LER REDOUTABLE P LO N G E. Andr LAISNEY L E. & l histoire des techniques des sous-marins

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L A P LO N G E L E LER REDOUTABLE E & l histoire des techniques des sous-marins 2 - Le Redoutable Infomer , rue du Breil - CS Rennes Cedex - France Toute reproduction

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L A P LO N G E L E LER REDOUTABLE E & l histoire des techniques des sous-marins 2 - Le Redoutable Infomer , rue du Breil - CS Rennes Cedex - France Toute reproduction ou traduction, même partielle de cet ouvrage est soumise à l autorisation écrite de l éditeur. Andr LAISNEY Le Redoutable - 3 SOUS-MARINS NUCL AIRES L A LANCEURS D ENGINS TYPE LE REDOUTABLE E P LO N G E PRINCIPALES I PA CARACT A C RISTIQUES I S Déplacement En surface t Dimensions Longueur ,0 m Largeur ,60 m Tirant d eau ,00 m Propulsion Nombre d hélice (nucléaire) vitesse supérieure à nœuds Effectif Officiers, Officiers-Mariniers et Équipage hommes Armement Tube lance-torpille Missiles balistiques Réducteur principal 2 Turbo-alternateurs 3 Sas de sauvetage arrière 4 Sas d accès 5 Tube lance-missiles, partie résistante soudée à la coque épaisse 6 Tube lance-missiles, tube interne 7 Gouvernail de plongée avant 8 Poste central de navigation opération 9 Logements offi ciers 10 Sas de sauvetage avant 11 Torpilles 12 Hélices 13 Gouvernail de plongée arrière 14 Gouvernail de direction 15 Moteur électrique auxiliaire de propulsion 16 Turbines de propulsion 17 Poste de conduite de la propulsion 18 Compartiment réacteur-échangeurs (chaufferie nucléaire) 19 Échangeur principal du compartiment réacteur 20 Système de lancement des missiles 21 Logements des offi ciers-mariniers 22 Logement équipage 23 Locaux d hygiène 4 - Le Redoutable Le Redoutable - 5 SOMMAIRE M Principales caractéristiques... 4 Préface... 9 Prologue...11 Découvertes L infi rmerie 15 - Les logements offi ciers 17 - Le carré des offi ciers La Plongée Plongée 45 - Pesée 47 - Surface L énergie Le réacteur 70 - La production d électricité 71 - La batterie 73 - Les diesels-générateurs 82 - L usine électrique 84 - L énergie hydraulique 86 - L air comprimé Les armes tactiques Les armes stratégiques Alerte Habitabilité L intendance Régénération - Ventilation - Conditionnement Eau douce 21 - Organisation générale 23 - L ambiance au carré 24 - On commence l étude La coque Navigation en plongée - Pilotage Première visite à bord Sas passerelle 52 - PCNO La propulsion Les moteurs électriques de propulsion 91 - La propulsion vapeur 95 - Alarme Éclairage Sécurité voie d eau - Sécurité Incendie Silence Retour à l Île Longue Compartimentage 57 - Manœuvre Le système d armes Forme extérieure - coque 58 - La machine Les installations de navigation 37 - Appendices de coque 40 - Ouvertures de coque 61 - Le PCP 63 - Gestion intégrée Les installations de détection Les installations de transmissions Crédits photographiques Postface Le Redoutable - 7 PR FACE AMIRAL BERNARD LOUZEAU PR FACE Yves Carriou Il y a près de quarante ans, la France, sous l impulsion et la volonté du général de Gaulle, choisit une politique de défense fondée sur la dissuasion nucléaire. Pour asseoir cette politique, la décision de constituer des forces nucléaires avec trois composantes est prise et les sous-marins nucléaires lanceurs d engins (SNLE) en seront l élément déterminant. Quel formidable défi pour notre pays! La tâche n est pas mince puisqu il s agit de construire un sous-marin sur lequel sont installés, entre autres, un réacteur nucléaire et des missiles balistiques puis de le faire naviguer. Pendant les années soixante, les ingénieurs et les marins participant au projet Cœlacanthe mettent toute leur énergie et leur enthousiasme à la réussite du programme. Pari gagné, Le Redoutable prendra la mer en juillet 1969 et commencera à assurer sa mission de dissuasion dès le début de l année Depuis lors, les missions opérationnelles des SNLE n ont pas cessé. Pouvait-il en être autrement dans le pays des G. Zédé, Romazzotti et Laubeuf, pionniers de la conception et la construction des sous-marins? Dans son ouvrage très documenté, André Laisney nous fait découvrir le monde étrange et mystérieux, aux yeux des profanes, d un SNLE. Pour agrémenter cette découverte, il imagine un scénario original : lors de sa dernière patrouille en 1991, Le Redoutable recueille un naufragé qui raconte ce qu il a vu et ce qu il a appris auprès de l équipage pendant son séjour forcé à bord. Tous les aspects de la construction et de la mise en œuvre du sous-marin sont abordés avec soin : la coque, la production d énergie, la propulsion, la sécurité plongée, les armes stratégiques et tactiques, la vie à bord etc. Lorsque cela est nécessaire, une petite explication théorique est donnée avec parfois un retour en arrière historique pour montrer comment tel ou tel problème a trouvé une solution satisfaisante au cours du temps. Il faut louer l abondante illustration, bien adaptée, où des schémas clairs et explicites viennent compléter de nombreuses photos. Grâce au récit du naufragé, l auteur nous offre là un ouvrage de connaissances générales sur les sous-marins, instructif et agréable à lire. Cette dernière patrouille ne marque pas la fin du Redoutable. On le sait, dans quelques mois, dans une forme spécialement aménagée, il sera le pôle d attraction de la future cité de la mer de Cherbourg et pourra être ainsi admiré comme témoin d un grand dessein. À sa manière, l ouvrage d André Laisney fait aussi œuvre de mémoire, rappelant combien la construction et l armement des premiers SNLE ont marqué toute une génération d ingénieurs, de techniciens et de marins. 8 - Le Redoutable Le le Redoutable - 9 PROLOGUE T 1991 PROLOGUE O Le Redoutable sortant de la rade de Brest. (APP Brest) La météo marine prévoyait bien un coup de tabac sur la zone, mais l océan est vaste et, l optimisme aidant, j espérais passer à côté. Par précaution, j avais amené la grand-voile et je filais mes six nœuds au cap 70, direction la France. Et rapidement le ciel s est obscurci ; de gros nuages noirs m ont rattrapé et la nuit s est faite brusquement. Le vent forcissait régulièrement et la houle augmentait progressivement d amplitude. Ne voulant pas prendre de risques, j avais affalé le tapecul, dessanglé mon radeau de sauvetage, enclenché le pilote automatique à la cape et m étais réfugié dans la cabine où j avais enfilé ma combinaison de survie. Mon pauvre vieux ketch n était plus alors qu un bouchon sur ces flots déchaînés. Le foc lui assurait une certaine stabilité de marche mais ne résisterait pas longtemps à ce régime. Les paquets de mer, venant de l arrière, claquaient sur le tableau et déferlaient sur le pont. La radio fonctionnant encore, j avais signalé ma situation en donnant ma dernière position. Je n avais, hélas, pas de balise de détresse. Ballotté bord sur bord, je savais que ces tempêtes tropicales ne duraient jamais bien longtemps et il ne me restait qu à attendre que ça passe ou que ça casse. Mais je n étais, à cet instant, guère optimiste sur la suite des événements. Soudain, j ai senti le bateau, soumis à une vague plus forte, faire une embardée et, gîtant de plus en plus, se coucher sur bâbord pour ne plus se relever. Le sort en était jeté mais je suis resté de longues minutes espérant un hypothétique redressement. Ce n est que lorsque l eau a envahi lentement la cabine que j ai compris que tout était terminé. Je me suis jeté à l eau, après avoir largué la dernière sangle retenant le radeau de survie, lequel s est alors gonflé et déployé automatiquement. Embarquer dans le radeau a été mon dernier effort et je suis resté un bon moment avant de reprendre mes esprits, faire le point de la situation et me rappeler comment j en suis arrivé là. Oh! Bien sûr, c était sans doute imprudent de s aventurer sous ces latitudes à cette époque de l année ; mais j aime le risque, et personne, à ma dernière escale à Saint-Barth, ne me l avait franchement déconseillé. Trente-sept ans, ingénieur en génie mécanique, marié et sans enfant, je passe tous mes loisirs à satisfaire ma passion du bateau. Mon épouse ne partageant pas cette passion, la séparation était inéluctable. J ai alors profité d une opportunité offerte par ma société et pris une année sabbatique pour réaliser mon rêve : un périple autour du monde à la voile! Il devait s achever prochainement mais le destin en a décidé autrement Le Redoutable Le Redoutable - 11 Le coup de tabac, en fait la queue du cyclone dont je me suis un peu trop approché, s est maintenant éloigné. La mer est encore très formée mais le ciel est de nouveau clair. Quand la houle le permet, je regarde autour de moi et l horizon est désespérément vide. Il faut attendre! Deux jours et deux nuits ont passé depuis mon naufrage et je n ai aucun moyen de communication. Heureusement, il ne fait pas froid. J ai attaqué mes rations de survie, mais c est l eau qui manquera la première. J entame ma troisième nuit, me réfugiant sous la toile et bercé par la houle. Je dors par brèves périodes car le sifflement du vent me réveille sans arrêt. À chaque fois les différentes périodes de ma vie repassent devant mes yeux : ma jeunesse en Normandie, mes études à Paris, mes stages et ma première entreprise, mon mariage à trentedeux ans, les conflits et les disputes de plus en plus fréquents, l achat de ce ketch qui n a rien arrangé ; toutes les joies, toutes les peines mais aussi tous les espoirs de repartir sur un autre pied. Et puis la situation présente, qui n était pas inéluctable mais qu il me faut accepter. Je me suis assoupi une énième fois après avoir consulté le cadran lumineux de ma montre Trois heures! Mais le subconscient reste en éveil. Un appel me fait sursauter. Je rêve sans doute? Non! Il se répète : - Ohé du radeau! Et en français en plus! Je me redresse difficilement et j ai un grand choc en regardant par-dessus ma toile de protection. Un énorme kiosque de sous-marin est là à quelques mètres de moi, mais on ne voit pratiquement pas de pont. On dirait un gros coléoptère maladroit avec deux petites ailes déployées. Aucun nom ni numéro ne permettent d identifier ce bateau. Des hommes s apprêtent à me recueillir et me lancent un bout. Je l agrippe difficilement et rejoins les mains qui se tendent vers moi. Je suis maintenant sur un pont légèrement immergé, abasourdi et les jambes vacillantes. Mais déjà les hommes m entraînent, en me soutenant sous les bras, vers une porte qui s ouvre dans le kiosque. Ils me font gravir une échelle métallique verticale d une dizaine d échelons. Je distingue d abord plusieurs pieds, avant de me retrouver sur un étroit parquet où je peux me redresser. Bienvenue sur Le Redoutable, me dit un grand gaillard qui, comme ceux qui m ont accueilli sur le pont, est habillé d un parka et la tête couverte d un bonnet de mer. Et là, ça craque, tout bascule. Mes jambes fléchissent et je perds connaissance. J entends encore parler autour de moi ; je sens qu on me transporte et c est le néant 1 CHAPITRE L INFIRMERIE D C O U V E R T E COUVERTES Si ce n était ce léger chuintement, caractéristique d air de ventilation, le silence serait total. En tendant l oreille, il me semble toutefois percevoir un brouhaha lointain venant du plafond? Je suis allongé sur une étroite couchette dans une toute petite pièce peinte de couleur crème. Une porte se trouve à chaque extrémité. Je dégage la couverture et bascule sur le côté. Je suis en slip mais on m a laissé ma montre. Il est treize heures passées! Combien de temps ai-je dormi? La température est douce mais je frissonne un peu. Je pose les pieds sur un sol plastifié et recouvre mes épaules avec la couverture. La porte de droite résiste, mais celle de gauche s ouvre sur un minuscule cabinet de toilette avec lavabo, mais surtout des waters qui me sont fort utiles! Coïncidence ou bruit caractéristique, j ai à peine terminé que l autre porte s ouvre. Un grand gaillard s encadre et me sourit. Ça y est Enfin réveillé? C est un grand blond, d une trentaine d années, les cheveux coupés en brosse et des yeux, d un gris métallique, qui m observent avec curiosité. Il est vêtu d un jean et d une chemise bleue. Un badge est accroché sur sa poitrine, portant un nom et un numéro. J avance de quelques pas et pénètre dans une Un énorme kiosque de sous-marin est là On dirait un gros coléoptère maladroit avec deux petites ailes déployées. (APP Brest-Plisson) Ils me font gravir une échelle métallique verticale d une dizaine d échelons. Je suis. dans une toute petite pièce peinte de couleur crème. (page 14) 12 - Le Redoutable Le Redoutable - 13 Il est maintenant presque quatorze heures. Le docteur me tend une sorte de badge et m explique : Nous sommes sur un nucléaire ; alors, accrochez ce dosimètre sur votre poitrine. Vous devez toujours le garder sur vous, ou à proximité immédiate pendant votre sommeil, jusqu à la fin de la patrouille. Il permettra de contrôler les doses de radiations éventuellement reçues pendant votre séjour. Puis il ajoute : Le commandant doit vous recevoir vers quinze heures. En attendant, Rosec va vous accompagner à la chambre qui vous est destinée. aimerais prendre une douche et me raser. Je ponctue ces dernières paroles en passant la main droite sur une barbe de six jours. Pas de problème, Rosec va vous montrer. Les logements des officiers J accompagne donc mon guide. Nous sortons de l infirmerie, qui donne sur un étroit passage de moins de trois mètres de long, mais dans lequel se trouvent deux portes. L une ouverte, à gauche, me laisse voir deux fois deux couchettes superposées ; l autre, à droite, est fermée. À l extrémité de ce passage, nous tournons à droite dans une longue coursive, guère plus large, mais d une bonne vingtaine de mètres de D C O U V E R T E S Ne soyez pas surpris, vous êtes dans l infirmerie du bord. (page 13) Une longue coursive longitudinale. (Tranche F pont 1) longueur, sans aucun doute longitudinale par rapport au sous-marin. À droite et à gauche, une série de portes, dont certaines ouvertes me laissent deviner d autres postes d équipage. Les cloisons de la coursive sont tapissées de toile plastique. Aucune activité n est actuellement perceptible dans cette partie du bateau. À mi-coursive, nous tournons à droite pour emprunter un escalier, ou plutôt une large échelle de meunier, qui nous amène au pont du dessus. Nous croisons un groupe de jeunes marins habillés du même jean, mais avec un T-shirt gris clair. Sans s arrêter, on tourne à cent quatre-vingts degrés pour gravir une seconde échelle et atteindre un troisième pont. Il est vrai que nous sommes sur un SNLE qui est un gros sous-marin! En haut de l échelle, nous prenons pied sur un grand palier, avec une porte fermée à droite. Tout de suite en face, s ouvre une autre porte qui donne accès à une coursive d une dizaine de mètres que nous empruntons. Dans cette coursive, décorée de panneaux imitant le bois, encore des portes, ouvertes pour la plupart. Moins espacées que dans la précédente, elles semblent donner accès à des chambres individuelles, car certaines sont occupées. À l extrémité, Rosec me montre les douches et, dans une petite coursive perpendiculaire, deux waters et de nombreux placards. Nous tournons enpièce de quatre mètres sur trois peinte de couleurs claires, le parquet étant recouvert d un revêtement en plastique noir. Le centre de la pièce est occupé par un fauteuil ressemblant, en beaucoup plus simple, à ceux des cabinets dentaires. Au-dessus de ce fauteuil, et plaqué contre le plafond, est installé un scialytique. Ne soyez pas surpris, vous êtes dans l infirmerie du bord. À cet instant, un second personnage entre dans la pièce. Vêtu d une blouse blanche, environ trentecinq ans, petit et partiellement chauve, lunettes cerclées d écaille, il fait incontestablement penser à un membre du corps médical. Il me tend la main, en me gratifiant d un large sourire. Alors, remis de vos émotions? Sans répondre à sa question, je ne peux qu enchaîner, en bredouillant, les questions qui m assaillent : C est incroyable! Je suis sur un sous-marin français, par quel miracle? Eh oui! Vous êtes sur Le Redoutable, premier sous-marin nucléaire lanceur d engins français. Le commandant vous racontera les circonstances de votre sauvetage. Je suis le médecin principal Vincent, et voici le maître Rosec, l un des deux infirmiers qui m assistent. Mais, avant tout, je vais vérifier votre état général, car vous êtes inconscient ou endormi depuis plus de vingt-quatre heures. Vous aviez indubitablement besoin de récupérer. Il m invite à prendre place sur le siège et se retourne pour prendre ses instruments sur une table de travail. Il contrôle mes réflexes, vérifie mes yeux, l intérieur de mes oreilles, mes sinus et ma gorge, ausculte mes poumons au stéthoscope et, pour terminer, mesure ma tension artérielle ; c est parfait! Puis il demande : Vous vous sentez bien globalement? Oui, ça va Mais j ai faim! C est une bonne maladie et ça ne m étonne pas. Il se tourne vers l infirmier et lui demande de faire le nécessaire. La porte à peine refermée, il ouvre un placard et en sort quelques vêtements qu il me tend. Mêmes jean et chemise que ceux portés par l infirmier, avec un tricot de corps et un pull bleu marine. N ayant pas très chaud, je les enfile rapidement, réservant à plus tard la question concernant mes propres vêtements. Pendant ce temps, le docteur déplie le siège de dentiste, le transformant ainsi en table. Quelques instants plus tard, l infirmier revient avec un plateau qu il dépose sur cette table. On me propose un repas simple mais copieux que je dévore rapidement..un escalier, ou plutôt une large échelle de meunier. (Tranche F pont 1) la coursive longitudinale des logements des officiers. (Tranche F pont 3) 14 - Le Redoutable Le Redoutable - 15 core une fois à gauche dans une nouvelle coursive longitudinale, moins longue mais plus haute, et dans laquelle débouchent encore des portes. Mon guide ouvre la troisième sur sa gauche. Surprise de ma part, le plancher de la chambre est surélevé d environ quatre-vingts centimètres et il faut gravir trois marches encastrées pour y accéder. Il faudra que je demande le pourquoi de cette disposition? Voilà vos quartiers, on viendra vous chercher quand le commandant voudra vous recevoir. Cette chambre est actuellement inoccupée. La chambre ne fait guère, au sol, plus de deux mètres de long sur un mètre de large, mais est assez haute. L aménagement en est très compact. À droite, une table de travail surmontée d une étagère et d un meuble de rangement et, encastrée sous la table, une chaise. À gauche, un petit lavabo en acier inoxydable, une glace et une étagère puis un placard vertical. Au fond, deux couchettes superposées. La chambre est abondamment éclairée par un plafond alvéolé. Les murs sont tapissés de panneaux de bois et le sol recouvert d une moquette bleue chinée. Je me déshabille entièrement, enfile une sortie-debain et rejoins la douche. Un interrupteur situé sur le chambranle permet d allumer un plafonnier étanche et une patère d accrocher ma sortie-de-bain. La le plancher de la chambre est surélevé. douche, équipée d un distributeur de savon liquide, n a rien d exceptionnel, si ce n est qu elle n est pas grande, et est entièrement peinte en crème. Ressortant de la douche, je regagne la chambre et l observe plus longuement. Tout le mobilier est en bois exotique, ou tout au moins l imite bien. Les couchettes sont équipées, à la tête, d un éclairage et d un diffuseur de musique et, au pied, d une bouche de ventilation. Tous ces accessoires sont encastrés dans la cloison. Elles sont recouvertes de housses en skaï vert et peuvent être isolées par un rideau glissant sur une tringle. Le placard penderie est vide, le bureau est dégagé mais son tiroir contient des accessoires de dessin et d écriture. L étagère du bureau est garnie de quelques livres et de dossiers. Mais, dans l immédiat, c est le lavabo qui est le plus urgent. Sur son étagère sont disposés un nécessaire de rasage et une paire de ciseaux. Je peux donc redonner à mon visage son aspect normal imberbe, ce que je ne faisais pas pendant mes séjours en mer. Ainsi, presque frais et dispos, je peux me rhabiller et attendre le rendez-vous qui ne devrait plus tarder. Je feuillette les livres qui sont, pour la plupart, à caractère technique, dont certa
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