EN PRÉAMBULE À UNE LECTURE DE LA BIBLE

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EN PRÉAMBULE À UNE LECTURE DE LA BIBLE Un don de Dieu «Quand nous bêchons, quand nous labourons, quand nous prenons nos repas, ne devrions-nous pas chanter l'hymne, l'hymne de louange à Dieu : Dieu est

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EN PRÉAMBULE À UNE LECTURE DE LA BIBLE Un don de Dieu «Quand nous bêchons, quand nous labourons, quand nous prenons nos repas, ne devrions-nous pas chanter l'hymne, l'hymne de louange à Dieu : Dieu est grand, parce qu'il a mis à notre disposition les instruments qui nous permettent de travailler la terre ; Dieu est grand, parce qu'il nous a donné des mains, un gosier, un ventre ; parce qu'il nous donne l'accroissement de notre corps sans que nous le sentions, la respiration à nos poumons pendant notre sommeil. Voilà ce qu'en toute occasion vous devriez chanter, et chanter aussi l'hymne le plus solennel et le plus à la gloire de Dieu pour la faculté dont il vous a doté, celle de comprendre ces choses et d'en user avec méthode.» Cette citation n'est pas un extrait de la Bible et n'est pas la citation d'un juif ou d'un chrétien. C'est une citation d'un philosophe stoïcien de la Grèce antique, à savoir Épictète. Cette citation n'est pas mise ici tel un argument en faveur d'une idée de Dieu dont tout bon philosophe pourrait trouver à redire, mais pour rappeler qu'il n'est pas besoin de la Bible pour croire en l'existence de Dieu ni pour l'aimer, de même qu'il n'est pas besoin de la Bible pour réfléchir à la charité et au mal, par exemple. De plus, avant de parler de la Bible elle-même, il peut être bon de parler d'une faculté que Dieu a donnée à l'être humain si l'on considère qu'il l'a voulu doué de cette faculté, l'intelligence. Or, comme toute faculté humaine, elle nécessite de s'en servir et d'apprendre à s'en servir. Avant de peindre un tableau de maître, tel un Matisse, l'être humain commence à dessiner en faisant des gribouillages. Avant d'élaborer des pensées étayées et qui tendent vers la vérité, l'être humain commence en tâtonnant. Mais on peut aussi préférer recevoir de l'autre ou donner à l'autre une pensée bien construite qui vient d'ailleurs, plutôt qu'une pensée à soi, plus ou moins brouillonne. De là, un possible attrait pour le prêt-à-penser. Car une chose est de connaître de mémoire la pensée d'un auteur, autre chose est d'avoir construit une pensée cohérente que l'on a essayé de fonder sur la réalité des êtres et des choses. Un autre philosophe, Kant, a écrit : «Aie le courage de te servir de ton propre entendement». L'homme étant un être de relation, permettons-nous d'écrire : Ose penser par toi-même, en dialogue. Or, la Bible, comme tout livre, peut être un vis-à-vis de nos pensées et par là un lieu de dialogue. Une lecture de la Bible est toutefois exigeante, entre autre raison parce que son contenu est conséquent, de divers styles, ayant des références culturelles qui peuvent diverger de notre manière actuelle d'appréhender ce que nous sommes et ce qui nous entoure, etc. Pour celui qui s'y atèle, avec intelligence, une telle lecture peut permettre cependant d'entrer dans une plus profonde compréhension de certaines paroles de Jésus-Christ, comme par exemple celle-ci : «Vous adorez ce que vous ne connaissez pas ; nous adorons ce que nous connaissons, car le salut vient des juifs. Mais l'heure vient, elle est là, où les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et en vérité. Tels sont, en effet, les adorateurs que cherche le Père.» (évangile selon Jean 4,22-23) 1/11 Version au 23 février 2015 Denis Gaultier Le livre et ses livres Le mot bible vient du grec, d'un nom au pluriel, biblia, signifiant les livres, nom devenu singulier en passant par le latin. La Bible est en effet un recueil de divers livres. La liste des livres que la Bible contient a été longuement discutée et l est toujours. Pour résumer, on trouve une liste protestante ainsi qu'une liste catholique et orthodoxe plus longue que la protestante (avec pour les orthodoxes une liste de textes importants variant entre Églises linguistiques, en plus de la liste de textes considérés comme essentiels ). Cependant, on peut considérer que si on lit n importe quel texte de la Bible avec discernement, intelligence, cette question des listes n a finalement peut être rien d essentiel (sans oublier toutefois que nous pouvons aussi être sujet à erreur dans notre discernement). L'origine de listes différentes s'explique en bonne partie du fait qu'il y eut principalement deux versions de la Bible juive (qui constitue la première partie de la Bible chrétienne), ayant un fond commun mais qui ont été constituées séparément : l'une en hébreu (la Bible hébraïque, seule retenue dans le judaïsme établi après le sac de Jérusalem par les romains au premier siècle et qui fut reprise par les protestants) et l'autre en grec (la Septante retenue par les catholiques et orthodoxes). La version grecque répondait aux besoins du peuple juif en diaspora autour du bassin méditerranéen, dont une grande communauté particulièrement hellénisée à Alexandrie. Non seulement cela a donné une liste différente, plus longue pour la version grecque, mais aussi quelques livres bibliques qui divergent sur le plan narratif, tel que le livre d'esther (doubles versions d'un même livre que l'on peut retrouver dans la TOB, Traduction œcuménique de la Bible). Si la Bible constitue un ensemble de divers contenus, il existe également un certains nombre d'ouvrages dont le contenu s'apparente plus ou moins à ceux de la Bible et qui n'y ont pas été intégrés (par telle Église ou par toutes). Parmi ces ouvrages, on peut citer les écrits dits inter-testamentaires (ouvrages qui furent écrits dans une période qui commença avant la fin de l ère de rédaction des textes de la Bible juive, première partie de la Bible chrétienne, appelée aussi Ancien Testament, et qui s acheva après le début de l ère de rédaction de la seconde partie de la Bible chrétienne, appelée aussi Nouveau Testament ), les écrits dits apocryphes chrétiens (apocryphes, cachés, car ne faisant pas partie des textes retenus, et chrétiens généralement en apparence, car comportant plus ou moins la mention d'un Jésus-Christ utilisé comme personnage), certaines des premières lettres pastorales (textes attribués à tort ou à raison à des personnes ayant eu une importance dans les premières communautés chrétiennes), etc. Il est parfois dit beaucoup de choses d'eux (surtout des apocryphes), souvent pour remettre en question telle ou telle croyance chrétienne. Toute personne voulant se faire sa propre opinion peut y avoir accès (par achat, dans certaine bibliothèque ) et avoir accès également, par les notes et les introductions généralement jointes à ces ouvrages (de même pour les Bibles, en général), à une bonne part des recherches tant littéraires qu'historiques sur ces textes, au risque peut-être d'être surpris par l'écart entre certaines affirmations entendues ici ou là et la réalité de certains contenus qui peuvent être de faible facture ainsi que de leur contexte. Enfin, la Bible fait mention de livres qu'elle ne contient pas et dont les textes ne sont plus connus, comme par exemple le «livre du Juste» (cf. livre de Josué 10,13) et dont on ne peut que conjecturer sur la raison de leur absence dans la Bible et sur le fait qu'il aient disparus au cours des âges, si tant est qu'il furent plus qu'une mention narrative. La Bible étant un ensemble de livres, il peut être bon de lire l'un d'eux (comme pour n'importe quel livre) du début à la fin, plutôt que de se contenter d'extrait(s), en ayant aussi à l'esprit que chacun des livres de la Bible peut être lié de peu mais aussi de beaucoup à d'autres livres de cette même Bible. 2/11 Version au 23 février 2015 Denis Gaultier Sur le plan du contenu, quel que soit le livre biblique et afin de ne pas se méprendre, il est nécessaire de considérer que la Bible n'est pas un livre d'histoire, c'est-à-dire le résultat du travail d'historiens comme science humaine. Pour résumer, ce qui ne peut donc rendre compte de l'ensemble de son contenu, on peut dire que la Bible a pour trame la relation entre un Dieu et des hommes, où est souvent fait référence à des alliances entre ce Dieu et le peuple d'israël puis à une bonne nouvelle accomplie en paroles et en actes par un des membres de ce peuple, Jésus de Nazareth, le tout rédigé et compilé par des hommes réels ayant foi en un Dieu réel. De plus, si l'histoire des hommes connaît le meilleur comme le pire, cela n'est pas occulté dans la Bible. Le merveilleux de l'histoire biblique, c'est alors la fidélité d'un Dieu pour tous les hommes même pécheurs, pauvres prêts à tout pour survivre, riches prêts à tout pour s'enrichir d'avantage, violents, lâches, ou hommes qui cherchent sincèrement à être justes, à aimer en vérité, c'est la fidélité d'un Dieu qui montre que l'homme a devant lui ce qui vivifie ou ce qui est mortifère et qui lui propose de choisir la vie. Appréhender sa trame La brève description ci-dessus donne à voir une certaine complexité de la Bible et c'est déjà une bonne chose si on ne considère pas cet ouvrage comme un tout homogène où serait exprimé toujours la même chose, toujours de la même manière, où l'on aurait finalement pas vraiment besoin de faire preuve d'intelligence! Mais considérer ainsi la Bible peut alors nous rebuter à en faire lecture. Regardons alors sa trame un peu plus précisément, telle qu'elle nous est parvenue. Parmi diverses possibilités et en considérant surtout les livres principaux par rapports aux autres écrits, on peut effectuer un découpage en trois périodes. On entend ici par autres écrits les livres dont leur absence n'empêcherait pas de comprendre les alliances que Dieu, d'après la Bible, a fait avec les hommes. Pour l'ancien Testament on peut distinguer d'une part les livres plus historiques que prophétiques (du point de vue littéraire) tel que l'ensemble 1 et 2 Chroniques - Esdras - Néhémie, et d'autre part les livres qui énoncent surtout des règles de conduite, tel le livre des Proverbes, et les livres qui cherchent à édifier par des histoires, tel le livre de Job. Pour le Nouveau Testament, on peut distinguer les lettres plus ou moins épistolaires, plus ou moins didactiques, et l'apocalypse. Concernant certains de ces autres écrits, on trouvera sur le blog à la rubrique La Bible dans la série de En préambule : à une lecture des psaumes, aux écrits dits de sagesse, à une lecture des épîtres du Nouveau Testament, à l'apocalypse et à la pensée apocalyptique. On trouvera également En préambule à une lecture des évangiles. On peut d'ailleurs conseiller, en particulier au chrétien, de commencer par lire ces évangiles, avant une lecture du reste de la Bible (pour information, l'évangile selon Marc est le plus court). Ce découpage en trois périodes n'est pas l'un de ceux qui sont traditionnels à nos Bible depuis déjà plusieurs siècles tel que pour l'ancien Testament : Loi (ou Pentateuque ) - Prophètes - Écrits, ou bien Pentateuque - Livres historiques - Livres de sagesse - Livres prophétiques ; ou du moins, il n'est pas tout à fait identique à ces découpages. À noter que ce découpage tient compte de la Bible telle qu'elle se donne à lire, c'est-à-dire sans se référer d'une part 3/11 Version au 23 février 2015 Denis Gaultier au possibles corrélations ou contradictions entre le texte et l'histoire telle que nous pensons avoir découvert comment elle fut, et sans se référer d'autre part à l'histoire de la rédaction des textes telle qu'elle semble avoir été. Ce découpage a donc été réalisé, ou plutôt il s'est donné à voir, suite à une lecture sans a priori, c'est-à-dire sans se laisser enfermer par les découpages traditionnels, tout comme on peut lire la Bible sans se laisser enfermer par le découpage en chapitres et versets, ou par la présence des titres et sous-titres qui ne sont rien d'autre que des ajouts de traducteurs ou d'éditeurs et qui visent à mieux se repérer ou bien à mettre en valeur tel ou tel aspect du texte ou de la compréhension qu'en ont eu ces personnes et qui ne sera pas nécessairement la nôtre. Un lecteur ne devrait pas être réduit ou se réduire à être le réceptacle d'une interprétation établie par d'autres, y compris donc celle qui suit, car alors ce n'est plus la Bible qu'il lit, c'est ce commentaire autorisé. Avec ce découpage, on est donc amené à considérer trois périodes. Dans ces périodes, il est question à chaque fois du fondement de la Loi et de commandements, de prophètes et prophétesses, de bonnes nouvelles (Dieu veut le bien de l'homme à toute période). Mais chacune de ces périodes a une abondance particulière. La première abonde en commandements, la deuxième en prophéties, la troisième en bonnes nouvelles (annoncées et réalisées). Par fondement de la Loi, on entend ceci : «Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de tout ton être et de toute ta force» et ce qui lui est d'égal importance : «Tu aimeras ton prochain comme toi-même» que l'on distingue, même s'il s'appuie sur ce fondement, de tout autre commandement, qu'il soit contextuel à une époque ou plus intemporel, voire permanent. De plus, chacune de ces périodes à un personnage illustre : Moïse, Élie, Jésus. Chaque période à aussi un lieu particulier de la présence de Dieu, remplaçant celui d'avant, qui sont, d'après la Bible : nuée (présente à ceux qui suivaient Moïse au désert) puis tente de la rencontre (sorte de temple transportable), Temple (premier puis second) à Jérusalem (en dur et donc désormais fixe), Jésus- Christ présent physiquement puis spirituellement après sa résurrection, en particulier lors des repas qui font mémoire de sa Pâque. Le temps des commandements peut se voir comme étant raconté du début du livre de la Genèse jusqu'au terme du livre des Juges. On peut en effet considérer une continuité narrative s'achevant par : «À ce moment-là, les fils d'israël se dispersèrent chacun dans sa tribu et dans son clan et, de là, ils repartirent chacun dans son patrimoine. En ces jours-là, il n'y avait pas de roi en Israël. Chacun faisait ce qui lui plaisait» (livre des Juges 21,24-25). Dans cette longue séquence, les ossements de Joseph cet homme par qui Dieu permit à l'égypte, d'après la Bible, d'être une terre de salut pour les ascendants du peuple d'israël furent comme symboliques de la réalisation des promesses données par Dieu, en particulier celle d'une terre «ruisselante de lait et de miel» : «Puis Joseph fit prêter serment aux fils d'israël : Lorsque Dieu interviendra en votre faveur, vous ferez remonter mes ossements d'ici» (livre de la Genèse 50,25) ; «Moïse prit avec lui les ossements de Joseph, car celui-ci avait exigé des fils d'israël un serment en leur disant : Dieu ne manquera pas 4/11 Version au 23 février 2015 Denis Gaultier d'intervenir en votre faveur ; alors vous ferez monter d'ici mes ossements avec vous» (livre de l'exode 13,19) ; «Quant aux ossements de Joseph, que les fils d'israël avaient emportés d'égypte, on les ensevelit à Sichem, dans la portion de champ que Jacob avait achetée pour cent pièces d'argent aux fils de Hamor, père de Sichem ; ils firent partie du patrimoine des fils de Joseph» (livre de Josué 24,32). Concernant le temps des prophètes, on peut considérer qu'il débute par l'histoire de la foi d'une femme qui reçut de Dieu le don d'une fécondité et qui offrit à Dieu le fruit de ce don : Samuel qui fut un grand prophète (cf. premier livre de Samuel au chapitre premier). Dans cette seconde séquence de la Bible, on y lit que si Dieu a fait deux alliances sur deux maisons (lignées) particulières, celle du grand prêtre qui commença avec Pinhas où Dieu offrit un «sacerdoce à perpétuité» et celle du roi qui commença avec David où Dieu offrit «un trône à jamais affermi», dès le début de ce temps des prophètes, Eli, un grand prêtre, ainsi que ses fils mirent à mal l'alliance avec Dieu concernant le sacerdoce, et l'alliance concernant la royauté y fut elle aussi mise à mal. La conséquence en fut l'exil, la déportation (en plusieurs fois) d'une partie conséquente du peuple d'israël jusqu'en Babylonie. L'alliance sacerdotale fut annoncée au temps des commandements (livre des Nombres 25,10-13), tandis que l'alliance royale fut annoncée au temps des prophètes (second livre de Samuel, chapitre 7). Mais c'est durant ce temps des prophètes que l'une et l'autre ne furent pas respectées (L'histoire concernant le grand prêtre Eli et ses fils court, par intermittence, du verset 2,12 du premier livre de Samuel jusqu'au verset 2,27 du premier livre des Rois). Cependant, malgré cette période d'exil, il nous est dit que le prophète Jérémie annonça que ces deux alliances sont maintenues (livre de Jérémie 33,17-26). Et au retour d'exil, les deux lignées furent en effet encore présentes à travers le gouverneur Zorobabel, prince issu de la dynastie davidique, et Josué, grand prêtre (cf. livre d'aggée et livre de Zacharie). Mais cette longue période fut aussi celle de l'annonce d'un temps de promesses allant au-delà d'un retour d'exil car, en définitive, l'homme n'arrive pas à se sauver seul, à suivre et à assumer les conséquences de ce qu'il lui revient d'être et de faire concernant les alliances conclues entre lui et Dieu. Il y eut donc également l'annonce d'un prophète Élie (d'une personne ayant le même esprit prophétique qu'élie comme l'a eu son disciple Élisée et comme l'aura donc Jean le baptise, fils du prêtre Zacharie : cf. livre de Malachie 3,22-24 et évangile selon Luc 1,13-17), annonce d'un «fils d'homme» dans le livre de Daniel, etc. «Tous les prophètes qui ont successivement parlé, depuis Samuel, ont aussi annoncé ces jours-là» (Actes des apôtres 3,24). Ces «jours-là» concernent, pour le chrétien, la troisième période, celle de l'évangile, c'est-à-dire de la Bonne nouvelle en Jésus-Christ. Or, il y a en Jésus l'accomplissement de l'attente de trois personnages : un prophète comme Moïse (cf. Deutéronome 18,18, évangile selon Jean 1,19-21 ; 6,14-15), un messie prêtre et un messie roi. Avec le récit de la transfiguration (évangile selon Marc 9,2-10), on retrouve également Moïse et Élie qui avait eu, d'après la Bible, une singulière expérience de rencontre avec Dieu (livre de l'exode 33,18-34,8, premier livre des Rois 19,9-18) 5/11 Version au 23 février 2015 Denis Gaultier dans chacune de nos deux premières périodes et bien sûr ce Jésus de Nazareth par qui Dieu est révélé comme jamais : «Qui m'a vu à vu le Père» (cf. évangile selon Jean 14,9). Et c'est bien cette Bonne Nouvelle en Jésus-Christ qui a saisi et saisit encore nombre d'hommes et de femmes qui veulent alors s'en faire les témoins. Or pour en être des témoins avec foi et raison, lire et surtout appréhender avec discernement le contenu de la Bible fait partie des moyens fort utiles à cela. Lire en lecteur averti Cette considération de l'histoire biblique en trois périodes a sûrement ses limites. Elle a toutefois pour avantage de montrer une alliance entre Dieu et les hommes plus évolutives, dynamiques, et surtout en au moins trois étapes (et non en deux comme pourrait le sous-entendre les expressions d'ancien et de nouveau testament). Cela peut amener à considérer entre chaque période des continuités, des nouveautés, des choses devenues caduques, des choses qui peuvent nous paraître désormais étranges, exotiques, même si pour un chrétien la troisième période reste la plus singulière et fait pendant aux deux autres : «La Loi et les Prophètes vont jusqu'à Jean [le baptiste]. Depuis lors, la bonne nouvelle du Royaume de Dieu est annoncée et tout homme y entre de vive force» (évangile selon Luc 16,16). Nous y voyons donc que l'homme et sa relation à Dieu ne sont pas intemporels : ce que Dieu a fait connaître à l'homme et ce que l'homme en a compris, à raison et à tort, n'est donc pas sans lien avec la longue histoire des hommes qui contient progrès et parfois régressions. Autrement dit, la connaissance de Dieu comme de l'homme ne se fait pas en dehors de l'univers conceptuel de ce dernier, des connaissances qu'il a de lui-même comme de son environnement et de son recul par rapport à ses propres croyances. De plus, la Loi, son fondement et les commandements que les hommes avaient considérés ou considèrent encore comme liés à ce fondement, le discours d
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