L'Emancipateur n 20 SOMMAIRE. EDITO Mépris, agitation, confusion Explication de texte

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L'Emancipateur n 20 Bulletin du Syndicat Départemental de l'education Nationale du Cantal FERC/CGT Contact Daniel Chèze février 2009 Journal fondé en 1919 par le syndicat

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L'Emancipateur n 20 Bulletin du Syndicat Départemental de l'education Nationale du Cantal FERC/CGT Contact Daniel Chèze février 2009 Journal fondé en 1919 par le syndicat des instituteurs EDITO Mépris, agitation, confusion Explication de texte Il y a en ce moment dans les discours de ceux qui nous dirigent quelques expressions qui tournent en boucle jusqu à la nausée. On nous parle de «pédagogie», mais de quelle pédagogie s agit-il? La pédagogie à l ancienne, celle du maître instruisant les masses incultes? Enfin on va démontrer aux grands enfants que nous sommes que la destruction des services publics, les cadeaux aux entreprises sont nécessaires, que l augmentation des salaires est impossible! Dans le même temps, on multiplie en direction des pédagogues (nous : enseignants, universitaires) les mots d esprits, les petites phrases assassines, pour après s étonner que nous nous sentions méprisés? On nous parle de «bouger les lignes», les bouger à tout prix, et surtout au prix de la réflexion. On multiplie des annonces qui ne sont jamais mises en débat : l uniforme au lycée, les 5000 contrats aidés pour gérer les absences, la suppression de la taxe professionnelle, la réduction à un an du congé parental, etc... Notre ministre en particulier serait-il le ministre de l Agitation Nationale? On nous parle chaque jour de «l urgence d agir», au nom de laquelle on décide sans consulter ceux qui sont concernés. Pourtant quand il s agit de recevoir les syndicats après une grève de grande ampleur, quand il s agit de répondre à une grève générale de trois semaines, on a tout le temps... Dans cette confusion, en temps de crise, d inquiétude grandissante, nous avons besoin de repères clairs, alors enfin, dans un simulacre de démocratie, on «met tout sur la table»! Mais qu est-ce qu on met sur la table? Tout ce qui n y est pas depuis presque deux ans? Nous l avons bien compris, avec ce discours volontariste, on a surtout la volonté de nous exclure du débat. La démocratie, elle est au centre de nos valeurs, c est à nous, responsables, militants, adhérents ou sympathisants, de la faire vivre. Nous devons continuer à discuter, faire réagir, convaincre ceux qui nous entourent, pour nous mobiliser et être plus nombreux encore le 19 mars, pour imposer d autres relations sociales, d autres choix. Jean-Damien Chaumat SOMMAIRE P.1 : édito-dates à retenir P.2 : C.R audience I.A P.3 : suite C.R + enseignement professionnel P.4 : CTPD du 09/02/09 + carte scolaire primaire P.5 : répression lycéenne P.6 : Nouveaux manuels + communiqué de la FAL P.7 : Aide individualisée : désobéissance et sanctions + lettre d un directeur d école P.8 : évaluations nationales P.9 et 10 : Base - Elèves DATES À RETENIR : Mercredi 11 mars 2009 : ½ journée d info. syndicale 1er degré de 9h à 12h à l UD- CGT d Aurillac. Mardi 17 mars 2009 : Conseil syndical départemental de la CGT Educ Action à l UD-CGT d Aurillac Jeudi 19 mars 2009 : Journée interprofessionnelle d action et de grève Jeudi 28 et Vendredi 29 mai 2009 : congrès de l Union Départementale de la CGT (lieu à déterminer) «C est pas à l Elysée, c est pas à Matignon, qu on obtiendra satisfaction. Il faut lutter, se syndiquer» Compagnie Joli môme «ya basta» POUR EN SAVOIR PLUS : Site national : / Site régional : 1 COMPTE-RENDU de l audience avec l Inspecteur d Académie du 02 février 2009 Présents : Mr Gilardot (Inspecteur d Académie)-Mr Foselle (Secrétaire Général de l IA) Mr Cheze (PLP)- Mr Chaumat (Agrégé)-Mr Rouchet (PE)-Mme Benoit (S.A.S.U) En préambule, l IA a apprécié l ordre du jour détaillé que nous avons proposé et souhaité la clarté dans nos échanges. L entretien a été courtois, nous avons pu aborder et argumenter tous les points que nous avions listés. Réformes en cours : LP : L IA estime qu une création de CAP à Murat représente une compensation à la suppression des classes de BEP. La vigilance sera nécessaire dans les orientations en fin de 3 ème, pour éviter d envoyer en BAC PRO les élèves qui n en n ont pas les capacités. Les élèves de 3 ème DP6 seront orientés en CAP. Notre commentaire : Avec la disparition du BEP, un bon nombre d élèves sortira du système éducatif sans diplôme. Nous avons une crainte sur le devenir des bacs STI, qu il a confirmée. Lycée : L IA partage notre constat du manque de concertation dans la réforme qui était prévue. 1 er degré : la semaine de 24 h. Nous faisons part de nos inquiétudes : diminution de 2 h dont une matinée en moins, mise en place de l aide individualisée et suppression des RASED, journées trop chargées pour les enfants en difficulté. La réponse de l IA : Les programmes sont calibrés pour 24 h, les fondamentaux sont revalorisés. Notre commentaire : le ministre a affirmé que les programmes étaient plus ambitieux, ce qui a été confirmé par le niveau des évaluations de CM2. Il reconnaît qu en répartissant les 24 h sur 4 jours, l aide est difficile à organiser. Il rappelle la possibilité d utiliser le mercredi. Il semble qu il soit déjà au courant du projet de retour à la semaine de 4,5 jours. Notre commentaire : Il fallait demander une dérogation, laquelle n a pas toujours été acceptée ; Il défend le nouveau système qui prévoit deux phases de prise en compte de la difficulté scolaire, aide puis si nécessaire intervention du RASED. Il rappelle que l année prochaine, 8 personnes du RASED seront sédentarisées dans le Cantal, dont 7 postes G gelés, et un poste de maître E de l école des frères Delmas qui sera transféré. Mise en place des EPEP : Il n a pas d informations sur ce sujet : aucune date n est fixée, aucun décret n est paru. Il n y aura obligation qu à partir de 15 classes, aucune expérimentation de prévue dans le Cantal. Le schéma prospectif en primaire : Nous lui rappelons que nous avions condamné ce document à sa sortie. Nous l avions considéré comme un outil pour justifier la fermeture des écoles à classe unique et la création des EPEP par les regroupements cantonaux. La réponse de l IA : Le document qui a conduit à la crise de l année dernière n était qu un document de travail (intitulé comme tel) et a été pris comme une décision arrêtée. Aussi il reprend le schéma prospectif à zéro. Son principe est de rencontrer les communautés de communes. Cela lui permet de prendre connaissance du développement économique et démographique des communes, qui sera mis en relation avec la carte scolaire. Il a déjà rencontré l association des maires, et a écrit avec le préfet un courrier commun aux maires : le schéma sera co-rédigé par l IA et les maires. Il affirme qu il n y aura pas de création d écoles de Cantons (ou de secteurs) comme nous le craignions. Il estime nécessaire de préserver une vie au niveau des communes. En revanche, il veut renforcer les RPI. Il estime qu «il est de la responsabilité des maires de faire le nécessaire pour garder les élèves de la commune dans leur école, et d éviter la tendance naturelle à la concentration» (il dénonce un paradoxe : il constate que certains parents inscrivent leurs enfants dans d autres communes, 2 et que trop souvent les maires ne s en préoccupent pas : il demande ensuite logiquement des fermetures, alors qu il y aurait suffisamment d enfants de la commune pour remplir ces classes). La fermeture du collège de Saint-Martin Valmeroux : Nous dénonçons l absence de volonté de scolariser des enfants dans ce collège, et suspectons l administration d avoir incité les familles à trouver d autres solutions. L IA explique que lorsqu il est arrivé en début d année, il a fait inscrire de droit les 7 dossiers qui étaient en suspens. Le T.A avait décidé le retour au statut d EPLE, ce qui signifie pour lui le retour dans le droit commun du collège. L IG a demandé l arrêt de l expérimentation. Il a demandé en début d année qu un nouveau projet soit défini, et que l équipe soit complétée en conséquence ; un point était prévu en janvier, le Conseil Général finançait des travaux. L IA s est déplacé au collège pour ce point : il a constaté que pas grand chose n avait été fait (baisse de l effectif, 34 inscrits au lieu de 42 à la rentrée, projet non fait, équipe pas stabilisée). C est pourquoi il a décidé la fermeture. Les 7 élèves originaires de Saint Martin iront à Mauriac. Notre commentaire : Les collègues de Saint Martin ont-ils vraiment eu les moyens de mettre en place un nouveau projet? Fermeture de l IUFM : L IA n a rencontré ni la direction de l IUFM, ni la direction de l Université. Il a entendu parler du projet de suppression de l antenne d Aurillac par les élus, la presse et la banderole! Il rappelle que la Mastérisation prévue en 2010 devrait conduire à la suppression de tous les IUFM, et s étonne des rumeurs qui veulent que certains IUFM soient préservés. Soutien scolaire ; «désobéissance» : Il justifie le courrier qu il a adressé aux PE. Il rappelle que la loi est la même pour tout le monde. Ceux qui désobéissent ostensiblement méritent sanction (retrait de salaire). La lettre est un rappel à l ordre. Pour ceux qui continueront, la sanction sera rétroactive à dater du début de la désobéissance. Il ira jusqu au bout. Nous lui rappelons que chaque fois que des fonctionnaires ont refusé de se soumettre aux directives de leur hiérarchie, cela traduisait un profond malaise, qu il fallait en chercher les causes, que la répression seule ne réglait rien. ENSEIGNEMENT PROFESSIONNEL LE FLOU La mise en place de la réforme «bac pro 3 ans» se fait elle aussi dans la précipitation avec souvent des annonces contradictoires sur les nouveaux programmes et le déroulement des examens. Même nos IEN sont souvent pris de court car leurs directives changent parfois tous les trois mois. Il est difficile d obtenir des informations fiables, le ministre ne communique qu avec les organisations syndicales signataires du protocole d accord (SNETAA et SGEN-CFDT). Les nouvelles grilles horaires montrent une perte de 30% à 35% des enseignements par rapport au cursus BEP + Bac pro 2 ans. On passe de quatre à trois ans de formation. De plus ces horaires sont globalisés sur les trois années. Pas d indication précise sur les dédoublements. Dès la rentrée 2009 certaines divisions seront regroupées pour atteindre 35 élèves par classe. Il est difficile de faire une projection exacte sur les postes d autant plus qu un volant d heures est confié à la gestion autonome des établissements. Le volume des heures supplémentaires est en augmentation. Le risque pour les PLP est de voir leur service annualisé. Les effets de cette réforme sur les postes sera surtout visible à partir de 2011 quand tous les BEP et bac pro 2 ans auront disparu. Ceux qui prétendent avoir sauvé l enseignement professionnel en cautionnant cette réforme changeront vite d avis. La CGT, avec les organisations non signataires appelle l ensemble des collègues à se mobiliser pour l abandon de cette réforme et à refuser les DHG dans les conseils d administration. D. CHEZE Dernière minute : le décret sur la voie professionnelle est paru le 10 février Le Comité Technique Paritaire Départemental s était réuni lundi 9 février 2009 pour dresser les premiers contours de la carte scolaire du Cantal. PREMIER DEGRE Suppression de 10 postes: 8 postes RASED (Réseaux d aides spécialisées aux élèves en difficulté) et 2 postes MAD (mise à disposition). Ces postes sont rendus au ministère et il faut savoir que pour faire face aux ouvertures nécessaires dans le département l administration ferme un nombre important de classes (une trentaine environ). D autre part la constante est la fermeture des postes où les enseignants n ont pas d élèves (MAD postes de RASED...). La menace de fermeture qui pèse sur les postes de types : classes de mer, OCCE, CDDP, CPIE met également en difficultés les associations qui gèrent ces structures même si le ministère a soit disant prévu une aide financière. Les représentants syndicaux du personnel ont contesté ce projet de carte scolaire, notamment la disparition des postes RASED et des MAD qui ne ce justifie en aucune manière sauf celle annoncée par Mr Darcos : faire des économies. Pour la CGT Educ action la fermeture d un poste «gelé» est bien une suppression. SECOND DEGRE Dans le cadre de la DGH (dotation globale horaire) ce sont six classes qui disparaîtront à la rentrée Pour la CGT Educ action il est inacceptable que la dotation globale horaire ( DGH) du collège de Saint Martin-Valmeroux soit de zéro. La conséquence est la fermeture de ce collège ( qui avait le mérite d accueillir des élèves en totale rupture scolaire ). C est «un premier verrou qui saute et qui fait peser la crainte sur beaucoup d autres petits établissements». La CGT seule a voté contre cette fermeture. CANTAL primaire encore 6 communes à rayer de la CARTE SCOLAIRE Le Cantal qui vient de se doter à grands frais d un nouveau logo pour accueillir «des» populations nouvelles (Thierry Lhermite et Cie) et qui a déjà plus de la moitié de ses communes sans école, doit encore, d après les projets de l I.A. (budget anti-services publics (voté par tous «nos» zélés élus) oblige, vit encore au dessus de ses moyens. Cézens, St-Etienne-de-Chomeil, Brezons, St-Bonnet-de-Condat, Clavières, St-Bonnet-de- Salers et Mouret de Chalinargues n auront plus d école ; La-Chapelle-Laurent et St-Poncy, Quézac, Menet, Parlan, Paulhac, Cassaniouze, Trizac, Vebret, Yolet seront fragilisées par les fermetures de classes. Avez-vous remarqué que ce sont bien sûr les écoles rurales qui payent le plus lourd tribut. Ce ne sont pas les ouvertures à Prunet, Carlat (confirmation) ou Leynhac (1/2) qui vont inverser la tendance. Sur Aurillac, - 3 (dont 1 maître E), St-Flour, + 3 ½ (dont 2 spécialisés et 2/4 décharges directions), Lanobre, - 1 ¼, St-Mamet, + 1, sans oublier les suppressions de postes spécialisés (½ IME Mauriac, 7 maîtres G), de mis à disposition, d un maître formateur et d un modulateur (même si l IUFM est maintenu) Totjorn la meteissa istòria de pas pro d escolans e jamai la vertadièira qu es sonca economica de mudança de las cargas de l Estat subre las comunas e las colectivitats localas. La resulta es totjorn mai de km pels dròlles (45 min pels enfants de St-Etienne-de-Chomeil per exemple) e mai de trabalh pels mèstres de las classas que demòran. E per de que pas barrar les vilatges tanben coma s es jà vist dins la Romania de Ceuscescu? E per las escòlas qu an encara tròp de monde, classa lo matin per la meitat e la prangèira pels autres! quò podriá faire un bocin d esparnha non? O alèra, coma per la Pòsta, faire fondar per las comunas d agencias escolarias amb una petiòta ajuda e fai tirar. Segur que los EPEP semblaràn lèu una solucion de las melhoras per parar lo servici public a la campanha. Lo Patrick. 4 REPRESSION LYCEENNE Chaque fois que les lycéens manifestent c est la même chose, ils subissent des pressions voire des menaces de certains chefs d établissements. A croire que nos jeunes dans la rue, ça affole nos dirigeants. «Vous n avez pas le droit de grève, vous n êtes pas salariés. Vous avez bien le droit de manifester mais avec autorisation des parents» leur explique t-on dans le meilleur des cas. Un établissement du Puy de Dôme a même fait appel à des vigiles pour garder le lycée par peur de?? A Aurillac un proviseur a exclu deux jours les élèves qui avaient manifesté le jour de l appel national malgré ses recommandations et ses explications sur le bien fondé de la réforme ; exercice pédagogique qui ne les a pas convaincus. Quand un proviseur empêche les élèves de manifester c est de «l éducation à la citoyenneté». Quand un syndicat s adresse à eux ou leur permet de tirer un tract, c est de la «récupération». (sic) Nous publions la réaction d une famille ainsi que, à leur demande, le courrier du proviseur annonçant les sanctions.. «ON CASSE DU LYCEEN» Répression sans sommation pour les élèves manifestants le 18 décembre 2008 : deux jours d exclusion pour soixante d entre eux. En tant que parents d élève nous tenons à diffuser la lettre qui nous a été adressée par le proviseur et à exprimer notre ressentiment Pour nous il s agit d une triste illustration de la politique répressive actuelle qui sévit même dans les établissements scolaires de façon à museler le plus tôt possible tout mouvement contestataire ; donc toute expression de notre jeunesse. En manifestant pour leur avenir nos enfants ne se montrent-ils pas plus citoyens responsables que ceux qui nous gouvernent et que certains qui ont en charge leur éducation scolaire? Rappelons une citation de X. Darcos sur RTL le 19 novembre 2008 : «J ai envie de dire à ceux qui font la grève qu il faut qu ils fassent attention parce que le Monde, la France avancent plus vite que les cortèges» Nous voulons lui répondre : «Méfiez vous Monsieur le Ministre, rien ne peut arrêter la détermination des jeunes en colère ; souvenez vous du CPE!»... LE PROVISEUR Madame, monsieur, Aux parents d élèves Nous avons constaté l absence de votre enfant à plusieurs cours jeudi 18 décembre Ce jour Ià quelques élèves n ont pas voulu regagner leurs cours après la récréation de 10 heures au motif «de la réforme du ministre.» J ai expliqué à certains d entre eux qu ils n étaient pas concernés par la réforme de la classe de seconde générale et technologique, et que Monsieur DARCOS avait repoussé l examen de celle-ci. J ai affiché la note ministérielle. Je les ai mis également en garde sur l inobservation du règlement intérieur Toutes les classes ont alors regagné leurs salles où elles ont été accueillies par leurs professeurs. A 10heures 3Omn votre enfant est ressorti et a enjambé le mur d enceinte de l établissement malgré nos injonctions. Sachez que tous les personnels du lycée, sont très attentif à la sécurité et feront le maximum pour éviter tout incident,tout en restant ferme sur les principes du règlement intérieur que vous avez accepté lors de l inscription. En conséquence cette sortie sans autorisation est sanctionnée par deux jours d exciusion lundi 12 et mardi 13 janvier 2009 Je vous remercie de la part que vous prenez à nos côtés pour faire en sorte que nos jeunes deviennent des citoyens responsables et respectueux des règies de vie au sein du lycée. Je vous prie de croire à l expression de mes respectueuses salutations. Aurillac le 18 décembre NOUVEAUX PROGRAMMES = NOUVEAUX MANUELS SCOLAIRES???? Vous avez peut-être reçu comme moi un courrier du syndicat? Mais non, du SNE, le syndicat national de l'édition (groupe des éditeurs scolaires: Hachette, Flammarion, Albin Michel, Belin, Retz... Que nous veulent ces «messieurs»? Qu'on leur serve de relais auprès des mairies pour leur faire consentir «un effort exceptionnel à répartir sans doute sur 2 ou 3 ans» afin d' «équiper chaque élève en manuels scolaires conformes aux programmes». La dépense moyenne estimée étant «aux alentours de 27 par élève en cycle 2 et 50 en cycle 3», «budget manuels uniquement, hors fournitures scolaires» tiennent-ils à préciser! Pourquoi cet effort? Parce-que la réforme décidée par le ministère de l'éducation nationale étant «ambitieuse quant à la prévention de l'échec scolaire, elle crée de fortes attentes chez nombre de parents d'élèves». L'enquête TNS-SOFRES auprès de 1400 parents citée par ce courrier, explique que 74% des parents informés «sont plutôt d'accord ou complètement d'accord avec cette réforme» et que «80% (90% pour les parents ayant des revenus modestes!) jugent indispensables d'avoir des livres scolaires conformes aux programmes.» Mais l'école française est sinistrée en matière d'équipement en manuels scolaires: «un des plus faibles investissements des pays de l'ocde». «Plus de 60% des parents utilisent quasi quotidiennement un manuel avec leur enfant» mais «donnée préoccupante, 20% des parents signalent que leur enfant n'a pas de manuel (10% en 2003)». Les professeurs des écoles sont d'accords: (sondage déjà cité, auprès de 1000 profs) «60% des enseignants déclarent avoir besoin d'acquérir des manuels scolaires pour mettre en oeuvre avec succès la réforme des programmes du primaire». On a même droi
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