Gazette Rétro - Swing Story #1 : Le LINDY HOP - Association Tap Swing - Bordeaux

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PRÉSENTE SWING STORY N° SPÉCIAL LINDY HOP EDITO Se plonger dans l’histoire du Lindy Hop, c’est porter son regard sur la période la plus florissante du Jazz.…

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PRÉSENTE SWING STORY N° SPÉCIAL LINDY HOP EDITO Se plonger dans l’histoire du Lindy Hop, c’est porter son regard sur la période la plus florissante du Jazz. Cette époque où, durant l’entre-deux-guerres, un tout nouveau courant musical, le swing, consacrait l’essor d’une musique héritière du métissage entre les cultures afro-américaine et européenne. Un temps durant lequel la population américaine, désireuse d’oublier les effets de la crise économique, ne demandait qu’à pouvoir s’amuser dans les différents lieux de divertissements : cafés, bars, cabarets, et surtout… dancings ! Car quoi de mieux que ces lieux consacrés à la danse pour contenir cette grande effervescence que suscitait le swing ? Des endroits où les big bands, ces grandes sections d’orchestre, enflammaient la foule par leur musique syncopée et leurs rythmes entraînants. Ces lieux où de nombreux danseurs pouvait s’adonner pleinement à la danse, au point d’ouvrir à l’un d’entre eux un destin exceptionnel. Et puis, se tourner vers le passé de la plus populaire des danses swing, c’est aussi l’occasion de s’immerger dans le style vestimentaire des années 20-30-40, avec ses pantalons légèrements bouffants, ses bas aux motifs vintage, ou encore ses ornements aux couleurs chatoyantes ! M.A. Tap Swing est une association loi 1901 qui a vu le jour en 2007. Elle est née du désir d’Audrey Caudan de transmettre aux danseurs et “non-danseurs” sa passion pour les danses swing. Rédaction : Moustapha Amroune Graphisme/Edition/Mise en page : Emma Deshoux & Thibault V. TEL : 06 20 26 19 34 - TAPSWINGANDCO@GMAIL.COM - @TAPSWING - TAPSWINGANDCO.FR SOMMAIRE LE LINDY HOP LA DANSE QUI SWINGUE DEPUIS LES ANNÉES FOLLES P4 - 7 LE SAVOY BALLROOM BERCEAU DU LINDY HOP P8 - 9 LES BIG BANDS ÉCHOS DE LA FOLIE SWING P10 - 11 FRANKIE MANNING UNE TRAJECTOIRE REBONDISSANTE P12 - 13 LE STYLE LINDY ADOPTER LE CODE VESTIMENTAIRE DU “LINDY HOPPER” P14 - 15 INVENTAIRE LES TECHNIQUES DU LINDY HOP P16 TEL : 06 20 26 19 34 - TAPSWINGANDCO@GMAIL.COM - @TAPSWING - TAPSWINGANDCO.FR LE LINDY HOP LA DANSE QUI SWINGUE DEPUIS LES ANNÉES FOLLES Danse en couple la plus populaire dans l’univers du swing, née dans le quartier new yorkais de Harlem, le Lindy Hop a marqué de son empreinte la période allant des années 1920 à 1940 et continue de nos jours à se danser dans le monde entier. Réputé pour sa tonicité, ses tempos très rapides ainsi que sa grande liberté de mouvements, le Lindy Hop est indéniablement la reine des danses swing. Il faut dire qu’avec son environnement joyeux et sa grande ouverture, il est difficile de rester insensible à cette danse acrobatique qui suscite, en France et un peu partout dans le monde, un fort engouement. Cette grande ferveur tournant autour du Lindy Hop se retrouve notamment dans de gigantesques festivals, à l’image du Snowball à Stockholm ou du Lindy Shock à Budapest. La popularité actuelle du Lindy Hop n’est pas sans rappeler le début de son âge d’or, du temps où à la sortie du premier grand conflit du siècle écoulé, l’Amérique vivait dans l’insouciance des « Roaring Twenties » (équivalent des Années folles en France).. Harlem, terre d’accueil du Lindy Hop Il faut remonter au milieu des années 1920 pour trouver une trace des origines de la plus populaire des danses swing. On situe son apparition dans le quartier afro-américain de Harlem, à New-York. Symbole du mouvement de renaissance qui, durant l’entre-deux-guerres, s’est étendu à plusieurs domaines parmi lesquels la musique jazz, Harlem fut tout naturellement le lieu de naissance de cette danse en couple. C’est plus précisément dans le célèbre Savoy Ballroom - une grande salle de danse située dans le quartier new yorkais - que le Lindy Hop a vu le jour. Ce haut lieu de la danse accueillait le gratin des big bands de l’époque qui animaient les soirées du dancing sous fond de musique swing. Le terme « swing » désigne un courant musical issu du jazz qui se caractérisait par une accentuation du rythme de la musique. Il a été ensuite utilisé pour désigner toutes les danses qui se dansaient en suivant la cadence de cette musique tels que le Charleston, le Balboa ou bien-sûr le Lindy Hop. Le « big hop » de Lindbergh À l’image de nombreuses danses de rue, il est difficile de définir qui a été le créateur du Lindy Hop. Tout juste avons-nous quelques théories sur l’origine de son nom. La plus connue d’entre elles – faisant l’objet d’un large consensus - renvoie à une réponse donnée en 1927 par Georges « Shorty » Snowden à la question d’un journaliste intrigué par sa manière de danser. À cette époque, l’aviateur Charles Lindberg (surnommé Lindy) avait accompli l’exploit de traverser l’Atlantique sans escale (le « big hop ») et a semble-t-il été la source d’inspiration du célèbre danseur afro-américain qui lui a répondu qu’il dansait le « Lindy Hop ». Grande figure du Savoy, concepteur du terme, Georges Snowden n’est pas pour autant la première personne qui vient à l’esprit lorsque l’on se penche sur l’histoire du Lindy Hop. 4 TEL : 06 20 26 19 34 - TAPSWINGANDCO@GMAIL.COM - @TAPSWING - TAPSWINGANDCO.FR LE SAVIEZ-VOUS ? La scène mythique du film Hellzapoppin’ a La popularisation du Lindy nécessité au préalable plus de trois mois de Hop répétitions. On a coutume d’associer le Lindy Hop à l’ancien danseur vedette de la troupe des Whitey’s Lindy Hoppers, Frankie Manning. Celui-ci est communément considéré comme étant l’ambassadeur du Lindy Hop. La troupe des Whitey’s Lindy Hoppers, réputée à l’époque comme étant la plus rapide du monde, contribue à étendre le succès du Lindy Hop par le biais de multiples tournées sur le sol états-unien et au-delà de ses frontières. Cette célébrité les amène également à apparaître dans plusieurs films hollywoodiens. Et tout particulièrement le long métrage Hellzapoppin’, dont une scène mythique de danse, mettant à l’honneur les prouesses physiques et techniques de Frankie Manning et ses partenaires, continue, encore aujourd’hui, de susciter l’admiration de tous les inconditionnels de la danse swing. Cette fameuse scène est très représentative de l’essence du Lindy Hop qui tire son influence de diverses danses. Une danse aux origines multiples On peut voir dans le Lindy Hop un savant mélange entre danses de couple de tradition européenne importées par les colons dans l’Amérique du XIXe et différentes danses apparues aux États-Unis au début du XXe tels que le Charleston, le Collegiate et le Breakaway. Le rythme est structuré en 6 ou 8 temps et les appuis du danseur se caractérisent par un petit rebond vertical appelé le « bounce ». 5 TEL : 06 20 26 19 34 - TAPSWINGANDCO@GMAIL.COM - @TAPSWING - TAPSWINGANDCO.FR LE LINDY HOP LA DANSE QUI SWINGUE DEPUIS LES ANNÉES FOLLES Le tout se dansant sur une musique qui peut être lente ou très rapide On peut dissocier deux manières de le danser. Celui du Savoy, dit style originel ou « Savoy Style », tel qu’il se pratiquait dans le mythique dancing, se caractérisait par son « bounce » (rebond), une position très relâchée et un buste du danseur penché. Et puis, on peut noter un autre style, plus conventionnel, le « Hollywood Style », popularisé par Dean Collins, à Los Angeles, puis sur toute la côte ouest des États-Unis et dans de nombreux films. Le rebond disparait complètement à tel point que ce dernier répondait à qui voulait l’entendre qu’il enseignait tout simplement le swing. Ce style rejoint le vieux continent en étant importé, cette fois, d’une tout autre manière… Son succès outre-Atlantique Le début des années 40 est marqué par l’entrée en guerre des États-Unis dans le second grand conflit mondial du XXe siècle. Les soldats américains importent en Europe leur musique et leur manière de danser le Lindy Hop que les médias désignaient à l’époque sous le terme de « Jitterbug ». Les Blancs rencontraient d’ailleurs des difficultés à danser le Lindy Hop en usant du même rythme que les danseurs noirs et ont donc adopté la manière de danser qui s’éloigne du style originel développé au Savoy Ballroom. Son succès fut immédiat, notamment en France, où il se dansait dans des lieux insolites à l’image des caves parisiennes de Saint-Germain-des-Prés. Le Lindy Hop laisse ensuite la place au Be-Bop avant l’arrivée d’un tout nouveau courant, toujours en provenance de l’autre rive de l’Atlantique. La fin de l’ère des big bands L’Amérique des années 50 est ainsi tombée sous le charme d’une nouvelle musique : le Rock’n’Roll. Cette musique supplante le swing qui est délaissé par le public. Il faut par ailleurs relever que les salles de danse avaient grande peine à trouver un financement pour accueillir de grands orchestres. Cet engouement pour un nouveau genre musical sonne le glas de l’âge d’or du swing et le Lindy Hop tombe dans plusieurs décennies de désuétude avant de finalement… « rebondir » sur ses « pas ». Le « bounce » du Lindy Hop ! Durant les années 80, des amateurs de danse swing, impressionnés par ce qu’ils avaient pu observer dans de vieilles cassettes vidéo, ont impulsé un mouvement visant à le remettre au goût du jour. Dans la continuité de ce mouvement, un ancien danseur des Lindy Hoppers, Al Minns, indiqua à ses élèves que Frankie Manning était toujours en vie et vivait à New York. Les danseurs Erin Stevens et Steven Mitchell retrouvèrent sa trace et le convainquirent de repartir pour un tour et servir de guide à une nouvelle génération de danseurs. Sous le chaperonnage de son plus bel ambassadeur et l’impulsion de nombreuses communautés de danseurs à travers le monde, et tout particulièrement la troupe suédoise des Harlem Hot Shots (appelés Rhythm Hot Shots à l’époque), le Lindy Hop pouvait dès lors renaître et entamer un processus visant à raviver la flamme du swing. M.A. 6 TEL : 06 20 26 19 34 - TAPSWINGANDCO@GMAIL.COM - @TAPSWING - TAPSWINGANDCO.FR LINDY HOP 1927 Georges Snowden dit à un journaliste qu’il danse le « Lindy Hop » DATES 1935 1941 Création de la troupe des Whitey’s Lindy Hoppers Sortie du film Hellzapoppin’ CLÉS 1954 Le Rock’n’roll devient un phénomène national et supplante le swing 1986 Les danseurs Erin Stevens et Steven Mitchell font appel à Frankie Manning 7 TEL : 06 20 26 19 34 - TAPSWINGANDCO@GMAIL.COM - @TAPSWING - TAPSWINGANDCO.FR LE SAVOY BALLROOM BERCEAU DU LINDY HOP Grande salle mythique new yorkaise qui a vu naître le Lindy Hop, le Savoy Ballroom a profon- dément marqué son époque par son esprit d’ouverture et de communion. Harlem, entre la 140e et la 141e rue de l’avenue Lenox, c’est ici que se dressait ce qui a été rapidement dési- gné comme étant « le plus beau dancing du monde ». Le Savoy Ballroom a ouvert ses portes durant l’année 1926 et s’est rapidement imposé comme un lieu incontournable dans la vie mondaine du célèbre quartier new yorkais. Le Savoy qui était ouvert chaque jour de la semaine, de 19 h à 4 h, accueillait les plus grands big bands de l’époque. Deux orchestres enflammaient tous les soirs le 1er étage de la salle en jouant à chaque extrémité de celle-ci des musiques swing en alternance ou en même temps. De grandes pointures de la musique jazz tels que Duke Ellington, Cab Calloway, Count Basie et surtout le « Roi du Savoy » Chick Webb ont ainsi pu faire vibrer les murs du dancing avec leurs grandes sections d’orchestre. Ce dernier s’est souvent imposé au cours des « Battle of The Bands » qui voyaient deux orchestres s’affronter pour désigner lequel était le meilleur. Un véritable laboratoire sur fond de compétition Le Savoy Ballroom était exclusivement consacré à la danse et ne tenait donc pas sa réputation au seul fait que l’on pouvait voir jouer les meilleurs musiciens de l’époque. Il a aussi connu la présence de nombreuses grandes figures de la danse swing comme Georges « Shorty » Snowden, ou encore les danseurs vedettes de la troupe des Whitey’s Lindy Hoppers, dans laquelle figurait l’incontournable Frankie Manning. Tout ce beau monde se distinguait dans le Cat’s Corner, le coin de la piste réservé aux meilleurs danseurs. Le same- di soir était consacré à des compétitions de danse, à l’issue desquelles le couple vainqueur était désigné en tenant compte de l’applaudimètre. C’était aussi l’occasion pour nombre d’entre eux de se lancer dans une série d’improvisations personnelles qui ont permis l’émergence de danses tout juste apparues (Black-Bot- tom, Charleston, Jive, etc.), voire la conception de nouvelles danses, à l’image du Lindy Hop. Les meilleurs danseurs de Lindy Hop du Savoy furent invités à participer au « Harvest Moon Ball » à partir de 1935. 1926 Ouverture du Savoy Ballroom le 12 mars. DATES 1935 1943 Lancement du festival annuel « The Harvest Moon Ball ». Le Savoy est fermé durant quelques mois par les autorités. CLÉS 1958 Destruction du Savoy Ballroom. 2002 Norma Miller et Frankie Manning font installer une plaque commémorative le 26 mai. 8 TEL : 06 20 26 19 34 - TAPSWINGANDCO@GMAIL.COM - @TAPSWING - TAPSWINGANDCO.FR LE SAVIEZ-VOUS ? Ce concours de danses en cou- ple parrainé par le Daily News regroupa pour sa première Le Savoy Ballroom pouvait accueillir plus de 4000 personnes édition plus de 20 000 person- ! IL doit son nom à un grand hôtel londonien qui accueillait nes au Madison Square Gar- à l’époque de grandes formations de jazz. Le soir de den et fut un succès pour le l’ouverture du Savoy, le 12 mars 1926, plus de 2000 Savoy qui vit ses danseurs oc- personnes ont été refoulées, faute de place ! cuper les trois places du podium. Un lieu d’ouverture et de communion Plus qu’une salle de danse, le Savoy se distinguait aussi par sa grande ouverture. Il faut dire que ce lieu détonnait dans cette Amérique où la ségrégation raciale était courante et interdisait notamment l’entrée de nombreux lieux de divertissements à une clientèle noire. Ainsi, à chaque soirée, Blancs ou Noirs, riches ou pauvres, pouvaient se côtoyer sur la piste pour partager leur passion de la musique et de la danse. Le seul critère qui pouvait être mis en avant était de savoir danser. On a coutume d’opposer le Savoy au Cotton Club, autre lieu phare de la danse situé non loin, qui, lui, était réservé à une clientèle blanche malgré le fait qu’il engageait des musiciens noirs. La fin de l’ère du swing et ses conséquences Le début des années 1950 ayant été marqué par la période de déclin des orchestres swing, le Savoy n’a donc pu échapper à la désaffection d’un public plus enclin à danser sur de la musique rock. Le dancing a donc dû fermer ses portes durant l’année 1958. En 2002, deux légendes de la danse swing, Norma Miller et Frankie Manning, ont fait installer, à l’endroit où se situait son entrée, une plaque commémorative qui rappelle à quel point le Savoy a été un haut lieu d’ouverture et de rassemblement de personnes de tous horizons M.A. 9 TEL : 06 20 26 19 34 - TAPSWINGANDCO@GMAIL.COM - @TAPSWING - TAPSWINGANDCO.FR LES BIG BANDS ÉCHOS DE LA FOLIE DU SWING Grandes formations orchestrales, les big bands ont joué un rôle majeur dans le succès du swing durant les années 30 et le début des années 40. L’ère du swing a été marquée durant les années 30-40 par le phénomène des big bands (« grand groupe »). Si le Jazz est né à la Nouvelle Orléans, c’est plutôt à Chicago et surtout New York que s’impose le style swing. En raison de la première guerre mondiale, les musiciens néo-orléanais fuient leur ville devenu un port de guerre et cet exode amène ces deux villes à devenir les capitales du swing. Les grandes salles de danse devinrent les endroits appropriés pour de folles soirées endiablées sur fond de swing. Face à cette forte demande, les groupes de musiciens se devaient de se regrouper en grand nombre. C’est à partir de là que débute réellement l’ère des big bands. La prédominance des big bands blancs Dans un premier temps, ce sont les big bands blancs qui prédominaient en raison de la ségrégation raciale. Les Noirs participaient à la composition des morceaux mais c’étaient uniquement les Blancs qui les jouaient – en y apportant au passage quelques modifications - dans différents lieux de divertissement. On doit pourtant à Fletcher Henderson, la formation du premier big band en 1923. Par la suite, un tournant s’est opéré avec l’intégration progressive de musiciens noirs, notamment dans la formation du « King of Swing » Benny Goodman. Certains se voient même élevés au rang de star à l’image de Duke Ellington et du « Roi du Savoy », Chick Webb. Ces formations orchestrales étaient aussi bien aidées par la présence de vocalistes, à l’image de Ella Fitzgerald. Une alternative aux sweet bands Les big bands étaient de grandes formations qui, à partir du début des années 30, étaient structurées en quatre sections : saxophones, trombones, trompettes et une section rythmique (piano, contrebasse et batterie). On doit la définition de cette structure au « Little Giant of Jazz » Don Redman. La population, en particulier les plus jeunes, était très demandeuse de cette toute nouvelle musique swing au rythme enthousiasmant leur permettant de s’adonner pleinement à la danse. Cette dernière évolua avec la musique, ce qui permis notamment la création du Lindy Hop. Les années 30 sont marquées par le New Deal de Roosevelt qui incarne un motif d’espoir pour cette population voyant dans le swing l’incarnation d’un certain idéal, une joie de vivre et d’insouciance dans l’attente de lendemains meilleurs. Cette envie contrastait avec la musique calme, relaxante, incarnée par les sweet bands et qui convenait davantage à des soirées plus raffinées et encadrées où les orchestres étaient davantage en arrière-plan. Vers l’avènement du Be-Bop La seconde guerre mondiale marque une rupture dans cette période d’embellie des orchestres de swing. Les musiciens ne sont pas seulement invités à enregistrer des V-Discs destinés à soutenir le moral des troupes, beaucoup sont mobilisés afin de participer pleinement à l’effort de guerre. 10 TEL : 06 20 26 19 34 - TAPSWINGANDCO@GMAIL.COM - @TAPSWING - TAPSWINGANDCO.FR Par la suite, au milieu des années 40, on assiste à un essoufflement du phénomène swing. La rigidité des big bands et la structure du swing amène une certaine forme de lassitude du côté des musiciens. Ces derniers - ne pouvant exprimer pleinement leurs individualité et capacité d’improvisation au sein de grands orchestres - ressentent le besoin d’un changement que ne pouvait leur offrir le swing. Ils préfèrent dès lors se regrouper au sein de petits groupes afin de pouvoir faire étalage de leur virtuosité sur des rythmes très appuyés. La musique n’est ainsi plus uniquement au service de la danse, l’accent se porte davantage sur l’habileté technique des musiciens ainsi qu’une complexité rythmique et harmonique. Cette révolution préfigure l’arrivée d’un tout nouveau genre musical : le Be-Bop. M. A. QUELQUES FIGURES INCONTOURNABLES William Basie dit « Count Basie » (1904-1984) : Fletcher Henderson (1897-1952) : pianiste, arrangeur, pianiste, organiste et chef d’orchestre qui prend en 1935 la compositeur et chef d’orchestre, fondateur du premier big direction du big band de Benny Moten. band en 1923. Cabell « Cab » Calloway (1907-1994) : chanteur et chef James Melvin dit « Jimmie Lunceford » (1902-1947) : d’orchestre vainqueur en 1929 au Savoy d’un « battle of the saxophoniste et chef d’orchestre qui s’impose au Cotton Club bands » face à l’orchestre de Duke Ellington. dans les années 30. Edward Kennedy Ellington dit « Duke Ellington » Bennie Moten (1894-1935) : pianiste et chef d’orchestre (1899-1974) : pianiste, compositeur et chef d’orchestre qui originaire du Kansas. Il dirige son premier big band en 1927. se produisait souvent au Cotton Club durant les années 20-30. Donald Matthew Redman dit « Don Redman » (1900- Ella Fitzgerald (1917-1996) “The First Lady of 1964) « The Little Giant of Jazz » : multi-instrumentiste et Swing” : chanteuse qui se produit au sein de l’orchestre chef d’orchestre qui fonde son premier orchestre en 1931. de Chick Webb au Savoy dans les années 30. A la mort de ce dernier, elle reprend le flambeau sous le nom de « Ella Chick Webb (
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