Emma Autobiographie

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Camille Lynch AUTOBIOGRAPHIE DE CAMILLE CHAPITRE 1: Pacte autobiographique Chère inconnue, cher inconnu, En lisant ses premières lignes, vous rentrez dans un monde…

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Camille Lynch AUTOBIOGRAPHIE DE CAMILLE CHAPITRE 1: Pacte autobiographique Chère inconnue, cher inconnu, En lisant ses premières lignes, vous rentrez dans un monde différent du vôtre, vous rentrez dans MON monde. Madame, Monsieur, Je vais vous raconter ma vie. Elle est assez courte, treize ans mais il y a une chose qui va me marquer à vie: mon déménagement. Je vais essayer de ne pas transformer la réalité, en tout cas ma perception de la réalité. Si je m’adresse à vous en vous appelant inconnu(e), c’est parce que je n’aime pas trop raconter ma vie à tout le monde. Je préfère me raccrocher à l’idée que je ne vous connais pas et que je ne rencontrerai jamais (mais bon, on ne sait jamais…). Vous vous demandez sûrement, pourquoi j’écris? Tout simplement, pour garder un souvenir de cette époque, le plus vrai possible. Je m’imagine déjà dans quarante ans relisant cette autobiographie en me replongeant dans ma jeunesse. Voici mon histoire… CHAPITRE 2: Naissance Le 25 Novembre 2005, à 21h40, mes parents se dirigent avec des amis vers le cinéma pour voir « Match Point » réalisé par Woody Allen. Mon accouchement était prévu 5 jours plus tard mais visiblement, j’étais pressée de sortir… Ils commencent à regarder le film, tout se passe bien. A la moitié du film, tout se passe toujours bien. C’est vers la fin du film que ma mère se dirige vers les toilettes parce qu’elle sentait quelque chose de bizarre. En réalité, elle était en train de perdre les eaux! Mes parents retournèrent à pied chez nous, sous la neige qui venait de tomber, ce qui est très rare à cette époque-là en Belgique. Ils ont marché vingt minutes, ma mère agrippée au bras de mon père afin d’éviter de glisser sur le verglas. Une fois arrivés à la maison, ma mère s’est changée, a pris une douche et a fait sa valise. Pue de temps après, mon père pris le volant et nous conduisit à l’hôpital. Une heure du matin avait sonné. C’est seulement dans l’ascenseur que mes parents se décidèrent sur le choix final de mon prénom. Ils hésitaient entre Camille et Charline. Les infirmières emmenèrent ma mère dans une chambre privée. Durant toute la nuit, j’ai essayé de sortir mais c’est seulement à 8h31 du matin, le 26 novembre 2005, que finalement, j’ai réussi ma sortie…ou plutôt mon entrée dans le monde non aquatique! Enfin! Une fois sortie du ventre, mon père coupa le cordon ombilical et une infirmière me posa délicatement sur le ventre de ma chère mère. Je suis le premier bébé de la famille et le premier petit-enfant du côté de mon père. Mes tantes, oncles, grands- parents et certains amis de mes parents vinrent faire ma connaissance. Après trois jour à l’hôpital, nous sommes rentrés - à trois - à la maison et j’ai découvert l’endroit où j’allais passer les prochaines années de ma vie…Et c’est parti pour de nouvelles aventures! CHAPITRE 3: Souvenirs d’école… Je me souviens que lorsque j’avais neuf ans, ma professeure était folle. Elle n’était peut-être pas réellement folle mais elle nous paraissait bizarre et, en tout cas, son enfance l’avait traumatisée. Elle nous racontait souvent des histoires de cette époque; elle a dû nous en raconter une dizaine, peut-être même une vingtaine. Mais seules quelques unes me reviennent à l’esprit. Dans la classe, nous aimions bien lorsqu’elle passait plus d’une demi-heure à nous raconter l’une de ses histoires farfelues. Vous vous en doutez sûrement, c’était notamment parce qu’on perdait du temps de cours mais pas seulement. Nous aimions également l’écouter raconter ses histoires car elle s’exprimait de façon bien particulière, rajoutant d’invraisemblables détails, mimiques et bruitages, ce qui rendait son récit assez drôle et dynamique, même si l’anecdote elle-même était parfois triste. J’imagine que vous aimeriez bien que je vous en raconte une. Je vous fais ce plaisir, en voici quelques unes: celles de son frère qui coupait des belles images dans les livres de collection de sa mère et les encadrait afin de les vendre pour se faire un peu d’argent; ou celle de son frère - toujours le même - qui sonnait aux portes avec son uniforme de scout pour demander un peu d’argent en faisant croire que c’était pour financer son camp d’été; ou encore, celle de sa mère, qui se mettait très en colère et qui lançait des assiettes dans toute la maison ou même des casseroles pleine de nourriture…; et enfin, celle de ma professeure qui, à l’âge de seize ans, se mettait tellement en colère qu’elle retournait toute seule, malgré son poids plume, le grand canapé du salon, comme si la colère la transformait en incroyable Hulk! Rassurez-vous, elle s’en est finalement bien sortie, évitant de s’inspirer de sa mère et développant une bonne relation avec ses élèves.
 CHAPITRE 4: Les piqûres et moi Les piqures et moi ne font pas un. Mais alors là, pas du tout! L’année dernière, avec l’école, nous avons dû en faire une, la CATA!!! J’ai tenté de me raisonner en me disant qu’il était inutile de stresser pour une simple piqûre mais, rien à faire… Quand ce fût mon tour, j’avais la teinte élégante d’un fantôme blanc comme un linge. Je pénétrais dans la salle où l’on allait me faire la piqûre comme si je rentrais dans une salle de torture. L’infirmière - ou plutôt, le bourreau - me regardait d’un air qui se voulait amical, mais qui me semblait plus sadique qu’autre chose. Je m’approchais, sentant mes dernières heures arriver. Je m’asseyais sur une simple chaise en bois, comme si je m’asseyais sur la chaise électrique. Quand le bourreau approcha l’aiguille, c’est comme s’il approchait les électrodes de mon corps. Quand l’aiguille se planta dans ma chair, c’est comme s’il activait les électrodes. Et quand le liquide rentra doucement dans ma peau et que je le sentis se répandre dans tout mon corps, c’est comme si mon bourreau augmentait le nombre de volt pour bien faire souffrir le condamné… J’envisage la prochaine fois de faire semblant de tomber dans les pommes avant même d’atteindre la salle de torture. Problème résolu. CHAPITRE 5: Vacances à la mer Au premier plan, nous pouvons voir un banc de coquillage. Au centre, ma cousine - Camilla - et moi, accroupies. Camilla, avec un chapeau blanc, un pull bleu marine (à la côte bretonne, il fait bien froid), un pantacourt blanc, un t-shirt blanc et des bottes bleues marines. A sa droite, je suis habillée d’un pull gris foncé, d’un pantacourt blanc et, dans les cheveux, un bandeau rose à fleurs blanches. Je suis pieds nus. Entre ma cousine et moi, il y a deux seaux. L’un des deux avec des dessins et, devant celui-ci, un seau rouge, plut petit. Autour de nous, des rochers avec des algues. Au dernier plan, du sable avec des empreintes de pas. Nous étions en train de ramasser des coquillages, une de nos activités préférées. Nous cherchions (et, à l’heure actuelle, nous cherchons toujours la même chose) des tourelles, des petits oursins (en réalité, ce sont de petites boules aplaties, des petits coquillages blancs de maximum deux centimètres de diamètre avec un trou au centre), les porcelaines (puces ou arctiques), les buccins, les patelles (rugueuses ou communes), etc. Nous passions des heures et des heures à chercher les perles rares (avec l’ensemble de mes cousines en général). Ensuite, nous nous mettions sur le perron de la maison avec un grand bol d’eau savonneuse pour y tremper les coquillages et leur enlever l’odeur de la mer. Celle qui avait le plus de tourelle gagnait. J’emportais souvent ce concours. Ces moments passés avec mes cousines sont d’excellents souvenirs, qui me manquent. Cela fait maintenant trois ans - depuis mon arrivée au Chili - que je n’ai plus eu l’occasion de partager ces recherches de coquillages avec elles et les discussions variées qui y étaient liées.
 CHAPITRE 6: Bonjour - Hola - Hello - Goeiendag! Maintenant que vous me connaissez déjà mieux, que vous connaissez plusieurs anecdotes de ma vie, je vais vous parler d’un sujet un peu moins personnel: les langues, que je parle ou pas, que je voudrais parler ou que je suis censée parler. Nous allons commencer par les langues que je parle le mieux: le français et l’espagnol. En ce qui concerne le français, je n’ai pas grand chose à raconter puisque c’est ma langue maternelle. En ce qui concerne l’espagnol, c’est totalement différent: j’ai dû apprendre cette langue en six mois. Comme vous le savez déjà, j’ai déménagé du jour au lendemain; mon frère et moi avons été informé exactement un mois avant notre envol vers le Chili. Donc, nous n’avons pas eu le temps de prendre des cours d’espagnol avant le départ (même si cela n’aurait probablement pas servi à grand chose puisque le chilien est très différent de l’espagnol d’Espagne). Aujourd’hui, comme j’entame ma quatrième année au Chili, je me débrouille assez bien dans cette langue. Dans le futur, je voudrais outre le français et l’espagnol, parler également l’anglais et le néerlandais (langue que je dois obligatoirement apprendre si je vis en Belgique). Français: ok, nickel. Espagnol: ok por ahora (j’espère ne pas l’oublier en rentrant). Anglais: more or less. Néerlandais: helemaal niks (« pas du tout »), j’ai malheureusement oublié le peu que je connaissais en arrivant au Chili. Les recherches montrent que l'apprentissage d'une nouvelle langue permet non seulement l'acquisition d'éléments linguistiques mais aussi l'intégration de nouvelles façons de penser, de nouveaux comportements et de s’imprégner de cultures différentes. Il paraît même que cela diminue le risque de démence sénile. C’est déjà ça de gagné!
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