INFLUENCE DU POIDS D ABATTAGE ET DU SEXE SUR LES PERFORMANCES DE BOUCHERIE DES AGNEAUX ISSUS DU CROISEMENT MANCHEGO RASA ARAGONESA

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INFLUENCE DU POIDS D ABATTAGE ET DU SEXE SUR LES PERFORMANCES DE BOUCHERIE DES AGNEAUX ISSUS DU CROISEMENT MANCHEGO RASA ARAGONESA F. ColomerRocher, M. EspejoDiaz To cite this version: F. ColomerRocher,

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INFLUENCE DU POIDS D ABATTAGE ET DU SEXE SUR LES PERFORMANCES DE BOUCHERIE DES AGNEAUX ISSUS DU CROISEMENT MANCHEGO RASA ARAGONESA F. ColomerRocher, M. EspejoDiaz To cite this version: F. ColomerRocher, M. EspejoDiaz. INFLUENCE DU POIDS D ABATTAGE ET DU SEXE SUR LES PERFORMANCES DE BOUCHERIE DES AGNEAUX ISSUS DU CROISEMENT MANCHEGO RASA ARAGONESA. Annales de zootechnie, INRA/EDP Sciences, 1972, 21 (3), pp hal HAL Id: hal https://hal.archivesouvertes.fr/hal Submitted on 1 Jan 1972 HAL is a multidisciplinary open access archive for the deposit and dissemination of scientific research documents, whether they are published or not. The documents may come from teaching and research institutions in France or abroad, or from public or private research centers. L archive ouverte pluridisciplinaire HAL, est destinée au dépôt et à la diffusion de documents scientifiques de niveau recherche, publiés ou non, émanant des établissements d enseignement et de recherche français ou étrangers, des laboratoires publics ou privés. INFLUENCE DU POIDS D ABATTAGE ET DU SEXE SUR LES PERFORMANCES DE BOUCHERIE DES AGNEAUX ISSUS DU CROISEMENT MANCHEGO RASA ARAGONESA F. COLOMERROCHER M. ESPEJODIAZ De!avtamevcto de Pvoduccidn Animal, Centro de Investigaciôn y Desarrollo Agrario del Ebro, Apartado 202, Zaragoza Espagne RÉSUMÉ Soixante agneaux issus d un croisement Manchego X Rasa Ai,agomesa ont été répartis en six lots de 10 animaux : 3 lots par sexe (mâles et femelles) constitués en fonction du poids à l abattage (22 kg, 26 kg et 30 kg). Tous les animaux ont été élevés dans des conditions identiques. On a étudié la croissance des agneaux et le rendement, l état d engraissement, la conformation et l importance des morceaux de découpe des carcasses. Du fait de la meilleure précocité des femelles pour le type de croisement étudié, dans les conditions d élevage envisagées, et en vue de la production de carcasses lourdes, leur poids optimum d abattage se situe à 26 kg, tandis qu on peut atteindre des poids supérieurs à 30 kg pour les mâles. I. INTRODUCTION Sur le marché de la viande ovine, on constate une évolution générale de la demande vers des carcasses lourdes et bien conformées. Ainsi en France, le poids optimum se situe entre 15 et 18 kg (FLAMANT et BOCC APD, 19 66) et au RoyaumeUni entre 15 et 24 kg (L UCAS, 1971 ). Le marché des U. S. A. exige, quant à lui, des carcasses d un poids supérieur à 25 kg (I,n MBUTH KEMP et GWMP, rg 7o). Par contre, dans les régions méditerranéennes et dans le cas précis de l Espagne, la demande a orienté jusqu à présent la production vers des carcasses légères, selon la croyance, à notre avis injustifiée, que la qualité de la carcasse est fonction, exclusivement, de son poids. Les conséquences de cette situation, sur le volume de la production de viande ovine espagnole et la situation du marché, ont été discutées par SANCHE z B ;r,De (zg7o). MATÉRIEL 40C. Pour raisonner un programme de production de carcasses lourdes, permettant l augmentation de la production de viande d agneau sans variation de l effectif du cheptel ovin, de nombreux travaux portant sur la croissance et le développement des agneaux et leurs effets sur les caractéristiques des carcasses sont intéressants à considérer. Ainsi, PALSSON et VERGES (1952 ) ont étudié les effets du niveau d alimentation, BOCARD et DUPLAN (ig6i) de la vitesse de croissance, DE SVI GNES, CATIN VIDAL et POLY(19 66) et FLAMANT, CATT IN V IDAL et Po!,Y (19 67) de la race, C!,Axx;~ et Me MEE KAN(1952 ) du sexe, et KE MP et al. (1970 ) de la castration. Dans le cadre d un travail sur la production d agneaux de boucherie par des brebis aragonaises (en race pure ou en croisement), nous étudions pour notre part l effet du poids à l abattage, en fonction du sexe, sur les qualités bouchères des carcasses (conformation et état d engraissement). II. ET MÉTHODES L étude porte sur 60 agneaux (30 ntâles entiers et 30 femelles) nés simples et de brebis adultes Rasa Avagonesa (1) saillies par des béliers de race pure Manchega. Avec les agneaux de chaque sexe on a constitué au hasard, au cours du premier mois après la naissance, trois lots de 10 animaux destinés à être abattus respectivement à 22, 26 et 30 kg. Les agneaux ont été élevés avec leur mère en stabulation permanente et ont été sèvres au poids de 22 kg. Chaque lot (sexe X poids d abattage) a été conduit et alimenté séparément, mais de façon identique, de l a.gnelage à l abattage des agneaux. Pendant la période d allaitement, on a distribué une ration journalière correspondant aux quantités moyennes suivantes par brebis : paille goo g, foin de luzerne 800 g, aliment concentré commercial 300 g, orge 200 g, et complément minéral 10 g (soit o, 95 UF et 132 g MAD). En outre, les agneaux ont reçu, en moyenne, 200 g de foin de luzerne par tête et ont eu accès, à volonté, avant et après le sevrage, à un aliment concentré commercial distribué en auge (17 p. ioo de protéine brute) : les quantités consommées ont été mesurées globalement pour chaque lot. Les agneaux furent pesés à la naissance, puis chaque semaine, jusqu à la fin de l expérience. Les abattages sont intervenus dans l aprèsmidi du jour de la pesée hebdomadaire pour les animaux atteignant le poids correspondant à leur lot, et dans un abattoir situé à 1km de la bergerie. La durée du jeûne a été de huit heures. Les carcasses, comprenant les reins et la graisse périrénale, furent pesées à chaud et à froid, 24 heures après réfrigération en chambre froide à Sur la carcasse froide suspendue par les jarrets et en maintenant un écartement constant de tz, 5 cm entre les métatarses, on a effectué les mesures F, G, Wr, K et Th (proposées par PALSSON, 1939 et décrites à nouveau par BOCCARD, DUMONT et PEYRON, i961) qui permettent d avoir une appréciation objective de la conformation de la carcasse. Au moment de l abattage, le sang, la peau et tous les organes du cinquième quartier furent pesés après le vidage du contenu du tube digestif. Le poids vif vide a été estimé par addition, au poids de la carcasse chaude, du poids des organes, de la peau et du sang. L état d engraissement a été estimé par le poids froid de la graisse mésentérique, périrénale et pelvienne et par l épaisseur de la graisse de couverture dans le prolongement de l axe le plus court du longissimus dovsi au niveau de la première vertèbre lombaire (mesure C) et au niveau de la première vertèbre sacrée (mesure C ). Les moitiés gauche des carcasses obtenues par section longitudinale ont été découpées d après la découpe traditionnelle d Aragon, schématisée figure 1. Afin de faciliter la compréhension du texte, nous avons donné la traduction française des termes espagnols, bien que les bases anatomiques des morceaux des découpes aragonaise et française ne soient pas toujours identiques. ( ) La race Rasa Aragonesa est une race rustique de petit format dont le poids des brebis adultes varie de 30 à q5 kg et celui des béliers de 45 à 70 kg. La race Manchega est plus lourde (40 à 70 l:g pour les brebis et 60 à HO kg pour les béliers). poids Croissance RÉSULTATS Le rendement commercial a été calculé par le rapport du poids de la carcasse froide au poids vif en bergerie et le rendement vrai par le rapport du poids de la carcasse chaude au poids vif vide estimé. Chacun des critères mesurés a été analysé selon une analyse de variance équilibrée tient compte du sexe (mâle ou femelle), du traitement (lots d abattage à 22, 26 ou 3o kg) leur interaction. où l on et de III. ET DISCUSSION Pour chacun des critères étudiés, on n observe pas d interaction significative entre le poids à l abattage et le sexe, sauf pour l âge à l abattage. En conséquence, les cellules!c sexe à l abattage n comprenant un nombre égal d animaux, nous discutons les résultats concernant l influence du sexe indépendamment du poids à l abattage, et ceux relatifs à l influence du poids à l abattage sans tenir compte du sexe. 1. et consommation d aliments Les courbes de croissance des animaux abattus à 30 kg sont représentées dans la figure 2 où on observe que les agneaux mâles présentent une croissance constante jusqu à ce poids. Celle des femelles, pratiquement égale à celle des mâles jusqu à l âge d un mois, devient plus faible ensuite. Le ralentissement de la croissance des femelles est particulièrement sensible (P 0,05 ) à partir du poids vif de 22 kg et de l âge de 80 jours, ce qui semble être dû à la plus grande précocité des femelles. Corrélativement, le temps nécessaire pour atteindre le poids vif de 30 kg a été nettement plus long chez les femelles que chez les mâles (21 jours, différence hautement significative, tabl. i). Plusieurs auteurs (P ALSSON et VERGES, zg5 2; DESVI GNES, CATTIN VIDAL et POLY, zg66 ; FLAMANT, CnTTrNViDAr, et POLY, 1967) ont aussi constaté qu une plus grande précocité physiologique, manifestée ici sur les femelles par un ralen Évolution tissement de la croissance, s accompagne aussi d un dépôt de tissus adipeux plus important pour un même poids vif, et d une consommation plus élevée en énergie pour obtenir le même poids des carcasses. De même, dans notre expérience, les femelles ont consommé une quantité d aliment plus importante que les mâles (tabl. 2) pour atteindre le même poids de carcasse. Les résultats rapportés dans le paragraphe suivant montrent aussi un plus grand développement des tissus adipeux des carcasses femelles, à poids égal. 2. des organes et des dépôts adipeux Le poids des organes étudiés (tabl. 3) augmente avec le poids à l abattage. Il est également plus élevé chez les mâles que chez les femelles, à l exception du gros intestin et du mésentère. Les réservoirs gastriques, l intestin grêle et le gros intestin présentent une augmentation de poids linéaire en fonction du poids à l abattage ; néanmoins, l augmentation du poids de l intestin grêle entre 22 et 30 kg de poids vif est faible. Ceci semble indiquer que cet organe s est développé, avant 22 kg de poids vif, plus rapidement que les autres organes. Le sexe a eu une grande influence sur le développement de l ensemble du système digestif (P 0,01 ). Les dépôts adipeux des femelles (tabl. 4) ont été supérieurs à ceux des mâles, à partir de 22 kg de poids vif (P 0,01 ). Les dépôts adipeux augmentent avec le poids à l abattage, particulièrement chez les femelles à partir de 26 kg (8o5 g de graisse mésentérique et yg g de graisse périrénale et pelvienne, à 30 kg de poids vif). Tandis que chez les mâles, ces dépôts adipeux restent presque inchangés entre 26 et 30 kg. Le poids de l os du canon permet d estimer l importance du tissu osseux de la carcasse (BOCC ARD, DuMONT et PE YRON, 195 8). Dans notre expérience, le poids du canon a augmenté avec le poids à l abattage (33, 6 g, 34,4 g, 37,4 g à 22, 26 et 30 kg) et il est plus important chez les mâles que chez les femelles (36, 4 et 33,8 g), ce qui indique que dans les limites des poids étudiés, le squelette continue à se développer. Une part importante du gain de poids entre 26 et 30 kg est donc constituée chez les femelles par un développement du tissu adipeux alors que chez les mâles, les tissus musculaires et osseux sont les principaux concernés. Ces observations sont en parfait accord avec les résultats des travaux de FOURI E, KIR TON et JURY (197 o) qui Caractéristiques calculent des coefficients d allométrie significativement différents entre sexes pour chacun des 3 tissus, adipeux, musculaire et osseux, les coefficients du tissu adipeux étant supérieurs pour les agneaux femelles et ceux des tissus musculaire et osseux plus élevés pour les mâles. 3. des carcasses a) Rendements. Le rendement commercial a été de 48,6 p. 100 chez les mâles et de 5r,o8 p. 100 chez les femelles, les rendements vrais étant respectivement de 59,5 0 p. 100 et 61,20 p. 100 (P O,OI ; tabl. 5). Les différences dans le contenu du tractus digestif, dans l importance du cinquième quartier et dans les pertes par réfrigération des carcasses (K IRTON et BARTON, 19 62) expliquent les variations de rendement entre sexes. En effet, la figure 3 montre bien la masse respective des composants principaux du poids vif des agneaux mâles et femelles abattus. Ainsi, les pertes par transport et jeûne sont de 6, 04 p. ioo chez les femelles et de 5,04 p. IOO seulement chez les mâles. Cette différence, ajoutée à celle qui existait au départ de la bergerie (fréquence hebdomadaire des abattages et croissance plus élevée des mâles), fait que le poids des mâles est plus élevé avant l abattage (P 0,05 ) Mais le contenu du tube digestif étant plus important chez les mâles que chez les femelles, le poids vif vide est identique pour les 2 sexes. Les femelles possèdent un cinquième quartier moins développé que chez les mâles et en conséquence, leur carcasse chaude est plus lourde. Comme les pertes par réfrigération de ces carcasses sont inférieures à cause de leur plus grand état d engrais sement, les différences de poids observées entre les carcasses froides sont encore plus importantes, ce qui explique le rendement plus élevé des femelles. Aucune variation du rendement n est observée en liaison avec le poids d abattage, l augmentation du cinquième quartier ayant été proportionnelle à l accroissement du poids des carcasses. b) Mesures sur les carcasses. Toutes les mesures obtenues, à l exception de K, ont augmenté avec le poids à l abattage (tabl. 6), l augmentation longitudinale et volumique étant essentiellement fonction de l accroissement de poids (B RODY, I945)! La mesure F croît peu par rapport aux autres mesures : l augmentation en longueur des os du gigot est compensée surtout par des dépôts graisseux et aussi par l épaississement des plans musculaires dans la région périnéale (B OCCARD et al., I(!6I ; BOCC ARD, DUMONT et PEYRON, I(!64). La conformation des carcasses peut être chiffrée à l aide des relations proposées par CI,ARx! et Me MEE KAN(1952 ) : une carcasse bien conformée doit être compacte et courte. Or, le tableau 6 montre que l indice de compacité du gigot (G/F), l indice de rondeur de la poitrine (Wr/Th) et la relation profondeur/longueur (Th/K) augmentent avec le poids de la carcasse, tandis que la relation longueur/largeur (K/G) et profondeur/largeur (Th/H) diminuent. Ceci signifie donc qu avec l augmentation de poids les carcasses deviennent mieux conformées. On admet généralement qu il existe une relation entre la conformation et l état d engraissement des carcasses. Cependant, on n observe pas ici de différences, pour des carcasses de même poids, entre les mâles et les femelles pourtant plus grasses. c) Morceaux de découpe. Le tableau 7 montre les effets du sexe et du poids à l abattage sur les morceaux de la moitié gauche de la carcasse, d une part en valeur absolue, d autre part en valeur relative (pourcentage du poids de carcasse froide). Il est intéressant de signaler que le pourcentage des morceaux de Ire catégorie («pierna! costillar» gigot + côtes! filet) n a = pas changé avec le poids à l abattage ; par contre, le pourcentage de «espalda» (épaule) diminue et le pourcentage des «bajos» (poitrine) augmente en accord avec les résultats de BOCCARD, DUMON T et LEFEVR (19 62) et de FOU RI E, KIR TO N et JURY (Ig 7o). Le pourcentage de «pierna» (gigot) a diminué légèrement comme le constatent également BOCARD, DUM01 TT et LEFÈ VRË (19 62) et KIRTON (1967). L influence du sexe se traduit par un pourcentage de morceaux de découpe de première catégorie plus élevé chez les femelles que chez les mâles (P 0,01 ), supériorité essentiellement due à une plus grande proportion de «costillar» (côtes! filet). Les mâles présentent, par contre, un pourcentage plus élevé de «pierna» (gigot), «espalda» (épaule) et «cuello (collier).» Pour ce dernier morceau, on peut voir un début d influence de caractère sexuel secondaire (B OCCARD, DUMONT et I,EFÈVRE, 1962). IV. CONCLUSIONS i. Le sexe des agneaux a une grande influence sur l état d engraissement des carcasses, mais aussi, plus généralement, sur leur précocité de développement : pour un poids donné, les femelles sont plus proches de leur développement adulte que les mâles. On peut observer des manifestations de ce phénomène dans la plus faible évolution du système digestif et du tissu osseux, et dans l accroissement plus rapide de l importance des dépôts adipeux internes et dorsaux pour les femelles que pour les mâles entre 26 et 30 kg de poids vif. 2. Cette différence de développement a des conséquences bouchères notables pour des animaux abattus au même poids. Les femelles ont un rendement plus élevé et une plus grande importance des morceaux de découpe dorsaux et ventraux («costillar» et «bajos»), tandis que les mâles ont une plus grande proportion de «pierna» et «espalda» (gigot et épaule) ainsi que de morceaux présentant une base osseuse plus importante («cuello» et «badal» = cou et carré découvert). On peut penser, en conséquence, qu il serait intéressant de retenir le sexe comme critère additionnel pour la classification des carcasse d agneaux. On constate, par ailleurs, que l augmentation du poids à l abattage de 22à 30 kg, quel que soit le sexe, améliore la conformation des carcasses, sans que les rendements ni le pourcentage des morceaux de Ire catégorie varient sensiblement. 3. I, appréciation bouchère des carcasses selon le poids et le sexe indique que dans les conditions d alimentation de cet essai, les femelles issues du croisement industriel Mavtchego X Rasa Ayagor2esa devraient être abattues à 26 kg de poids vif. A un poids supérieur, les carcasses femelles présentent des dépôts adipeux excessifs. Par contre, les mâles abattus à 30 kg de poids vif n ont pas présenté ces inconvénients, ce qui suggère qu ils auraient pu être abattus à un poids vif encore plus élevé sans préjudice pour la qualité des carcasses. 4. La précocité de développement plus importante des femelles accroît également la différence de leur vitesse de croissance moyenne avec les mâles, particulièrement après le sevrage, de sorte que l efficacité nutritionnelle des aliments distribués est d autant plus faible par rapport aux mâles que l on cherche à obtenir des carcasses plus lourdes. La considération des deux facteurs mis ici en évidence (qualité des carcasses et consommation d aliments) permet de conclure que l on ne doit pas attendre des agneaux femelles, issus d un croisement industriel, une aussi bonne valorisation commerciale que des mâles issus de ce même croisement. Reçu pour publication en mars REMERCIEMENTS Nous tenons à remercier M. CRUAÑES OLmEx, qui a mis les animaux de son troupeau à notre disposition, et la direction et le personnel de la Société KURSTZ (Matadero Industrial Frigorifico) qui ont permis la réalisation de la découpe et des mesures sur les carcasses. Nous sommes particulièrement reconnaissants à MM. Bocc 9xu, DuNtov T et FLAMANT des conseils qu ils nous ont prodigués au cours de la réalisation de l expérience et lors de la rédaction de ce mémoire. SUMMARY INFLUENCE OF SLAUGHTER WEIGHT AND SEX ON CARCASS QUALITY OF CROSSBRED MANCHEGO X RASA ARAGONESA LAMBS Sixty J[anch?go x Rzsz Aragonesa crossbred lambs were divided into six groups of ten animals each, i. e. 3 groups of each sex according to the slaughter weights (22 kg, 26 kg, 30 kg). All lambs were reared in identical conditions. The growth of the lambs, the yields, the fatness of the carcasses, the conformation and proportion of various cuts, were studied. The males showed constant growth up to 30 kg. The growth of the females was almost similar to that of the m!les during the first month, and afterwards it occurred at a reduced rate. The growth rate reduction in the females was particularly noticeable after 22 kg live weight and after 8o days of age (fig. 2), depending on their greater physiological precocity. This decrease in growth rate was accompanied by higher fat deposits at given weights (table 4) and by greater feed intakes (table 2) to obtain the same carcass weights. The commercial and true yields of the males were lower
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