Montfaucon de VILLARS: Le Comte de Gabalis Ou Entretien Sur Les Sciences Secretes Trascriz

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TRASCRIZIONE Montfaucon de VILLARS Nicolas (Abbé de) (Touluse, 1635-Lyon, 1673) ”Opera tristemente famosa, poiché l'autore fu assassinato nei dintorni di Lione tre anni dopo aver pubblicato questa opera, per rappresaglia, si crede, delle sue indiscrete rivelazioni e beffe sui Cabbalisti e sui Rosa+Croce. Il soggetto principale si aggira - secondo quanto riassume il Caillet - sul 'coniugio' degli elementari con gli essere umani, simbolizzando il potere che ottiene l'adepto sulle forze-spiriti della natura. Questa idea è illustrata con esempi di ossessioni di uomini e di donne che si abbandonano agli incubi e ai succubi. Fa riflettere il motto latino, che è nel frontespizio, tratto da Tertulliano, ma certamente posto dall'editore come un monito per quanti non praticano la disciplina del silenzio quando o parlino o scrivano intorno a questi argomenti ... alquanto proibiti.”

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  GABALIS ENTRETIEN SUR LES SCIENCES SECRÈTES 1    1 LE COMTE DE GABALIS OU ENTRETIEN SUR LES SCIENCESSECRETES MONTFAUCON DE VILLARSL’Abbé Montfaucon de Villars naquit en 1635 au manoir de Villars quidépendait du diocèse d’Alet et, pour l’anecdote situé à une dizaine dekilomètres de Rennes le Château.Après avoir fait des études théologiques à Toulouse, il s’installe à Paris vers1660. Ses fréquentations le conduisent à la Bastille ou son séjour sera de courtedurée. La mort de Mazarin mit un terme à sa détention. Quelques temps après,revenu dans son domaine il se livre à une vendetta familiale : En compagnie deses frères et de sa sœur il assassine son oncle, ce dernier ayant certainementparticipé au meurtre du père de notre Abbé, et incendie son château.Un arrêt de la chambre de Toulouse condamne par contumace les auteurs de cemeurtre à être roués ; les justiciables ayant déjà quitté la province seul un valetsubira le châtiment.C’est en 1670 que fut édité Le Comte de Gabalis. Si le contenu de l’ouvragedémystifie les sciences occultes ( si j’étais sûr que tous mes lecteurs eussent l’espritdroit et ne trouvassent pas mauvais que je me divertisse aux dépens des fous .) unelecture plus attentive peut laisser supposer que ce sont en fait les dogmes deL’Eglise qui sont principalement visés. Néanmoins l’Abbé de Villars révèle lesrituels des sociétés secrètes : Rose-Croix etc.. (Même le Mot magique desgrandes invocations est divulgué* et expliqué.)A t’il été initié, et trahi leurs arcanes ? On peut facilement le supposer. Si lesuccès de l’ouvrage lui valut d’être souvent plagié (La rôtisserie de la reinePedauque pour ne citer que le plus célèbre ) les inimitiés furent nombreuses etféroces.En 1665 l’Abbé Montfaucon de Villars fut retrouvé assassiné sur la route deLyon . Vengeance des Rose-Croix (sentence Vehemique), brigands, Vendettafamiliale ? Le crime resta impuni.( Messieurs les curieux ne manqueront pas de dire que ce genre de mort est ordinaire àceux qui ménagent mal les secrets des Sages, et que depuis que le bienheureux Raymond  GABALIS ENTRETIEN SUR LES SCIENCES SECRÈTES 2    2 Lulle en a prononcé l’arrêt dans son testament, un ange exécuteur n’a jamais manqué de tordre promptement le col à tous ceux qui ont indiscrètement révélé les MystèresPhilosophiques )Les Salamandres ont épargné le manoir de l’Abbé de Villars.LE COMTE DE GABALIS OU ENTRETIEN SUR LES SCIENCES SECRETESPREMIER ENTRETIEN SUR LES SCIENCES SECRÈTESDEVANT Dieu Soit l’âme de M, le comte de Gabalis, que l’on vient de m’écrire,qui est mort d’apoplexie. Messieurs les curieux ne manqueront pas de dire quece genre de mort est ordinaire à ceux qui ménagent mal les secrets des Sages, etque depuis que le bienheureux Raymond Lulle en a prononcé l’arrêt dans sontestament, un ange exécuteur n’a jamais manqué de tordre promptement le colà tous ceux qui ont indiscrètement révélé les Mystères Philosophiques.Mais qu’ils ne condamnent pas légèrement ce savant homme, sans être éclaircisde sa conduite. Il m’a tout découvert, il est vrai; mais il ne l’a fait qu’avec toutesles circonspections cabalistiques. Il faut rendre ce témoignage à sa mémoire,qu’il était grand zélateur de la religion de ses pères les Philosophes, et qu’il eût  GABALIS ENTRETIEN SUR LES SCIENCES SECRÈTES 3    3 souffert le feu plutôt que d’en profaner la sainteté, en s’ouvrant à quelqueprince indigne, à quelque ambitieux ou à quelque incontinent trois sortes degens excommuniés de tout temps par les Sages. Par bonheur je ne suis pasprince, j’ai peu d’ambition, et on verra dans la suite que j’ai même un peu plusde chasteté qu’il n’en faut à un Sage. Il me trouva l’esprit docile, curieux, peutimide; il ne me manque qu’un peu de mélancolie pour faire avouer à tous ceuxqui voudraient blâmer M, le comte de Gabalis de ne m’avoir rien caché, que j’étais un sujet assez propre aux Sciences secrètes. Il est vrai que sans mélancolieon ne peut y faire de grands progrès : mais ce peu que j’en ai n’avait garde de lerebuter. Vous avez (m’a-t-il dit cent fois) Saturne dans un angle, dans samaison, et rétrograde; vous ne pouvez manquer d’être un jour aussimélancolique qu’un Sage doit l’être; car le plus sage de tous les hommes(comme nous le savons dans la Cabale) avait comme vous, Jupiter dansl’Ascendant, cependant on ne trouve pas qu’il ait ri une seule fois en toute savie, tant l’impression de son saturne était puissante ; quoiqu’il fut beaucoupplus faible que le vôtre.C’est donc à mon Saturne, et non pas à M. le comte de Gabalis, que messieursles curieux doivent s’en prendre, si j’aime mieux divulguer leurs secrets que lespratiquer. Si les astres ne font pas leur devoir, le Comte n’en est pas cause; et si je n’ai pas assez de grandeur d’âme pour essayer de devenir le maître de laNature, de renverser les Eléments d’entretenir les Intelligences suprêmes decommander aux Démons, d’engendrer les géants, de créer de nouveauxmondes, de parler à Dieu dans son trône redoutable et d’obliger le Chérubin,qui défend l’entrée du paradis terrestre, de me permettre d’aller faire quelquestours dans ses allées : c’est moi tout au plus qu’il faut blâmer ou plaindre; il nefaut pas pour cela insulter à la mémoire de cet homme rare, et dire qu’à est mortpour m’avoir appris toutes ces choses. Est-il impossible que, comme ces armessont journalières, il ait succombé dans quelque combat avec quelque lutinindocile? Peut-être qu’en parlant à Dieu dans le trône enflammé il n’aura pu setenir de le regarder en face; or il est écrit qu’on ne peut le regarder sans mourir.Peut-être n’est il mort qu’en apparence suivant la coutume des Philosophes, quifont semblant de mourir en un lieu, et se transplantent en un autre. Quoi qu’ilen soit, je ne puis croire que la manière dont il m’a confié ses trésors méritechâtiment. Voici comme la chose s’est passée. Le sens commun m’ayanttoujours fait soupçonner qu’il y a beaucoup de vide en tout ce qu’on appelleSciences secrètes, je n’ai jamais été tenté de perdre le temps à feuilleter les livresqui en traitent : mais aussi ne trouvant pas bien raisonnable de condamner, sans  GABALIS ENTRETIEN SUR LES SCIENCES SECRÈTES 4    4 savoir pourquoi, tous ceux qui s’y adonnent, qui souvent sont gens sagesd’ailleurs, savants la plupart, et faisant figure dans la robe et dans l’épée; je mesuis avisé(pour éviter d’être injuste et pour ne me point fatiguer d’une lectureennuyeuse) de feindre d’être entêté de toutes ces Sciences, avec tous ceux que j’ai pu apprendre qui en sont touchés. J’ai d’abord eu plus de succès que je n’en avais même espéré. Comme tous cesmessieurs, quelque mystérieux et quelque réservés qu’ils se piquent d’être, nedemandent pas mieux que d’étaler leurs imaginations, et les nouvellesdécouvertes qu’ils prétendent avoir faites dans la Nature, je fus en peu de joursconfident des plus considérables d’entre eux ; j’en avais toujours quelqu’undans mon cabinet, que j’avais à dessein garni de leurs plus fantasques auteurs. .Il ne passait point de savant étranger que je n’en eusse avis ; en un mot, à lascience près je me trouvai bientôt grand personnage. J’avais pour compagnondes princes, des grands seigneurs, des gens de robe, de belles dames, des laidesaussi; des docteurs des prélats des moines, des nonnains, enfin des gens detoute espèce. Les uns en voulaient aux anges, les autres au diable, les autres àleur génie, les autres aux Incubes les autres à la guérison de tous maux, lesautres aux astres, les autres aux secrets de la Divinité, et presque tous à la PierrePhilosophale. Ils demeuraient tous d’accord que ces grands secrets, et surtoutla Pierre Philosophale, sont de difficile recherche et que peu de gens lespossèdent? Mais ils avaient tous en particulier assez bonne opinion d’eux-mêmes, pour se croire du nombre des élus. Heureusement les plus importantsattendaient alors. Avec impatience l’arrivée d’un Allemand grand seigneur etgrand cabaliste, de qui les terres sont vers les frontières de Pologne. Il avaitpromis par lettres aux Enfants des Philosophes, qui sont à Paris, de venir lesvisiter et de passer en France allant en Angleterre J’eus la commission de faireréponse à la lettre de ce grand homme, je lui envoyais la figure de ma nativité’,afin qu’il jugeât si je pouvais aspirer à la suprême sagesse. Ma figure et malettre furent assez heureuses pour l’obliger à me faire l’honneur de me répondreque je serais un des premiers qu’il verrait à Paris; et que si le ciel ne s’yopposait, il ne tiendrait pas à lui que je n’entrasse dans la société des Sages.Pour ménager mon bonheur, j’entretins avec l’illustre Allemand un commercerégulier. Je lui proposais de temps en temps de grands doutes, autant raisonnerque je le pouvais sur les nombres de Pythagore, sur les visions de saint Jean, etsur le premier chapitre de la Genèse. La grandeur des matières le ravissait, ilm’écrivait des merveilles inouïes, et je vis bien que j’avais affaire à un hommede très vigoureuse et très spacieuse imagination. J’en ai soixante ou quatre-
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