l’État suprarégional savoyard. 18  Sur le droit commun provençal, v. Marie-Louise Carlin,  La pénétration du droit romain dans les actes de la  pratique provençale, (XIe-XIIIe siècle) , Paris, 1967 (Bibliothèque d'histoire du droit et droit romain, 11) et Gérard Giordanengo, «  Arma legesque colo. L’État et le droit en Provence (1246-1343) », dans  L’État angevin. Pouvoir, culture et société entre XIIIe et XIVe siècle, Rome, 1998, p. 35-80 ; sur les statuts municipaux niçois, v. Edmond Raynaud, « Statuts de la ville de Nice au XIIIe siècle », dans  Annales de la Société des lettres, sciences et arts des Alpes-Maritimes, 19 (1905), p. 235-253 ; Gian Savino Pene Vidari, « Note su statuti di Nizza e tradizione romanistica », dans  Mélanges Boulvert,  Nice, 1987, p. 393-406 et Marie-Louise Carlin, « Le droit pénal dans les statuts de Nice au XIIIe siècle », dans Gérard Aubin (dir.),  Liber amicorum : études offertes à Pierre Jaubert  , Bordeaux, 1992, p. 121-131 .   19   Omnia et singula privilegia, franchisias, libertates, statuta quecumque tam regalia quam municipalia et consuetudines scriptas et non scriptas que et quas civitas Nicie et loca sue vicarie per scripturam vel alium quemvis modum legitimum ostenderent et monstrarent se habuisse et habere  (éd. Pietro Dattà,  Delle libertà del commune di Nizza , op. cit  ., p. 341). 20  V. Isidoro Soffietti, « Les sources du droit : problèmes. La législation de la Maison de Savoie et Nice », dans 1388. La Dédition de Nice à la Savoie. Actes du colloque international de Nice (septembre 1988  ), Paris, 1990 (Publications de la Sorbonne, Histoire et ancienne et médiévale, 22), p. 415-423. 21  V. Gian Savino Pene Vidari, « Note su statuti di Nizza e tradizione romanistica », dans Hommage à Gérard Boulvert, Nice, 1987, p. 393-406 ; id  ., « Les statuts et les privilèges de Nice et la Maison de Savoie », dans 1388. La  Dédition de Nice à la Savoie, Actes du colloque international de Nice (septembre 1988  ), Paris, 1990 (Publications de la Sorbonne, Histoire et ancienne et médiévale, 22) , p. 337-348 ; Laurent Ripart, « Le livre des chapitres de la ville de Nice (vers 1460). Aux srcines juridiques et historiographiques de l’identité niçoise », dans  Histoire des  Alpes-Storia delle Alpi, Lugano, 6 (2001), p. 27-54 et Isidoro Soffietti, Carlo Montanari,  Il diritto negli Stati sabaudi, le fonti (secoli XV-XIX) , Turin, 2001 (Storia giuridica degli Stati Sabaudi).
Related Search
Similar documents
View more...
We Need Your Support
Thank you for visiting our website and your interest in our free products and services. We are nonprofit website to share and download documents. To the running of this website, we need your help to support us.

Thanks to everyone for your continued support.

No, Thanks