Article. «Philosophie transcendantale et objectivité physique» Jean Petitot. Philosophiques, vol. 24, n 2, 1997, p

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Article «Philosophie transcendantale et objectivité physique» Jean Petitot Philosophiques, vol. 24, n 2, 1997, p Pour citer cet article, utiliser l'information suivante : URI: DOI: /027459ar Note : les règles d'écriture des références bibliographiques peuvent varier selon les différents domaines du savoir. Ce document est protégé par la loi sur le droit d'auteur. L'utilisation des services d'érudit (y compris la reproduction) est assujettie à sa politique d'utilisation que vous pouvez consulter à l'uri https://apropos.erudit.org/fr/usagers/politique-dutilisation/ Érudit est un consortium interuniversitaire sans but lucratif composé de l'université de Montréal, l'université Laval et l'université du Québec à Montréal. Il a pour mission la promotion et la valorisation de la recherche. Érudit offre des services d'édition numérique de documents scientifiques depuis Pour communiquer avec les responsables d'érudit : Document téléchargé le 14 August :14 PHILOSOPHIQUES, VOL. XXIV, N 0 2, AUTOMNE 1997, P PHILOSOPHIE TRANSCENDANTALE ET OBJECTIVITÉ PHYSIQUE* rti JEAN PETITOT Dans son remarquable ouvrage Le problème mathématique de Vespace. Une quête de l'intelligible (Springer, 1995) issu de sa thèse de l'ehess accomplie sous ma direction, Luciano Boi redéploie les problèmes philosophiques liés à l'implication des théories géométriques dans les théories physiques. Il reprend en particulier certains éléments de philosophie transcendantale sur l'actualité desquels j'insiste depuis longtemps. Dans cette note, j'aimerais revenir sur les raisons qui me font penser qu'une lecture transcendantaliste de la physique moderne est possible, non seulement possible mais pertinente, non seulement pertinente mais imposée par la nature même des théories. La physique moderne offre une remarquable leçon de philosophie. Elle commence à rendre l'épistémologie décidable. C'est dire que les thèses philosophiques n'ont plus à être débattues spéculativement mais argumentées à partir de résultats scientifiques. Disons d'abord un mot sur la possibilité d'opter pour une perspective transcendantaliste alors que c'est une idée reçue que Kant est complètement obsolète depuis les geometries non euclidiennes et la logique de Bolzano. J'adopte une lecture «charitable» des grands philosophes. Ce qui m'intéresse en eux n'est pas tant la lettre de leur texte que l'opérativité de leur pensée relativement à des problèmes fondamentaux. Je les lis comme des savants et j'estime que les enfermer dans la prison exégétique de leur œuvre pour en faire ce que Husserl appelait «des poètes du concept», c'est les condamner à mort. C'est dire que pour moi Kant est un fondateur et un initiateur, celui de l'orientation transcendantale en philosophie, comme l'étaient pour d'autres orientations Euclide, Descartes, Hume ou Leibniz. On admet bien que les formalistes hilbertiens puissent se réclamer du point de vue axiomatique d'euclide, ou les phénoménologues husserliens de celui de Descartes, ou encore les empiristes contemporains de celui de Hume sans être pour autant victimes d'une nostalgie archaïsante. Et pourtant il est certain que Euclide, Descartes ou Hume sont loin, fort loin, des sciences Ge texte reprend à la fois mon exposé au colloque organisé par le professeur Robert Nadeau à l'université McGiIl en mai 1996 sur l'ouvrage de Luciano Boi et un exposé sur la philosophie de Bernard D'Espagnat à paraître aux Éditions Diderot. 368 PHILOSOPHIQUES modernes. Pourquoi n'en irait-il pas de même pour Kant et le transcendantalisme qui en sont incommensurablement plus proches? Bref, il n'y a pour moi aucune obstruction de principe à une actualité du transcendantalisme et cela malgré la guerre incessante que lui ont fait les logicistes et positivistes soucieux de rétablir le dogmatisme logique dans ses droits scolastiques pré-critiques. Ceci dit, il est évident que la possibilité d'une approche transcendantaliste de la physique moderne exige un remaniement profond de Kant et passe en particulier par la disjonction de deux dimensions qui se trouvent chez lui mal distinguées : d'une part la dimension constitutive (doctrine de la constitution des objectivités) et d'autre part la dimension cognitive (le fait que c'est une conscience qui est constituante). Kant a découvert la problématique de la constitution, à savoir qu'il existe des principes prescriptifs (et non pas descriptifs) de la réalité physique. Comme l'affirmait Hans Reichenbach, il s'agit là d'un «résultat philosophique eminent». Mais, chez Kant, le constitutif reste fondé sur une base cognitive (théorie représentationaliste, doctrine des facultés, etc.). Comme le soulignait Schlick, chez Kant les principes constitutifs sont caractéristiques de notre conscience représentationnelle. D'où le subjectivisme transcendantal. Dans ma lecture de Kant je mets au premier plan la problématique de la constitution et au second plan celui des structures (innées ou non) de la conscience constituante. Certes l'espace et le temps comme formes des phénomènes sont «mentaux» au sens où notre appareil perceptif est un appareil de mesure du signal optique (et même un extraordinaire appareil de mesure). Mais leur fonction est très particulière. Elle est de formater les informations (ce que Kant appelait le divers pur de la sensation). À ce titre, ce sont des formes complètement «désubjectivisées 1». Il en va de même en Mécanique quantique où ce n'est pas parce que les phénomènes n'existent que mesurés par des appareils que la réalité physique se réduit pour autant à un «solipsisme» d'appareil. L'approche constitutive me paraît donc être exemplairement juste pour la mécanique classique et parfaitement prolongeable à la physique moderne, à condition bien sûr de la recentrer sur le problème des conditions de possibilité de l'expérience et de la connaissance scientifique, c'est-à-dire sur celui de l'auto-limitation de la connaissance objective relativement à toute ontologie et, par conséquent, sur son incompatibilité avec une logique naturelle de choses en soi substantielles, individuées et indépendantes possédant des propriétés. 1. D'ailleurs les travaux de neurosciences montrent à quel point la représentation neuronale de l'espace est compliquée et n'a rien à voir avec la géométrie. Elle repose sans doute sur des phénomènes de synchronisation d'oscillateurs neuraux. Voir Petitot [1994a]. PHILOSOPHIE TRANSCENDANTALE 369 Les moments transcendantaux de la physique théorique classique Pour voir qu'une approche transcendantale de la physique moderne est possible, revenons un instant sur le grand texte physique de Kant, à savoir les Premiers Principes Métaphysiques de la Science de la Nature (PPM) si profondément analysés par Jules Vuillemin dans Physique et Métaphysique kantiennes 2. Essayons d'en formuler brièvement le sens en un langage un peu plus moderne. Phoronomie (Cinématique) Dans la cinématique, qui spécifie les catégories de la quantité et les «Axiomes de l'intuition» réglant la fonction des grandeurs extensives, deux problèmes sont traités. (a) La façon dont la mesure advient, sous forme d'arithmétisation, de coordonnées, et surtout de métrique, à l'espace et au temps purement phénoménologiques. L'espace comme forme de présentation et medium de manifestation (intuition pure) devient géométrie (intuition formelle) en vue de la physique et sa structure euclidienne est inséparable des principes de la mécanique (principe d'inertie et géodésiques rectilignes). (b) Les mouvements rectilignes uniformes et le groupe d'invariance de la relativité galiléenne. Cela recouvre d'une part les symétries de l'espace/temps : translations temporelles, translations et rotations spatiales, etc. (Il faut insister sur le fait que Kant est le premier philosophe à avoir affirmé, contre les dogmatismes logiques métaphysiques (leibniziens par exemple), que l'existence de symétries spatiales était constitutive de l'objectivité physique). Cela recouvre d'autre part Ie groupe proprement cinématique des transformations galiléennes (mouvements rectilignes uniformes). D'où l'affirmation du rôle constitutif du principe de relativité. Ainsi que le note J. Vuillemin : «c'est le principe de la phoronomie qui fournit la véritable démonstration de l'esthétique transcendantale» et «c'est la relativité du mouvement qui rend transcendantalement nécessaire la subjectivité de l'espace [son idéalité transcendantale] 3». On voit à quel point on est loin de tout idéalisme subjectif et solipsiste. Notons d'ailleurs que, pour Kant, la loi d'addition des vitesses dans la relativité galiléenne n'avait rien d'évident et constituait même un problème central. En effet, les vitesses sont des grandeurs intensives et non pas extensives. Leur additivité (leur vectorialité) doit donc être démontrée en accord avec leur intensivité et cela ne va pas de soi 4. Le mouvement n'est pas 2 Vuillemin [1955]. 3. Vuillemin [1955], p On dirait maintenant que les vitesses appartiennent, non pas à R 3, mais à ses espaces vectoriels tangents 7^R 3 (qui ne sont isomorphes à R 3 que parce que ce dernier est lui-même un espace vectoriel). 370 PHILOSOPHIQUES un mode de l'espace et l'additivité n'est pas que géométrique. Elle est cinématique. Dynamique Le débat avec Leibniz Comme qualité (et non plus comme quantité), la matière est remplissement de l'espace. Ce remplissement est très différent d'une simple «occupation» (anti-cartésianisme). C'est un processus dynamique et énergétique propre à «l'intériorité» substantielle de la matière. C'est ici l'un des points où le débat de Kant avec Leibniz est le plus serré. Pour Leibniz, l'espace est imaginaire. L'intériorité substantielle, la substance-force réelle, est hors espace, bien qu'elle s'exprime spatialement. Kant maintient cette intériorité substantielle, mais seulement à titre de fondement. Toutefois, comme elle est d'ordre nouménal, elle ne peut pas être introduite dans le domaine de l'objectivité. Elle doit être déterminée à travers sa seule extériorisation (sa spatio-temporalisation à travers le mouvement). Il s'agit par conséquent de conquérir un concept purement spatiotemporel de Dynamique qui ne relève plus de la chose en soi. Mais cela implique la fondation de la Dynamique dans la Phoronomie. Or, comme y insiste J. Vuillemin : «que la Dynamique présuppose la Phoronomie, cela signifie la possibilité d'une révolution copernicienne concernant la catégorie de substance, révolution qui est sans doute le cœur de l'idéalisme kantien» (p. 87). C'est effectivement là que les catégories de la qualité se disjoignent irréversiblement du concept traditionnel (ontologique et métaphysique) de substance. Le remplissement de l'espace/temps par la matière est une tension dynamique pour l'occupation. Il est le résultat du conflit de forces fondamentales attractives et répulsives engendrant la cohésion des corps, leurs phases matérielles et leurs interactions. Ces forces fondamentales «primitives internes» qui doivent être bien distinguées des forces «derivatives externes» que sont les forces mécaniques ont un être opaque qui s'exprime phénoménologiquement par des qualités, en l'occurrence par des grandeurs intensives. Kant va donc élaborer dans la Dynamique le traitement mathématique des grandeurs intensives. Mais l'on voit que cela laisse entièrement ouvert le problème du concept dynamique de matière. L'intériorité substantielle génératrice des qualités dynamiques demeure en fait hors construction. C'est un problème central abordé dans Y Opus Postumum 5 et légué par Kant à l'avenir. 5. J'ai analysé ailleurs cette Critique de la Raison Physique» qu'est YOpus Postumum. Voir Petitot [1990b] et [199Ic]. PHILOSOPHIE TRANSCENDANTALE 371 VOpus Postumum et la physique des formations phénoménales Dans ces réflexions ultimes, Kant envisage entre autres une genèse physique de la phenomena lité elle-même, phénoménalité conçue comme la manifestation d'une intériorité substantielle de la matière pour un dispositif de perception. h'op est hanté par un retour de l'en soi dynamique leibnizien éliminé dans la CRP et les PPM, mais par un retour prenant l'allure d'une conquête en quelque sorte physique de cet en soi. Dans la théorie du phénomène du phénomène, il s'agit non plus tant de légalisation objective des phénomènes que de leur origine, de leur genèse à partir d'un fondement. Ce fondement considéré jusque là comme d'ordre nouménal doit se convertir en fondement physique. Avec lui, les conditions de possibilité de l'expérience traitées dans la CRP doivent devenir les conditions de possibilité de la phénoménalité même manifestant les objets physiques de la mécanique. Comme l'affirme le père François Marty dans sa Préface à sa traduction de Y OP, elles doivent permettre de «comprendre ce qu'est un réel manifesté» (p. 378). Pour ce faire, Kant a envisagé d'appliquer l'analytique transcendantale non plus, comme dans les PPM, à l'objet régional qu'est le mouvement mais au nouvel objet régional qu'est le système des forces fondamentales conçues comme forces primitives motrices internes à la matière. Ces forces primitives intérieurement motrices sont beaucoup plus fondamentales que les forces extérieurement motrices et mécaniques traitées dans les PPM. Elles sont dynamiques : «toutes les forces primitives de la matière sont dynamiques : «les forces mécaniques sont seulement dérivées» (p. 37). Elles ne sont pas motrices à travers des déplacements. Elles sont : «motrices en leurs parties, les unes par rapport aux autres dans l'espace occupé par la matière» (p. 75). Elles sont génératrices de perception et expliquent les Anticipations de la perception (p. 38). Par extériorisation, elles engendrent des forces mécaniquement motrices tombant, elles, sous la législation des Analogies de l'expérience et des Postulats de la pensée empirique (p. 38). Grâce à elles on peut comprendre la présence (c'est-à-dire la stabilité), la formation et la composition des corps car : «elles forment des corps qui déterminent euxmêmes leur espace, selon la quantité et la qualité» (p. 39). On peut comprendre : «une matière déterminant elle-même par ses propres forces sa figure et sa structure, et résistant à leur changement, originellement et de manière uniforme» (p. 47) (résolution du problème initial de la Dynamique dans les PPM). Le fondement physique engendre les formes de l'intuition elles-mêmes puisqu'il rend l'espace perceptible (p. 61). L'Esthétique transcendantale se trouve convertie en objet physique issu d'une causalité physique plus profonde. La matière n'est plus seulement, comme dans les PPM, le substrat 372 PHILOSOPHIQUES du mouvement : «Elle est ce qui fait de l'espace un objet des sens empiriquement intuitionnable, le substrat de toute intuition empirique externe avec conscience» (p. 110). Dynamique et géométrie différentielle Revenons aux PPM. Dans la Mécanique, la matière se trouve réduite à la masse. Cela permet la construction mathématique du mouvement tout en faisant l'économie de celle, dynamique, de la subs tan tialité 6. Les catégories de la qualité et les principes associés que sont les «Anticipations de la Perception» se spécifient ici par le principe que l'être physique s'externalise à travers des grandeurs intensives comme la vitesse ou l'accélération. Le lien organique, systématique, avec la cinématique s'exprime alors comme un principe de covariance relativement au groupe d'invariance de l'espace-temps. Ainsi apparaît, après celle du principe de relativité, l'interprétation transcendantale d'un autre principe fondamental, à savoir que l'être physique doit être décrit par des données différentielles variant de façon covariante. Bref, la Dynamique nous explique que, pour des raisons transcendantales, la Mécanique doit être une géométrie différentielle (et non pas une logique des propriétés). Mécanique La Mécanique, qui spécifie les catégories de la relation et les principes associés que sont les «Analogies de l'expérience», explique la genèse des objets physiques proprement dits. Elle repose, nous venons de le voir, sur la réduction de la matière à la masse. La masse devient «sujet ultime dans l'espace», le mouvement devient son «prédicat déterminant», et, dans la mesure où ce prédicat est spatio-temporel, la matière se trouve bien traitée scientifiquement à partir de sa seule phénoménalité. La matière n'est plus une matière physique «seconde» animée par en-dessous par une materia prima extrinsèquement spatiale. Inertiale, elle devient en quelque sorte une unité matière-espace-temps. Cela permet de construire mathématiquement les catégories «dynamiques» (c'est-à-dire non «mathématiques»), catégories qui ne pouvaient être que schématisées au niveau de la CRP. 6. Dans sa remarquable étude Inertia, the communication of Motion, and Kant's third law of mechanics, Howard Duncan a analysé en détail la façon dont opère dans les PPM le fait que le concept de matière, comme tension dynamique pour l'occupation de l'espace, ne soit pas dynamiquement constructible. Une véritable ontologie de la matière exigerait que l'on puisse ramener ultimement les corps matériels à un effet de forces dynamiques fondamentales opérant sur une sorte de «fluide» énergétique primordial (d'où l'anti-atomisme de Kant). Cela étant selon Kant mathématiquement impossible, la Dynamique évince le problème et change de niveau pour se restreindre au niveau purement mécanique du mouvement (des trajectoires). Ce faisant, la genèse physique de la matière est remplacée par sa description scalaire comme masse inertiale. Cela permet de construire mathématiquement le mouvement et la communication du mouvement sans construire pour autant le concept de matière. C'est cette dernière construction qui fait l'objet des réflexions visionnaires de YOP. PHILOSOPHIE TRANSCENDANTALE 373 Ce point est essentiel. Les catégories mathématiques concernent les intuitions pures et donc l'essence comme «premier principe interne de tout ce qui appartient à Impossibilité d'une chose». Les catégories dynamiques concernent au contraire la nature comme «premier principe interne de tout ce qui appartient à l'existence d'une chose». Dans la CRP, à la différence des catégories mathématiques qui concernent l'essence, les catégories dynamiques posent l'existence, la conditionnent tout en la laissant indéterminée. Cela implique qu'elles ne soient pas constructibles. Elles ne s'appliquent qu'à l'objet en général et ne sont que schématisables. Mais elles deviennent constructibles lorsqu'elles s'appliquent «à une détermination supplémentaire», en l'occurrence le mouvement, «contenant une intuition pure». La construction commence par une réinterprétation complète de la catégorie de substance 7. À travers son schématisme temporel qui en fait un principe de permanence, celle-ci s'identifie désormais aux principes de conservation des grandeurs physiques, c'est-à-dire aux principes physiques d'invariance. On ne saurait trop insister sur l'importance épistémologique de cette réinterprétation. Elle rompt avec toutes les approches logico-ontologiques qui considèrent que la science est une prédication sur les états de choses d'une réalité indépendante. Ici, le concept de substance devient la source des lois de conservation, lois qui, une fois traduites en équations, épuisent l'essentiel du contenu théorique des théories physiques. Quant au principe de causalité, il se trouve retraduit par le principe d'inertie et la loi de Newton. Enfin, quant au principe de communauté, il se trouve retraduit d'abord par le principe de l'égalité de l'action et de la réaction puis par le principe de l'interaction universelle qui spécifie le scheme de la simultanéité. La simultanéité pose d'ailleurs pour Kant un problème difficile. En effet, on doit en garantir l'objectivité. Or, pour cela, il faut coordonner les temps locaux en un temps cosmologique global. L'espace et le temps sont donnés comme infinis au niveau de l'esthétique transcendantale. Mais en tant qu'espace et temps de l'objectivité physique, i
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