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Document relatif à la gestion de la natation

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  See discussions, stats, and author profiles for this publication at: https://www.researchgate.net/publication/312596446 Un indice de gestion et d'efficacité en natation Research  · January 2017 CITATIONS 0 READS 259 1 author:Some of the authors of this publication are also working on these related projects: Water competencies and teaching strategy in swimming   View projectHealth Education and Physical Activity Promotion   View projectFrançois PotdevinUniversité du Droit et de la Santé Lille 2 38   PUBLICATIONS   213   CITATIONS   SEE PROFILE All content following this page was uploaded by François Potdevin on 23 January 2017. The user has requested enhancement of the downloaded file.  NATATION L'INDICE DE GESTION  ET D'EFFICACITÉ EN  NATATION IGEN PAR  F.  POTDEVIN,  P.  PELAYO Dans la continuité des programmes du collège où il est demandé d'en-seigner des compétences spécifiques nécessaires à la réalisation efficace des APSA [1] et des com-pétences générales  révé-latrices de la prise de conscience des condi- tions  de réussite et de sécurité, l'EPS au lycée semble poursuivre deux objectifs  :  améliorer  l'effi- cacité  de l'élève ainsi que la gestion de l'en-semble de ses ressources (stratégie, concentration, préparation, etc.). Dès lors, l'enseignant est confronté au difficile pro-blème d'évaluer la per-formance et la maîtrise d'exécution  parallèle-ment  aux compétences relevant de l'équilibre personnel  même  si « elles ne peuvent faire toutes l'objet d'une éva-luation » [2]. Si la performance reste facilement évaluable en natation, la maîtrise d'exécution pose de nombreux problèmes d'ordre pratique. L'exemple du 100 mètres, épreuve couram-ment proposée aux élèves de terminale, est révélateur [3]. Si l'on souhaite être objectif dans l'évaluation et n'évaluer que ce qui a été enseigné, il faut prendre en compte un grand nombre de critères : - temps à chaque longueur (gestion de l'al-lure). - nombre de coups de bras à chaque longueur (efficacité propulsive), - virages et plongeon (gestion des appuis solides), - équilibre (axe du corps et de déplacement), - respiration (durée ou nombre d'inspirations), etc. Des auteurs ont tenté de répondre à cette pré-occupation en associant à la mesure de la per-formance celle de l'amplitude, indicateur du niveau de pratique [4], [5], [6], |7] ou de la régularité d'allure [8]. Ces indices permettent à l'enseignant d'évaluer les progrès réalisés par les élèves mais ne peuvent s'avérer des outils de notation car en EPS, il est demandé de différencier la performance (temps réalisé au 100 mètres) de la maîtrise d'exécution, même si toutes deux doivent s'évaluer au cours de la même action. EPS N' 286 - NOVEMBRE-DECEMBRE 2000 39  EVALUER ET NOTER LA PRESTATION D'UN ÉLÈVE SUR UN 100 M CRAWL L'indice que nous proposons pour évaluer la maîtrise parallèlement à la performance s'ap-pelle l'Indice de Gestion et d'Efficacité en Natation  (IGEN1.  L'objectif est d'évaluer simultanément l'efficacité propulsive et la gestion des différents paramètres de la course en prenant en compte le minimum de critères pertinents : - allure. - amplitude et fréquence de nage. - respiration. - équilibre. - appuis solides lors des virages et du plon-geon. En effet, l'enseignant et les élèves eux-mêmes sont confrontés au problème du relevé de ces indicateurs dans les conditions horaires (durée limitée du cours) et matérielles de la séance de natation (nombre d'élèves et lignes d'eau dis-ponibles, difficulté du relevé par écrit sur le bord du bassin). De plus, l'enseignant est sou-vent démuni de normes pour construire, à par-tir de ces données, des barèmes de notes perti-nents en fonction du niveau de pratique initial de la classe et des objectifs qu'il a poursuivis pendant le cycle. A partir d'une idée srcinale de Philippe Bessy 19]. on peut exprimer et calculer cet indice de la façon suivante : 1GEN = (n, + n : ) x n :  (encadré 1). Cet indice a parallèlement été validé à partir des données de Pierre Chol-let et al [10] qui ont montré pour une popula-tion de 442 nageurs dont les performances s'échelonnaient de 1 min  36  s à 51 s au 100 m nage libre que. plus le nageur est expert, plus il stabilise sa vitesse en mainte-nant sa fréquence mais surtout son amplitude constante entre le premier et le deuxième 50 m. En effet, dans cette étude, on peut noter par exemple que la chute de vitesse d'environ 30 %, obser-vée entre le premier et le deuxième 50 m chez des nageurs réali-sant une performance moyenne de 1 min 36 s est associée à une chute de l'amplitude de 20 % .  Nous pou-vons ainsi retenir la régularité de l'ampli- tude,  c'est-à-dire la capacité à ne pas aug-menter ses coups de bras au fur et à mesure de la course, comme un indice pertinent de la régularité d'allure. 11 reste ensuite à l'enseignant à traduire aux élèves cet indice pour qu'il prenne une signi-fication et un sens à leurs yeux. En reprenant les valeurs de cette étude, il est à noter que les valeurs d'IGEN calculées à partir des données de Chollet et al différencient bien le niveau de pratique et de performance (cf. tableau). Dans le souci de rester à la fois pertinent et pragmatique tout en se conformant au cadre des règles d'évaluation proposées par les pro-grammes, nous avons élaboré une formule permettant de noter sur 20 points la perfor-mance et la maîtrise (encadré 2) : N = A/20 x (a x t E  + b) + B/2 x (IGEN mov  / IGEN E ). Exemple On choisit que le 20/20 correspond à une per-formance de 70 s. le 10/20 à 100 s et le 0/20 à 130 s, afin d'obtenir une relation linéaire entre la note et la performance ; ici la note est 43 - t E /3. Nous considérons que la note moyenne de maîtrise correspond à 1TGEN de référence relatif à la performance de l'élève (cf. tableau). Parallèlement, l'option est de mettre S points à la performance (A = 8) et 12 points à la maîtrise (B = 12). Illustrons pour trois élèves réalisant la même performance chronométrique de 1 min 35 s au 100 m (soit 95 s). L'IGEN de référence cor-respondant à la moyenne en maîtrise est de 10500, Cas n°   1 :   l'élève réalise un nombre de coups de bras égal à 60 dans le premier 50 m et 80 dans le second 50 m. ãSon IGEN est  égal à  11200: (n, + n 2 ) x n 2 . soit (60 + 80) x 80 = 140 x 80 donc 11200. ã Sa note N est égale à 10.1 sur 20 : A/20 x ]43-(t E /3)] + B/2 x (IGEN moy / 1GEN E ). soit 08/20 x (43-95/3) + 12/2 x ( 10500 / 11200) = 4,5 + 5,6 donc 10.1. Cas n °  2 :  l'élève réalise un nombre de coups de bras égal à 69 dans le premier 50 m et 71 dans le second 50 m. ã Il a un IGEN égal à 9940. grâce essentielle-ment à une meilleure gestion de sa course puisque son total de coups de bras, c'est-à-dire son efficacité, est identique à celui de l'élève précédent (n1 + n2 = 140, soit une amplitude moyenne de 1,43 m.cycle-'). ã Il obtient ainsi une meilleure note : N = 4,5 + 12/2 x (10500/9940) = 10.8 sur 20. Cas n° 3 :  l'élève réalise un nombre de coups de bras égal à 50 dans le premier 50 m et 55 dans le second 50 m. ã Il a un IGEN bas (5775) en raison d'une bonne gestion de sa course mais aussi d'un total de coups de bras inférieur aux deux cas précédents (n, + n2 = 105) ce qui correspond à une amplitude  moyenne  de 1.90 m. cycle-1 (100 m / 52,5 cycles). ã Plus efficace et gérant au mieux sa course, il obtient la meilleure note : N = 15,4 sur 20. On peut légitimement penser que le nombre réduit de facteurs à relever (temps final et coups de bras) facilite la compréhension de l'élève sur la conduite à adopter pour amélio-rer sa gestion et son efficacité dans l'optique d'une performance meilleure. ã D'un point de vue pratique, on peut faire varier les modalités de calcul de cet indice selon le type de bassin (25 ou 50 m) et plus encore en fonction de ce que l'enseignant a enseigné durant le cycle, notamment, si le test est réalisé en bassin de 25 m. 1.  L'indice  IGEN IGEN  =  (n,  + n 2 ) x n ; n1  représente  le  nombre de coups de bras au  1'  50  m. n  2   représente  le  nombre de coups de bras au 2* 50 m. La somme  (n, + nj  représente l'amplitude moyenne de nage (en terme d'efficacité). Le fait  de  multiplier cette somme par  n ;  pondère cette valeur par la capacité du nageur  à  maintenir son ampli-tude sur l'ensemble  de  la course, c'est-à-dire  à  réguler son allure (en terme de gestion). 2.  Évaluer  la  performance  et la  maîtrise N (/20)  =  A/20  x  (a  x t E  +  b)  +  B/2  x  (IGEN TO  /   IGEN E ). - A et B  représentent les coefficients que l'enseignant choisit pour pondérer la performance  et  la maîtrise. - a x  t E  +  b  représente la relation linéaire choisie entre  la note  de  performance  et le  temps réalisé  par  l'élève (barème). -  t E  et  IGEN E  représentent le temps et  l'IGEN  de l'élève. -  IGEN moy  représente l'IGEN  de  référence considéré comme celui correspondant  à la  note moyenne  de  maî- trise,  relatif  à  la performance de l'élève. On peut l'obtenir à partir de la formule suivante  :  IGEN^   =  143  t E  -  3785. Durée   ou   nombre de respirations,  un des paramètres   de   gestion de course. Tableau  :  Calcul  de l'IGEN à  partir  des  données  de D.  Chollet  [9] 40  Dans ce cas, il est possible de calculer l'IGEN après l'avoir multiplié par 4. pour utiliser les normes présentées précédemment. Si   les contenus ont été centrés sur l'améliora-tion du départ (plongeon et reprise de nage), on ne prendra en compte que le premier 25 mètres (n,) et le dernier 25 mètres (n 4 ) : 1GEN = (n, + n,) x n 4 . Si   les contenus ont été centrés sur l'améliora-tion des virages, on ne prendra en compte que le deuxième 25 mètres (n 2 ) et le dernier 25 mètres (n 4 ) (n, et n 4  englobant deux virages) : IGEN = (n 2 + n 4 ) x n 4 . Enfin, cet indice peut être éventuellement uti-lisé à condition d'être ajusté dans les autres nages mais aussi sur des épreuves plus longues. QUELQUES AXES DE TRAVAIL POUR AMÉLIORER SON IGEN Trois axes de travail seront illustrés par des situations qui nous semblent pertinentes pour réaliser la meilleure prestation sur un 100 m crawl. Rappelons néanmoins, qu'il semble  judicieux de confronter l'élève à ce type d'épreuve seulement s'il a préalablement développé au moins les compétences à nager long dans les quatre nages et plus particulière-ment en crawl ce qui suppose que les pro-blèmes respiratoires soient, en partie, résolus. L'efficacité propulsive L'élève doit essayer de diminuer son total de coups de bras (n 1  + n 2 ) pour diminuer son IGEN. Parallèlement à la diminution des résistances à l'avancement, l'amélioration des trajets moteurs sera recherchée au travers de l'allon-gement, de la profondeur, de la vitesse et de l'accélération du trajet moteur, de l'orienta-tion et du placement des surfaces propulsives. La situation présentée ici est relative à la com-pétence à coordonner une tonicité axiale avec les mouvements propulsifs des bras ; la recherche de l'allongement et de la profon-deur du trajet moteur est recherchée.  But :  diminuer son nombre de coups de bras pour une même vitesse. Consignes - à l'aller : crawler au-dessus de la ligne de fond en la fixant du regard à sa perpendicu-laire et en essayant de faire le moins de coups de bras possible. - au retour : crawler d'un seul bras contre la ligne d'eau, le bras opposé à la ligne d'eau res-tant fixé le long du corps. Organisation :  nager au milieu de la ligne d'eau à l'aller, revenir une fois à droite contre la ligne d'eau puis à gauche au deuxième pas-sade et ainsi de suite. Commentaires Il  s'agit  d'obtenir chez l'élève qu'il améliore l'orientation des surfaces propulsives grâce à une dissociation de la main avec l'avant-bras, de l'avant-bras avec le bras, du bras avec l'épaule  sans que l'axe du corps ne se déforme. Parallèlement, il  s'agit  d'augmenter la longueur et la profondeur du trajet propulsif grâce à un roulis des épaules autour d'une tonicité axiale. Sur le retour et lors du travail à un bras, on demande à l'élève d'expirer avec une intensité croissante pour obtenir une accé-lération des surfaces motrices (dessin 1). La gestion de l'épreuve Les résultats présentés dans le tableau font apparaître que la régularité d'allure se traduit bien par la capacité à conserver une régularité des coups de bras par longueur de bassin et vice-versa. Si un élève vise la performance de I min 40 s au 100 m. on lui proposera, après avoir déve-loppé et travaillé son amplitude de nage, de réaliser 6 à 8 fois 25 mètres en 25 secondes avec 25 secondes de récupération, sans aug-menter ses coups de bras par longueur de bas-sin. Parallèlement à la définition de la dis-tance, du nombre de répétitions, de la durée de la récupération et de la vitesse, la stratégie chez l'enseignant consiste à inclure dans Rechercher l'allongement et orienter   les   surfaces propulsives. Améliorer   les   parties non nagées. EPS  N  286 -  NOVEMBRE-DECEMBRE  2000 41
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