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    Encyclopédie berbère   13 | Chèvre – Columnatien Cirta (voir Constantine) S. Bertrandy Édition électronique URL : http://encyclopedieberbere.revues.org/2289ISSN : 2262-7197 Éditeur Peeters Publishers Édition imprimée Date de publication : 1 février 1994Pagination : 1964-1977ISBN : 2-85744-696-9ISSN : 1015-7344  Référence électronique S. Bertrandy, « Cirta », in Gabriel Camps (dir.), 13 | Chèvre – Columnatien , Aix-en-Provence, Edisud(« Volumes », n o  13) , 1994 [En ligne], mis en ligne le 01 mars 2012, consulté le 02 mai 2017. URL :http://encyclopedieberbere.revues.org/2289 Ce document a été généré automatiquement le 2 mai 2017.© Tous droits réservés  Cirta (voir Constantine) S. Bertrandy   Situation et site 1 Au centre d’un bassin de terres marneuses propices, dès l’Antiquité, àla culture descéréales et à l’élevage, Cirta occupe un vaste rocher de calcaire turonien (Crétacé), soulevéentre des failles. 2 Alors qu’elle domine à l’ouest une région de collines tertiaires peu marquées, au nord et àl’est, la ville est encore isolée par les gorges profondes de l’oued Rhumel (Ampsaga) quis’est enfoncé sur place dans un canyon d’une longueur de 1 500 mètres environ, auxparois verticales impressionnantes (35 mètres de hauteur à l’entrée des gorges et près de200 mètres à la sortie). 3 Le rocher, inexpugnable sur ces trois côtés, affecte la forme d’un trapèze, s’abaissant dunord-ouest vers le sud-est – de la Kasbah (644 mètres d’altitude) à la pointe de Sidi Rached(580 mètres d’altitude). Sa surface aux dimensions imposantes (1 100 mètres sur 770mètres) n’est accessible qu’au sud-ouest par un isthme, bordé de pentes abruptes, jadisbeaucoup plus étroit, qui le relie au Koudiat Ati, plateau voisin de conglomérat tertiairearasé à la fin du siècle dernier.  CirtaEncyclopédie berbère, 131  Le rocher de Constantine vu de l’est (Photo F. Bertrandy) 4 De l’autre côté du Rhumel, au nord-est et au sud-est de laville, s’élèvent les falaises de lacolline de Sidi M’Cidet les hauteurs d’El Kantara. Dans son ensemble le rocher de Cirta constitue une forteresse naturelle qui, très tôt, a attiré les hommes.  Tessons et vase peints du style de Tiddis trouvés dans la grotte des Pigeons à Constantine, III e  et II e siècle av. J.-C. (Dessin G. Marçais) CirtaEncyclopédie berbère, 132  5 Il est douteux que le nom de Cirta soit un mot d’srcine phénicienne signifiant « ville ».Sur les monnaies de Cirta, à légendes néopuniques et datées de la fin du II e siècle avantnotre ère, on lit, en effet, KRTN (Kirthan) avec un kaph. Or le terme phénicien QRT (Qart) débute par un qoph (Mazard, Corpus, n° 523-529). Il faut donc plutôt attribuer à ce nom unesrcine libyque.  Des srcines à la conquête romaine 6 La région de Cirta a été très tôt occupée par l’homme puisqu’une importante série degalets aménagés d’âge villafranchien a été trouvée sur le plateau de Mansourah. Desindustries acheuléennes ont été reconnues sur ce même plateau ainsi qu’à OuledRahmoun près du Kroubs. L’Atérien est présent au Djebel Ouach et, à Constantine même,dans les grottes du Mouflon et des Ours qui s’ouvrent sur les flancs de la colline de SidiMçid. La fréquentation du site à l’Ibéromaurusien et au Capsien supérieur a laisséquelques traces, mais c’est surtout au Néolithique que les grottes et abris de la région ontconnu une occupation importante. Les mêmes lieux servirent d’habitats auxPaléoberbères qui, au cours du I er  millénaire av. J.-C, construisirent des monumentsmégalithiques (dolmens du Jardin de Salluste et du Kheneg), des bazinas* et autrestumulus. A cette même époque appartiennent les poteries peintes dites du « style deTiddis » qui présentent les mêmes caractéristiques techniques et les mêmes décors que lacéramique « kabyle » actuelle. 7 La première mention de Cirta remonte à la fin du III e  siècle avant J.-C. (Tite Live, XXTX,32). Elle est alors la capitale du roi masaessyle Syphax avant de devenir, après sa défaiteen 204/203, celle du massyle Massinissa. Ce dernier, quia soutenu Scipion l’Africaincontre Carthage, se voit confirmer dans son pouvoir sur la Numidie orientale(204/203-148). Il trouve à Cirta Sophonisbe, l’épouse de Syphax, dont il tombe éperdumentamoureux, mais qu’il est obligé de sacrifier pour conserver l’amitié romaine. 8 Pendant son long règne et celui de ses successeurs, principalement Micipsa (148-117), Cirta, à la manière des grandes cités hellénistiques, acquiert opulence, prestige etembellissement architectural. Il semble bien que les moyens financiers mis en œuvrepour ces fastes ait été le produit des ventes de céréales dont la Numidie, à l’instar de l’  Africa, commence a être productrice et exportatrice. La frappe régulière de monnaies,certes en bronze, en est l’illustration. A la fin du II e siècle avant J.-C, Cirta aurait même euune autonomie monétaire avec des magistrats ordonnant les émissions : leurs noms,BDMLQRT et HNA, figurent au droit des monnaies (Mazard, Corpus, n° 523-529). 9 L’ouverture au monde méditerranéen introduit dans le royaume et singulièrement à Cirta, la capitale, de nombreux étrangers qui font de la cité une ville cosmopolite. Là se croisent,après 146, Puniques réfugiés (prêtres, artisans), Grecs (pédagogues, artistes, soldats auservice de l’armée numide), Romano-Italiens qui contrôlent peu à peu les activitéséconomiques. Ces derniers servent souvent d’intermédiaires entre les autorités numideset l’Orient méditerranéen, voire la république romaine. 10 Les souverains numides ont été les propagateurs de la langue punique dans leur royaumeau point que la société de Cirta, au regard de l’onomastique des stèles votives dusanctuaire de Ba‘al Hammon, a été profondément punicisée. On peut se demanderd’ailleurs qu’elle est la part des Numides punicisés et celle des réfugiés carthaginois pro-numides accueillis à Cirta après 150, ou après 146. CirtaEncyclopédie berbère, 133
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