Alexandre Dumas - Le Comte de Monte-Cristo

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  Le Comte de Monte-Cristo - Tome I Dumas, Alexandre Publication:  1845 Catégorie(s):  Fiction, Action & Aventure, Historique Source:  http://www.ebooksgratuits.com 1  A Propos Dumas: Alexandre Dumas, père, born Dumas Davy de la Pailleterie (July 24,1802 – December 5, 1870) was a French writer, best known for his nume-rous historical novels of high adventure which have made him one of themost widely read French authors in the world. Many of his novels, inclu-ding The Count of Monte Cristo, The Three Musketeers, and The Man inthe Iron Mask were serialized, and he also wrote plays and magazine ar-ticles and was a prolific correspondent. Source: Wikipedia Disponible sur Feedbooks pour Dumas: ã Les Trois mousquetaires  (1844)ã Le Comte de Monte-Cristo - Tome II   (1845)ã La Reine Margot  (1845)ã Le Comte de Monte-Cristo - Tome III   (1845)ã Le Comte de Monte-Cristo - Tome IV   (1845)ã Vingt ans après  (1845)ã Divers contes  (1870)ã  Joseph Balsamo - Tome I (Les Mémoires d'un médecin)  (1848)ã  Aventures de Lyderic  (1839)ã Les Frères Corses  (1845) Note:  This book is brought to you by Feedbookshttp://www.feedbooks.comStrictly for personal use, do not use this file for commercial purposes.  2  I – Marseille. – L’arrivée. Le 24 février 1815, la vigie de Notre-Dame de la Garde signala le trois-mâts le Pharaon , venant de Smyrne, Trieste et Naples.Comme d’habitude, un pilote côtier partit aussitôt du port, rasa le châ-teau d’If, et alla aborder le navire entre le cap de Morgion et l’île de Rion.Aussitôt, comme d’habitude encore, la plate-forme du fort Saint-Jeans’était couverte de curieux ; car c’est toujours une grande affaire à Mar-seille que l’arrivée d’un bâtiment, surtout quand ce bâtiment, comme le Pharaon , a été construit, gréé, arrimé sur les chantiers de la vieille Phocée,et appartient à un armateur de la ville.Cependant ce bâtiment s’avançait ; il avait heureusement franchi le dé-troit que quelque secousse volcanique a creusé entre l’île de Calasareigneet l’île de Jaros ; il avait doublé Pomègue, et il s’avançait sous ses troishuniers, son grand foc et sa brigantine, mais si lentement et d’une alluresi triste, que les curieux, avec cet instinct qui pressent un malheur, se de-mandaient quel accident pouvait être arrivé à bord. Néanmoins les ex-perts en navigation reconnaissaient que si un accident était arrivé, ce nepouvait être au bâtiment lui-même ; car il s’avançait dans toutes lesconditions d’un navire parfaitement gouverné : son ancre était enmouillage, ses haubans de beaupré décrochés ; et près du pilote, quis’apprêtait à diriger le Pharaon  par l’étroite entrée du port de Marseille,était un jeune homme au geste rapide et à l’œil actif, qui surveillaitchaque mouvement du navire et répétait chaque ordre du pilote.La vague inquiétude qui planait sur la foule avait particulièrement at-teint un des spectateurs de l’esplanade de Saint-Jean, de sorte qu’il neput attendre l’entrée du bâtiment dans le port ; il sauta dans une petite barque et ordonna de ramer au-devant du Pharaon , qu’il atteignit en facede l’anse de la Réserve.En voyant venir cet homme, le jeune marin quitta son poste à côté dupilote, et vint, le chapeau à la main, s’appuyer à la muraille du bâtiment.C’était un jeune homme de dix-huit à vingt ans, grand, svelte, avec de beaux yeux noirs et des cheveux d’ébène ; il y avait dans toute sa per-sonne cet air calme et de résolution particulier aux hommes habitués de-puis leur enfance à lutter avec le danger.« Ah ! c’est vous, Dantès ! cria l’homme à la barque ; qu’est-il donc ar-rivé, et pourquoi cet air de tristesse répandu sur tout votre bord ?– Un grand malheur, monsieur Morrel ! répondit le jeune homme, ungrand malheur, pour moi surtout : à la hauteur de Civita-Vecchia, nousavons perdu ce brave capitaine Leclère. 3  – Et le chargement ? demanda vivement l’armateur.– Il est arrivé à bon port, monsieur Morrel, et je crois que vous serezcontent sous ce rapport ; mais ce pauvre capitaine Leclère…– Que lui est-il donc arrivé ? demanda l’armateur d’un air visiblementsoulagé ; que lui est-il donc arrivé, à ce brave capitaine ?– Il est mort.– Tombé à la mer ?– Non, monsieur ; mort d’une fièvre cérébrale, au milieu d’horriblessouffrances. »Puis, se retournant vers ses hommes :« Holà hé ! dit-il, chacun à son poste pour le mouillage ! »L’équipage obéit. Au même instant, les huit ou dix matelots qui lecomposaient s’élancèrent les uns sur les écoutes, les autres sur les bras,les autres aux drisses, les autres aux hallebas des focs, enfin les autresaux cargues des voiles.Le jeune marin jeta un coup d’œil nonchalant sur ce commencementde manœuvre, et, voyant que ses ordres allaient s’exécuter, il revint à soninterlocuteur.« Et comment ce malheur est-il donc arrivé ? continua l’armateur, re-prenant la conversation où le jeune marin l’avait quittée.– Mon Dieu, monsieur, de la façon la plus imprévue : après une longueconversation avec le commandant du port, le capitaine Leclère quittaNaples fort agité ; au bout de vingt-quatre heures, la fièvre le prit ; trois jours après, il était mort…« Nous lui avons fait les funérailles ordinaires, et il repose, décemmentenveloppé dans un hamac, avec un boulet de trente-six aux pieds et un àla tête, à la hauteur de l’île d’El Giglio. Nous rapportons à sa veuve sacroix d’honneur et son épée. C’était bien la peine, continua le jeunehomme avec un sourire mélancolique, de faire dix ans la guerre aux An-glais pour en arriver à mourir, comme tout le monde, dans son lit.– Dame ! que voulez-vous, monsieur Edmond, reprit l’armateur quiparaissait se consoler de plus en plus, nous sommes tous mortels, et ilfaut bien que les anciens fassent place aux nouveaux, sans cela il n’y au-rait pas d’avancement ; et du moment que vous m’assurez que lacargaison…– Est en bon état, monsieur Morrel, je vous en réponds. Voici unvoyage que je vous donne le conseil de ne point escompter pour 25.000francs de bénéfice. »Puis, comme on venait de dépasser la tour ronde :  4
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