La Plata de los Charcas. Entre frontières et territoires, 1560-1660 ; Gregorio Salinero, à paraître dans les actes : Dinámicas de las fronteras en periodos de conflictos. El imperio español, 1640-1850, Cáceres, 2018

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La Plata de los Charcas. Entre frontières et territoires, 1560-1660 ; Gregorio Salinero, à paraître dans les actes : Dinámicas de las fronteras en periodos de conflictos. El imperio español, 1640-1850, Cáceres, 2018

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   Congreso internacional, Cáceres  Dinámicas de las fronteras en periodos de conflictos. El imperio español, 1640-1850 . 17-19 octobre 2017 ; actes à paraître. Mots clé : Indios ; Indiens ; juges ; Audiencia ; Justice ; La Plata de los Charcas ; Buenos Aires ; Río de la Plata ; frontière ; territoire ; Chiriguanos ; Yuracarés ; Yaguarones ; Payaguas ; Mojos ; Mizque ; río Pisuerga ; Pacoma ; Francisco de Nestares Marín ; Tupi-Guaranis ; Potosí ; Chunchos ; gobernador et adelantado ; juez de comisión ; juicio ejecutivo ; juicio criminal ; pecado nefando ; Kandire L A P LATA DE LOS C HARCAS  E  NTRE FRONTIÈRES Y TERRITOIRE ,   1560-1660 1  Gregorio S ALINERO ( UNIVERSITÉ PARIS 1   P ANTHÉON -S ORBONNE IHMC - ENS ) Suite à une provision de Philippe II en date du 12 juin 1559, le vice-roi du Pérou Diego López de Zúñiga y Velasco, comte de Nievas, fonda le 4 septembre de la même année, l ’Audience et chancellerie royale de la cité de La Plata de la Nouvelle Tolède, province de los Charcas au Pérou . Après de nombreux ajustements territoriaux, la création de l’audience de Buenos Aires, à partir de septembre 1661, réduisit progressivement et pour un temps les régions sur lesquelles s’exerçait l’autorité de La Plata. Son territoire administratif constituait un domaine immense éloigné de Lima,  proche de Potosi et qui surplombait les confins amazoniens de la vice-royauté, depuis Cuzco au nord-ouest jusqu’au Río de la Plata au sud-est. En plus de ses fonctions judiciaires, le nouveau 1  Le texte qui suit, très largement programmatique, s’inscrit dans le cadre des travaux en cours visant à faire une histoire  politique et judiciaire de l’audience de La Plata de los Charcas et de la formation de son territoire. Ils sont menés avec le soutien du programme  Historia de las fronteras en la época moderna , dirigé par Miguel Ángel Melón Jiménez de l’Universidad de Cáceres   tribunal exerçait des fonctions de gouvernement en supervisant l’action des alcades, des juges délégués et des corregidors locaux. Il comprenait un procureur (  fiscal  ) et quatre juges ( auditores ), le vice-roi lui-même pouvant présider l’audience à l’occasion de ses visites. L A LIGNE ,  LES MYTHES ,  L ’ AUDIENCE Il ne fait pas de doute que les limites de l’audience étaient perçues par les auditeurs eux-mêmes à la manière d’une série de régions complexes reliées par des espaces naturels inhospitaliers, et reconnues en tant que territoires d’influence des tribus ennemies. Toutefois, la représentation de la frontière à la manière d’une ligne n’était pas absente de ces domaines. Curieusement, elle a été mobilisée à des époques et pour des espaces sur lesquels on ne pouvait en aucune manière la concrétiser. Paul Claval, analyste du cas nord américain a souligné à quel point la ligne constituait une frontière fictive 2 . Entre les plateaux du sud des Andes et la forêt amazonienne, elle figurait un secteur abstrait et méconnu qui faisait obstacle aux communications entre Charcas et Buenos Aires. Les gouverneurs nouvellement nommés dans ces régions avancées imaginaient régulièrement d’établir une route reliant ces deux pôles du développement ibérique. À cela s’ajoutait l’influence des traités signés entre le Portugal et la Castille pour se partager le monde. Après le traité d’Alcaçovas (1479) et l’établissement d’une ligne est-ouest pour un partage nord-sud du monde, vint le temps des lignes méridiennes partageant le globe en un hémisphère  portugais, à l’est, et un autre espagnol, à l’ouest. D’une part une ligne située d’abord à 100 lieux,  puis à 360 lieux, à l’ouest du Cap Vert selon les bulles Inter Cœtera (1493) et le traité de Tordesillas (1494) pour se partager les domaines atlantique et brésiliens. D’autre part, une ligne anti-méridienne, définie en 1529 lors du traité de Saragosse, et située à 297,5 lieux à l’est des Moluques,  pour délimiter contractuellement, les domaines portugais et espagnols du Pacifique. On se souvient que les experts géographes et marins mobilisés pour l’occasion eurent bien du mal à tracer une ligne dans l’eau. En 1518, suite aux enquêtes de plusieurs autres, le géographe Alonso de Zuazo qui se trouvait à Hispaniola informa Carlos V qu’il n’avait pas de solution pour établir cette división del mundo 3 . Les sciences définissaient les frontières sans parvenir à les localiser. Dans le domaine de l’audience de Charcas, la ligne Atlantique hispano-portugaise s’incarnait avec difficulté en une série de fleuves et de cordillères, le long des ríos Pilcomayo, Bermejo et Paraguay. Une série de régions hostiles plus qu’une ligne. Les autorités d’Asunción, tel le gouverneur Martín de Ledezma Valderrama, s’opiniâtraient à parcourir ces espaces quasi déserts en territoires des Indiens Churumatas, notamment, tout en se plaignant des incursions portugaises qui ne respectaient pas la ligne de Tordesillas 4 . Plus au nord et vers l’est, la ligne portugaise était bien loin des domaines sur lesquels l’audience de Charcas pouvait prétendre exercer son autorité, au-delà des terres des Indiens Tapietés, Chiriguanos, Yuracarés, Yaguarones, Payaguas ou autres Mojos. Comme on le sait, les conflits violents liés à la délimitation de ces frontières durèrent jusqu’à l’époque contemporaine. Les mythes ont une prédilection marquée à se loger dans les espaces frontaliers et à contribuer à en brouiller les limites. Au cours des années 1530, celui de l’Eldorado nidait dans région de Guatavita et au-delà dans la haute vallée de l’Orénoque, au nord de Quito. Sebastián de Benalcazar, entre 1535 et 1546 ; et Francisco de Orellana, jusqu’en 1542, furent les acteurs de cette avancée 2  P. Claval,  La conquête de l’espace américain…   3  A. Brendecke,  Imperium und Empirie…   4  Biblioteca, Archivos Nacionales de Bolivia (ABNB), Correspondencia de la Audiencia de Charcas  (CACH), 917, carta del gobernador, 1/09/1631   vers les frontières intérieures des Andes et de l’Amazonie à la recherche du pays de l’or. Chemin faisant, ce mythe de la frontière avait électrisé les milieux marchands de Séville et notamment les Génois présents en Andalousie. L’image des Amazones, importée du proche Orient, et protectrices de l’or était venu enfler le mythe. On se souvient qu’après s’être saisi de l’Inca Atahualpa, en novembre 1532, les frères Pizarro le rançonnèrent puis embarquèrent à destination de Séville, en 1534, plus de trois tonnes d’or et onze tonnes d’argent sous diverses formes. La nouvelle enflamma l’Europe que le Pérou était le pays de d’or. La fièvre du métal jaune s’étendit ainsi à l’ensemble du  piémont amazonien des Andes. Les forts et les routes de l’empire inca menant vers ces régions du sud andin avaient conduit les Espagnols jusque là : Samaipata, Guapay, Cuscotoro, Escapana… 5  Ceux-ci furent d’abord  persuadés d’avoir poussé leur expansion jusqu’aux frontières de l’Inca, d’avoir atteint la  frontière oubliée  d’un empire vaincu 6 . Mais le domaine incaïque s’avérait plus vaste que prévu. À chaque nouvelle découverte de sites incas le long de ces frontières du piémont, l’espoir renaissait dans l’audience de Charcas de trouver d’autres trésors cachés à porté de main des Espagnols. Ainsi en 1610, quand le gouverneur Diego de Escalante (à qui l’audience avait pourtant interdit toute expédition en territoire indien) découvrit les ruines d’une cité inca sur les terres de Chiriguanos et y fonda une ville espagnole au lieu dit Vallegrande 7 . La découverte et l’imaginaire qu’elle véhiculait  justifiaient le dépassement de la frontière. Les ibériques concevaient les périphéries du domaine de leur expansion en tant que frontières et accolaient ce nom aux présides avancés créés pour contrôler ces aires de contacts : « San Juan de la Frontera de los Chachapoyas » au Pérou, plusieurs fois fondée à l’entrée du territoire des Indiens Chachapoyas, perchés au-dessus de la rivière d’Ultcabamba, au nord du Pérou colonial ; « San Miguel de la Frontera de los Chichimecas » au nord-ouest de Mexico, sur la dangereuse route qui menait vers les mines de Zacateca. Partout, la  frontière de reconnaissance  y dépassait la  frontière d’établissement   dans le domaine religieux, administratif ou politique. Mais dans le même temps, que l’expansion ibérique semblait abolir les frontières du vieux monde par des processus de globalisation et de mondialisation se produisait une fermeture de la péninsule constituée en forteresse contre la Méditerranée musulmane 8 . Cette double dynamique d’expansion territoriale et de fermeture des frontières caractérise aussi le cas andin. À y regarder de plus près, ces nouvelles frontières ibériques chez les autres  ne connurent pas pour autant une dynamique de consolidation continue. À la fin du XVI e  siècle et au début du XVII e  siècle, l’audience de Charcas s’efforçait de contenir la turbulence des Indiens du piémont amazonien. Il ne s’agissait plus d’une course effrénée à la frontière, mais d’une  frontière inversée, à reconstituer sans cesse pour contenir notamment les Chiriguanos. Le corrégidor de la vallée de Mizque (vallée du río Pisuerga), du nom d’un affluent du río Guapay situé à 150 kilomètres au nord de Charcas, affirme, « hay que ponerles frontera » (« il faut leur imposer une frontière »). En 1650, il mettait ainsi en garde un certain Juan de Goday Aguilar, corrégidor de Mizque, qui avait pénétré en territoire des « Indiens de guerre Yumus » dans le secteur des Yungas de Chuquima et Arepucho, dans la juridiction de Pacoma, à la recherche de mines d’or, au risque de provoquer de nouvelles incursions des Chiriguanos contre les positions 5  T. Bouysse Cassagne, « L’espace Aymaras   » 6  Rappelons que l’historiographie a produit un large éventail de notions pour évoquer les frontières, depuis les  frontières vives  jusqu’aux  frontières gelées  en passant par des frontières un temps délaissées, cette dernière notion étant mobilisée  par Andrew Hess pour évoquer la frontière entre Chrétiens de la péninsule Ibérique et Islam du Maghreb ; A. Hess The  Forgotten frontier : a history of the sixteenth-century Ibero-African frontier  . 7  ABNB, CACH, 1610 II-1, carta de Diego de Escalante 8  N. Planas (éd.),  Le lien social revisité…     espagnoles 9 . Les difficultés à imposer l’autorité de l’audience aux Espagnols eux-mêmes, la frontière d’autorité intérieure, pouvaient compromettre la solidité des aires frontalières extérieures. Durant tout le début du XVII e  siècle, la politique de l’audience oscilla entre l’interdiction faite aux Espagnols de s’aventurer au-delà des frontières, l’organisation d’expéditions punitives contre les Indiens de guerre, et l’incitation au conflit entre Indiens eux-mêmes par alliés interposés. Les lettres de auditeurs le répétaient à l’envie : « pour les Espagnols de ces frontières, il convient de fomenter les dissensions (entre Indiens) dans ces terres, ce qui permettra d’installer des populations dans les cordillères » 10 . Les naturels de ces régions étaient loin d’être dupes de ces manœuvres. Aussi, l’audience s’efforçait simultanément d’augmenter la cohérence de son territoire, immense, foisonnant, et de pérenniser la défense des frontières indiennes de celui-ci. Une ordonnance castillane de 1570 précisait : « que les Indes et le royaume de Castille sont une seule couronne, aussi les lois et les manières de gouverner les uns et les autres doivent être les plus semblables possibles… ». La territorialisation des espaces conquis constituait l’un des principaux moteurs de l’expansion ibérique. En tant qu’espaces identitaires et espaces de circulations, les nouveaux territoires contribuaient à la diffusion des modes de vies péninsulaires et se devaient de gagner en homogénéité sur les plans religieux et politique. Une longue vague de rébellions indiennes et de rébellions coloniales avaient ensanglanté les Andes durant les années 1530 à 1560 : soulèvement de Manco Capac en 1536 ; formation de l’État inca insurgé de Vilcabamba en 1537 ; décès de Sairi Capac en 1560 ; apparition du mouvement insurrectionnel du Taqui Ongo en 1565 ; rébellion de Gonzalo Pizarro entre 1544 et 1548, de Sebastián de Castilla, de Egas de Guzmán en 1553 ; et rébellion de Francisco Hernández de Girón en 1553-1554... Aussi, la monarchie devait-elle s’efforcer de répondre par des mesures politiques aux difficultés rencontrées à pacifier la région 11 . D’ailleurs, la fondation de l’audience s’accompagna bientôt d’une série d’enquêtes lancées pour savoir combien de rebelles vivaient encore dans ces secteurs réputés pour être « un pays de traitres », quelle était leur situation économique, et comment s’y comportaient les Indiens ? Ainsi, dans le courant de l’année 1553, cependant que se déroulait le mouvement des Contreras au Guatemala le Conseil des Indes diligenta une enquête sur les affaires judiciaires instruites contre les condamnés du Pérou lors de la rébellion de Gonzalo Pizarro. Plusieurs d’entre eux se trouvaient dans les prisons espagnoles en attendant le résultat de leur appel à la justice péninsulaire ; mais on avait perdu la trace de la majorité de ceux qui avaient déjà été condamnés. En 1556, le maréchal de Camp Alvarado fut envoyé à Charcas pour y enquêter sur ce qu’étaient devenus les hommes de l’insurrection de Francisco Hernández de Girón dont un nombre très réduit avaient été poursuivis. En 1561, cependant que les troupes du roi donnaient la chasse à Lope de Aguirre, le Conseil des Indes commanda une troisième information afin de connaître l’état des poursuites menées contre les insurgés de l’ensemble des rébellions du Pérou 12 . Il fallait assainir la situation politique intérieure. La territorialisation de ces espaces et leur intégration à la vice-royauté passait par une meilleure connaissance de ceux-ci et leur quadrillage par de nouvelles institutions. L’instauration des vice-royautés indiennes n’allait pas de soi 13 . Le gouvernement de ces territoires, éloignés et immenses, pour lequel la couronne semblait donner peu d’instructions, devint 9  ABNB, CACH, 1149, 1650, carta de la audiencia al corregimiento Mizque . 10  «Para los españoles de aquellas fronteras es más conveniente fomentar las disensiones en aquellas parcialidades, así se podría asentar la población, como se ha deseado, en la Cordillera», ABNB, CACH, 743, entrada a los Yuracarés. 11  G. Salinero,  La trahison de Cortés…   12    Procesos… por los corregidores de la Paz y Chachapoyas  ; …  Potosí y Arequipa … ; … Guanuco … 1556, Archivo General de Indias (AGI, Séville), Justicia 487 et  Relación del estado de los procesos que se hicieron … , Patronato 188, R. 29, sf, notamment. 13  E. Schäfer,  El consejo real y supremo de las Indias , t. II   un enjeu sans précédent. Les instructions aux vice-rois soulignaient qu’ils devaient gouverner,  présider la justice sans s’immiscer dans l’activité des audiences, s’informer de la situation et de l’action des ecclésiastiques et veiller à la conservation des Indiens. Pour autant, le caractère symbolique de la fonction, leur appartenance à l’aristocratie, leur manque de compétences  juridiques, et la multiplication des audiences (Lima 1543 ; Santa Fe de Bogota, 1548 ; Plata de los Charcas, 1559 ; Quito, 1563 ; Concepción, 1563 ; et Buenos Aires qui prit donc en charge une  partie du territoire de Charcas en 1661) aboutissaient à faire exercer le gouvernement du Pérou par les juges. Le pays avait mauvaise réputation : entre 1642 et 1659, deux présidents de l’audience moururent avant de s’installer ; un autre déclina le poste ; et le dernier, l’inquisiteur Francisco de  Nestares Marín, dû y demeurer trois années supplémentaires faute de nouveaux candidats. À cet égard, la visite qui dura de 1633 à 1659, conduite par plusieurs commissaires successifs, ainsi que l’action personnelle de Nestares Marín, le dernier d’entre eux, méritent une attention particulière que nous ne pouvons exposer ici. Entre la fondation de l’audience de Charcas et les années 1650 ce ne furent pas cinq visites, mais bien une quinzaine qui se déroulèrent à diverses échelles 14 . À l’exception des travaux de Josep M. Barnadas et de ceux d’Ana María Presta, les synthèses manquent pour comprendre la diversité des sociétés et des territoires de l’audience de Charcas 15 . Pour les XVI e  et XVII e  siècles, les travaux d’histoire politique sont plus rares encore. La majorité d’entre eux concernent le XVIII e  siècle. Citons cependant les très remarquables ouvrages d’Alberto Crespo Rodas, de Scarlett O’Phelan, et plus récemment d’Eugenia Bridikhina 16 . Parmi les travaux qui se penchent sur le gouvernement judiciaire, la petite justice et la formation des territoires, il faut relever ceux de l’équipe de l’Universidad de Rosario et de Darío Barriera 17 . Avec quelques autres, ils marquent une avancée importante dans l’approche de la territorialisation des espaces de l’Amérique coloniale.  La recherche tend à séparer les études portant sur le monde indien de celles sur les colons espagnols et les métis, alors même que l’imbrication de l’histoire de chacun était toujours plus profonde. L’étude des caciques a révélé cette complexité croissante de la vie politique mise en évidence par Laura Escobari de Querejazu et Lolita Gutiérrez Brockington dont le titre de l’ouvrage rapproche diverses catégories, étudiées ici pour le vallée de Mizque. Citons aussi la publication de Máximo Pacheco Balanza sur l’exemple du cacique Yampara, Francisco Aymoro, dans la région de Charcas 18 . Les fonds de Charcas recèlent d’autres cas de caciques mêlés à la vie politique de l’audience et dont l’étude peut être menée à bien. Sur ces aspects, l’essentiel nous semble cependant être de parvenir à une synthèse. Depuis les travaux de William C. Sturtevant, la perception et la dénomination des Indiens par les Espagnols a fait l’objet de nombreuses controverses notamment dans le cadre des discussions de la notion d’ethnogenèse 19 . Dans cette perspective, certains groupes ont été étudiés plus que d’autres 20 . Bien que situés au sud-est du territoire de La Plata, les Calchaquis font de rares apparitions dans les 14  Les remarques d’Ernesto Schäfer sur ce point sont à réviser (  El consejo real y supremo de las Indias , t. III, pp. 135 et suivantes) au moyen des sources de l’Archivo de Indias : Gobierno de Charcas 277  ,  Escribanía   Visitas Audiencia de La  Plata , 862 à 872, notamment 863A-B-C, 864 A-B. 15  J. M. Barnadas, Charcas, 1535-1565… ; A. M. Presta,  Encomienda, familia y negocios en Charcas Colonial…   16  A. Crespo Rodas,  La guerra entre Vicuñas y Vascongados… ; S. O’Phelan, Un siglo de rebeliones anticoloniales… et  De Túpac Amaru a Túpac Catari…  ; et plus récemment d’E. Bridikhina, Theatrum mundi … 17  D. Barriera,  Abrir puertas a la tierra…   18  L. Escobari de Querejazu, Caciques, yanaconas, y extravagantes… ;   L. Gutiérrez Brockington,  Negros, indios y españoles en los Andes orientales…  ; M. Pacheco Balanza,  Entre la legalidad y la legitimidad, el posicionamiento  político del cacique Yampara Francisco Aymoro en Charcas, 1570-1620  ; ajoutons P. A. Revilla Orías,  Esclavitud y  servidumbre afro-indígena en Charcas (La Plata, 1560-1650) . 19  W. C. Sturtevant, «Creek into Seminole», pp. 92-128 ; G. Boccara, «¿Qué es lo ‘etno’ en etnohistoria? La vocación crítica de los estudios etnohistóricos y los nuevos objetos de lucha», pp 37-52. 20  A. M. Lorandi, (dir.), Tucumán Colonial y Charcas… ; Ch. Giudicelli, «Encasillar la frontera. Clasificaciones coloniales y disciplinamiento del espacio en el área diaguito-calchaquí (s. XVI - XVII )».
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