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  a   SPECTACLES LA PRESSE,  MONTRÉAL,  SAMEDI 9 FÉVRIER  1  980 CAHIER  C PAR JEAN-PAUL BROUSSE AU Loiselle:  un  nouveau  bond  en  avant ããa. Pauvre  assassin  de Pavel Ko-hout, qui va  prendre  l'affiche chez Jean  Duceppe cette semaine, est, à  maints égards, une nouvelle occasion  de servir pour ces deux grands de la scène québécoise que sont Hélène  Loiselle,  qui fait sa première mise en scène et Marc Favreau, qui fait sa rentrée comme comédien après six ans de pérégrination avec sa créature, sa  création: SOL. Le  projet de rencontrer Hélène Loiselle  seule  s'est  enrichi il y a quelques jours de trouver Marc Favreau à la même table, au lunch — seulement pour découvrir que le second parle tout autant de mise en scène que la première. Car les deux sont d'accord pour reconnaître que la préparation de  Pauvre  assassin  a été un travail d'équipe remarquable. Et  jusque  durant  l'entrevue, car Marc  Favreau finit, sans beaucoup de protestations de la  part d'Hélène  Loiselle,  les phrases que celle-ci  commence sur le métier du metteur en scène et sa différence d'avec l'art du comédien. «Je  ne sais pas si Hélène est énervée, de dire Marc Favreau en contrepoint des propos de la comédienne, mais ça ne se voit pas.» Et  Hélène  Loiselle:  «J'avoue que plus on approche de la première, c'est évident que je ne peux pas dire que je ne suis pas inquiète — mais pas autant que je l'aurais cru. Naturellement, c'est énorme, parce que,  d'abord,  c'est vraiment ma première mise en scène.  Et de commencer avec une pièce  aussi complexe, aussi riche, avec  13  personnages en scène, il y a  quelques années, c'était pas y m. V:*  ' ..... énorme mais par les temps qui courent, ça se voit moins...» Serge  Turgeon avait indiqué deux possibilités: dix heures ou midi. La seconde ayant été choi sie,  nous mangeons au Café de la Place  (des Arts): jambon polonais («polonais» par décision du «chef»,  avec qui le garçon nous prévient qu'il ne faut pas discuter; «polonais» parcequ'ilest... au sirop d'érable! ) C'est vrai qu'Hélène Loiselle ne donne en rien l'impression du trac, en cet instant  d'une  carrière de plus d'un quart de  siècle  où, comme elle dit, elle va passer «de l'autre  côté.» Mais  avant qu'elle n'ait eu le temps de s'expliquer, Marc Favreau offre son propre point de vue: «Il faut dire qu'au  départ, c'est étonnant de voir sa façon de travailler.  Elle  nous a circonvenus — le mot est bien choisi, je pense —  dans  un grand filet, elle nous a conditionnés dès le  départ, tout en douce...» Mais  le maître d'oeuvre lui-même ne va pas manquer l'occasion de blaguer: «Et si ça ne mar che  pas, alors vous pourrez aller i dire: nous avons été circonvenus dès le départ!» Marc  Favreau continue  durant toute l'entrevue  d'être  l'interprète d'Hélène Loiselle — ce qui, avec la  modestie dont la comédienne fait  montre, sert assez les fins d'une  entrevue journalistique. «Elle  se sert bien des gens qui l'entourent,» d'affirmer Favreau. Elle  n'impose pas des vues extérieures aux talents et aux intuitions de comédien des membres de la distribution.  Elle  ne dit pas soudain qu'il faut descendre cet escalier  comme Michèle Morgan le  faisait  dans  tel film, il y a tant d'années.» Hélène Loiselle finit par placer son mot. Le rôle du metteur en scène,  selon  elle,  s'assimile beaucoup à celui d'un  chef   d'orchestre. Ce  n'est pas lui qui joue la musique, mais qui préside à son exécution selon un style, un programme sur lequel il doit obtenir l'assentiment des «instrumentistes». «Les  comédiens font une mise en scène et, finalement, se voient à travers les personnages et voudraient que les comédiens qu'ils dirigent jouent comme eux le  joueraient. Or  j'avais  très peur de faire  ça et j'espère avoir évité ce piège-là, parce que c'est vraiment dangereux.» Après coup, il n'a pas été clari fié  absolument comment Marc Favreau s'est trouvé happé  dans ce  projet. Mais rien n'empêche, de son propre aveu, qu'après six ans, il voulait délibérément mettre le personnage de Sol «sur une tablette» jusqu'à l'automne. Ce qu'il me dit du rôle principal de Pauvre  assassin,  le personnage de Kerjentsev,  lui-même un comédien, est éloquent comme explication de son intérêt. «On  a affaire à un bonhomme très traumatisé  dans  son enfance, et qui a décidé un jour que la raison allait être son moteur principal et unique. Il refuse tout sentiment. Il découvre qu'il a un magnétisme et qu'il  peut  faire mar cher  tout le monde, et il s'en sert. Jusqu'au moment où il bloque... —  (H.L.)  ... jusqu'au moment où il triche, où il trompe —  jus qu'au moment où une femme n'y croit  pas, ne marche pas. Et là, c'est grave.» Hélène  Loiselle,  pour une  fois, finit  Tune des phrasés de Marc Favreau. Il se passe un -  v  m in «événement tragique». Dans la salle  commune d'un asile psychiatrique, Kerjentsev, le comédien professionnel, se voit permettre de recréer à travers un psychodrame, avec  d'autres  camarades comédiens, les circonstances de son passé. A-t-il tué ou le prétend- il?  Et pour quelles raisons? Et  alors que je laisse tomber lé nom de Hamlet, Hélène  Loiselle  et Marc  Favreau m'apprennent que le  texte de Kohout contient l'in  jonction  faite par Hamlet  dans  la pièce  de Shakespeare aux comédiens de passage à la cour  dn Danemark. Favreau conclura: «C'est une pièce-puzzle. L'auteur livre son propos morceau par morceau. Il se  construit à mesure sous nos yeux — avec un aspect de suspen se.» Les  deux n'en diront pas davantage, et je sens moi-même, après Voir   SOL en   C-5 r ã I » tmm i i M. mm KlÂ.  M Hélène Loiselle: un  travail  d'équipe remarquable. $8 ãm wmm   -  photo Robert Nadon. LA  PRESSE Cordelia:  plus qu'une affaire,  une légende -ai PAR  LUC  PERREAULT Plus de  80  ans après la pendaison de Cordelia Viau et de son prétendu amant, Samuel Parslow, cette sombre affaire criminelle hante encore la mémoire de la population. Tout le monde au Québec a en tendu  parler de Cordelia, du meurtre de son mari et de l'émoi que cette cause criminelle a provoqué au tournant du  siècle  passé. Mais  avec les années, cette histoire a pris les allures  d'une  légende que l'on évoque le soir au coin du feu. Il  a fallu la publication  d'un* étude bien documentée sur touù cette  affaire pour que subitement renaisse l'intérêt de.s  p » i n  autour de Cordelia Viau. Avec le film de Jean  Beaudin, directement Inspl ré du livre de Pauline Cadieux.  la Lampe  dans  la  (enotre,  on  peut s'attendre  à  un véritable débat public, débat dont on ne  peut  prévoir encore les répercussions mais qui pourrait éventuellement remettre en question l'attitude de la  justice de l'époque et. qui  sait?, peut-être un jour déboucher sur la réhabilitation du couple maudit. Alors que l'auteur du best-seller qu'est devenu  la  Lampe  dans  la  fenêtre  affirme avoir voulu rédiger un plaidoyer contre la peine de mort, le réalisateur Jean  Beau din se contente de dire qu'il a abordé  Cordelia  sous Tangle de l'intolérance  d'une  société par rapport  à une femme. ãCordelia constituait une mena ce  pour les autres femmes. Qu'une femme puisse être mariée, qu'elle n'ait pas d'enfants,  qu 'elle puisse s'amuser et rece* oir di»s hommes chez  elle,  c'était  Inacceptable.  Il fallait faire un exemple Telle  était l'attitude qui motivait le  jugement  rendu  par te jugo Taschereau à  l 'époque»,  m'expliquait le réalisateur cette semaine. ; J\ -  i Pour tourner  Cordelia,  Beaudin a  pu disposer d'un confortable budget de  l'Office  national du film évalué à plus de $1 million. Tourné à l'été de  1978,  le film a nécessité un nombre imposant de comédiens et des centaines de figurants. Pour les besoins de la cause, la production s'est déplacée  dans  la région de Hudson, Vaudreuil et Dorion pour tourner en décors naturels. Comme on sait, le village de Sainte-Scholastique où les procès de même que la pendaison s'étaient déroulés a fait place à l'aéroport de Mirabel. Quant au village de Saint-Canut, où le meurtre fut accompli, il n'offrait plus suffisamment de ressemblance avec le Saint-Canut de l'époque pour servir de cadre au film. Voir  CETTE   en  C-  »  ?  C  2  LA  PRESSE, MONTREAL, SAMEDI  9  FÉVRIER  1  980 UTTéRATUR€ troisième volume de  la  collection Histoire  de la  Nouvelle-France La  Seigneurie des Cent-Associés tome les  événements par  Marcel Trudel 608  pages,  S25.00 y- les  éditions fides 235  est  boul Dorchestrr Montreal  H2X 1N9 (514)  861-9621 «Se  télescopent  et se  chevauchent  ici des  institu-tions,  des  représentations  et des  valeurs  des  trois âges  de la  société occidentale:  traditionnel,  indus- triel  et  post-industriel» r  (Marcel Rioux) «Ils s'engagent avec enthousiasme,, sans angoisse apparente  et  sans agressivité... vers  une  forme  de vie  en  commun qu'ils  n'ont pas  encore définie, mais  qui  pourrait bien être celle  de l'Homme de demain»  . . , . . (Henri Laborit) Editeur: L.R.P./Stock Nombre  de  page:  520  pages * ã Prix:  $13.95 UN  AIDE-MEMOIRE  SUR  UNE SOCIÉTÉ  EN  ÉVOLUTION «Un  excellent guide  de  tourisme... intellectuel» Vivons-nous dans  une psychosociété? modo  in USA PAR GILBERT TARRAB collaboration spéciale Il  fallait s'y attendre! Dans la foulée de «La foule solitaire», de David Riesman, de «La persuasion clandestine» et de «A l'assaut de la pyramide  sociale»,  de Vance  Packard, des «Chemins de la persua sion»  de Jean-Noël Kap-ferer et de bien  d'autres qu'il serait trop long et fastidieux d'énumérer ici,  voici maintenant la psychosociété des psy- chocrates,  de Martin Gross,  qui, après avoir fait  le procès des méde cins  dans «The Doctors» et celui de l'utilisation des tests psychotechniques à l'Université de New  York  dans «The brain watchers» (ou les «voyeurs du cerveau»), s'en prend à présent aux psychologues, psychiatres, travailleurs so ciaux  et assimilés, tous ceux  qu'il appelle les «nouveaux prophètes» de cette deuxième moi tié  du  siècle. La  thèse est simple. Ceux  qu'on appelle dans le  langage anglo-saxon les  «shrinks» (ou «rétrécisseurs»,  à savoir les  psychologues et assi milés)  sont devenus petit à petit, et par un mouvement irréversi ble,  les nouveaux dieux de la société occidentale en mal de Dieu, ses nouveaux prêtres et ses nouveaux «chamans», ses  nouveaux magi ciens  dans une ère où la «magie»  brille par son absence.  Ils en profitent largement d'ailleurs, puisque les psychothérapeutes de tout acabit se font grassement payer l'heure (ou les  5,0  minu tes,  c'est selon! ) de consultation et qu'ils ont la fâcheuse habitude d'étirer indéfiniment les ana lyses,  en faisant de leurs patients des êtres de plus en plus dépendants d'eux, profitant indûment, ainsi, de l'état d'extrême vulnérabilité dans lequel se trouvent la  grande majorité des gens dans notre société, en proie à tous les vices et à toutes les abominations possibles et imaginables. La nouvelle religion serait désormais le «Grand Inconscient», que l'auteur décrit de la façon  suivante: «La religion de l'Inconscient ne tolère notre conscience que comme une entité de second ordre.  Elle  est une marionnette manipulée par le véritable moi que l'on ne connaît pas et qui, implacable, obstiné, dicte sa volonté à  nos désirs, à notre vie, à  notre destin, mieux que ne le faisait notre âme jadis  (...).  Pour la psychosociété. l'Incon scient  est perçu comme une sorte de seconde conscience  dont le fonctionnement est lié à des pensées et à des actes qui naissent essentiellement de motivations fâcheuses et de pensées refoulées, tout cela étant à  dessein dissimulé au regard de notre con science  (...).  Résultat: le  thérapeute moderne a cherché à s'approprier le  pouvoir sacerdotal, autrefois octroyé au clergé  dont il a  usurpé  la place.  De nombreux psychiatres et thérapeutes ont exploité ce qu'on a  appelé «la quête de l'omnipotence», la tendance à être considéré comme un personnage magique par soi-même et par le public!  »  (pp. 62- 63) Tout cela est  affli geant, simplificateur à l'extrême et réducteur comme ce n'est pas pos sible.  Utiliser ainsi des clichés faciles,  usés jusqu'à la moelle, réduire l'inconscient à ce genre de bouillie informe pour la  grande consommation, avec des formules passe-partout aussi écu- lées,  ce n'est guère croyable de nos jours! Et  pourtant,  tout le livre est  conçu, écrit et pensé avec ce  fiel  qui caractérise tant de best-sellers à  la mode, et qui sont d'autant  plus dangereux qu'ils se donnent pour objectif   de dénoncer, tous les membres  d'une profession, sans distinction aucune, que ce soit celle  des médecins, des avocats... ou des psychologues, en utilisant un langage qui, parce qu'il veut précisément rejoindre le plus grand nom bre,  en devient simpliste et réducteur à l'excès, pour finalement passer à  côté des vrais problè mes. C'est fort dommage, car  il y a dans ce livre des choses très justes, surtout dans la dénonciation des abus qui ont pu être faits au fil des ans par des psychothérapeutes et psychiatres incompétents. En outre, l'ouvrage est bien documenté, et les cas de malfonctionnement de certaines thérapies à la mode sont bien décrits, chiffres  et statistiques de contrôle à l'appui. Mais  de là à affirmer péremptoirement que tout le mouvement psychanalytique n'est qu'une illusion ou une vue de l'esprit qui arrangeait bien du monde dans la mesure où ce mouvement tombait en quelque sorte à pic, de là à assimiler hâtivement les thérapeutes aux sorciers-guérisseurs, de là à  poser en postulat non démontré qu'il s'agit là d'une  nouvelle mystique et d'un nouveau rituel à l'usage  exclusif   des  clas ses  moyennes-supérieures les plus sophistiquées, il y a une marge et une marge énorme à franchir. Ce parti pris systématique de l'auteur contre la «psychologisation» de la société  lui joue finalement un mauvais tour, puisqu'il ne veut retenir des documents consultés (très nombreux, il faut le  redire: l'ouvrage abonde de références puisées aux quatre vents) que ce qui arran ge  la thèse qu'il entend défendre. Du coup, la thèse perd beaucoup de sa  crédibilité et c'est navrant. LES  PSYCHOCRATES,  par Martin  Gross,  Robert  Laffont éd.,  Paris,  1979, 430 pp. Un  monde d'horreur et  d'épouvante par FRANCINE OSBORNE C'est dans un monde  d'hor- reur, d'épouvante et d'hallucinations que nous entraîne Stephen King  dans  L'Enfant lumière,  un roman dont la traduction fran çaise  vient de sortir dans les librairies montréalaises. L'auteur nous présente une famille  tout à fait hors de l'ordinaire:  Jack   Torrance, un alcoolique en voie de réhabilitation qui a  du mal à contrôler ses instincts violents, et surtout son  fils,  Danny, qui a le DON. L'enfant de cinq ans  peut  en effet lire les pensées des autres et a des visions fantastiques de l'avenir et du passé quand il est en transes. Seule  la mère, Wendy, semble normale, quoique vers la fin du roman, elle aussi perd la tête. Les  trois personnages passent l'hiver complètement isolés dans un hôtel du Colorado, ('Overlook, le  père,  Jack   Torrance, a été engagé comme gardien après avoir  perdu  son poste d'enseignant dans une école privée de la Nouvelle-Angleterre. Ce qui à première vue est un hôtel de grand luxe offrant tous les conforts se révèle par la suite une prison sinistre pour les trois protagonistes du roman. On assiste graduellement à la détérioration de la santé menta le  du père, déjà pas mal ébran lée,  tandis que l'enfant va  d'une hallucination à l'autre, chacune étant plus effrayante que la précédente. Stephen King est un spécialiste de la littérature d'épouvante et dans  L'Enfant lumière  (The Shining),  il se surpasse. Le roman a d'ailleurs gagné le prix du meilleur roman fantastique au festival du cinéma fantastique d'Avoriaz, en France.  L'Enfant Jumièreest en effet le sujet du dernier film de Stanley Kubrick (L'Orange  mécanique  et  Barry  Lyndon).  Le  film doit sortir dans deux semaines à New  York  et devrait être projeté dans les salles montréalaises d'ici quelques mois. Il semble que le tournage ait été particulièrement difficile, les décors ayant été complètement détruits par un incendie. Est-ce à  cause du sujet choisi? À lire  L'Enfant  lumière,  on  peut  se le demander.  L'Enfant lumlèreest   le troisième roman de Stephen King et il a été publié en  1977  en anglais. Ses oeuvres précédentes sont  Carrie et  Salem.  Actuellement, un roman plus récent,  The  Stand,  est en vente en livre de poche en anglais et sa dernière oeuvre The  Dead   Zone  est sur la liste des best-sellers du New  York Times. Stephen King >  I » L'ENFANT LUMIERE ROMAN Dans  L'Enfant lumière,  le  lec teur a du mal à démêler le réel de l'irréel, la réalité du fantastique, et c'est ce qui fait le charme de l'oeuvre. L'auteur sait garder son lecteur en haleine, mais on ne  peut  s'empêcher de penser que le roman aurait eu plus d'ef fet  s'il avait été plus court, si les événements avaient été encore plus précipités. La  traduction française est bien faite, mais il est évident qu'elle est destinée au public français.  On ne  peut  s'empêcher de sourire devant l'expression «scooter  des neiges», de marque Bombardier s'il vous plaît, le traducteur n'ayant, de toute évidence, jamais entendu parler des motoneiges. A  $20.95,  c'est un livre qui se vend cher,  d'autant  plus que le papier n'est pas de qualité  ex ceptionnelle. Mais pour qui veut voir à l'oeuvre les forces du mal déchaînées, ça en vaut peut-être le  prix. Stephen King,  L'ENFANT   LUMIE  RE,  Editions  Aita,  Paris,  1979, 430 pa-  ges,  $20.95. SÉLECT PER POUR MIEUX   SE   CONNAITRE   ET   S'ÉPANOUIR VOTRE PERSONNALITÉ  Claude^érard Sarrazin Par  un  eminent vulgarisateur scientifique  et un  écri- vain polyvalent:  une  typologie active  de la  morpholo gie  humaine  qui  nous aide  à  mieux ressentir notre corps,  à  en  connaître  les  faiblesses  et les  atouts,  afin d  épanouir l'ensemble  de  notre personnalité. $5.95  A  i  LÉCEHWS 1  '  M ê BADMINGTON BILLARD  S±  PING-PONG Arcade  d'Amusements LOISIRS CAMPUS Palais  du  Commerce 435  De  Maisonneuve 049-6271 g 22  TABLES DE  BILLARD Club  de  Billard  de  Montreal 551  est, av. du  Mont-Royal m 525 - 5091 17  TABLES DE  BILLARD Club  de  Billard  de  Laval 1776,  boul.  des  Laurent ides Vimont, Laval  668-3759 Ouvert tous  les  jours  de 9h a.m. à  minui Dimanche  de  midi  a  minuit t LE   RÉCIT FANTASTIQUE QUÉBÉCOIS A  SON   MEILLEUR: LÉGENDES DU  VIEUX MANOIR /Daniel Sernine Collaborateur  de  revues spécialisées  au  Québec  et à l'é tranger, lauréat  du  Prix Dagon  1977,  Daniel Sernine, déjà auteur  des  CONTES  DE  L'OMBRE, prolonge avec  les LÉGENDES  DU  VIEUX MANOIR  ce  climat  de  mystère  et d 'angoi8e  digne d'Edgar  Poe. RENAISSANCE...  Une   collection   de   poche   qui   va  plus loin. Monde éprouvé par l'agressivité aveugle et les messages  contra dictoires. ». Voix qui nous parlent d'harmonie et nous apaisent:  Renaissance  tente d'y faire écho, dans des livres simples et de prix  modique, nqui nous emmènent sur ces «nouveaux» chemins. LA  PENSÉE POSITIVE  /Jean-Louis  Victor «La  vie n'est ni bonne ni mauvaise, elle est ce qu'on sait  eh  faire» —L.J.  Bora Jean-Louis  Victor n'a pas à  être  présenté.  Ecrivain,  directeur litté raire,  il nous offre ici une synthèse,  courte  et vivante, de la pensée qui lanime.  $1.95 ÉDITIONS SÉLECT 1555  ou»«t.  rue de  Lointain Montréal,  Québec  H4N  1 G6 Téléphone:  367-6266 NOM. VILLE. Si  voue  ne  pouvez trouver  cet  Hvree  en  librairie Vejillei  m'envoyer,  tant hait ni  taxe. {  : VOTRE PERSONNALITÉ Claude-Gérard Sarrazin  $5 95 ã  LÉGENDES  DU  VIEUX  MANOIR  Daniel Sarnina  $5.05 ãLA  PENSÉE POSITIVE Jean-Louis Victor  $1.05 CHotnta  S S  tchèque  I  mandat (n'oubliez  pee  d'inclure  votre paiement) ADRESSE CODE  TELEPHONE. a-2-eo-*>  r a. Nouveauté LES  VOIES DE L'ESPÉRANCE  par  Roger Lemelin de  l'Académie  Goncourt S  * Roger Lemelin a été sans doute le romancier le  plus prestigieux de sa génération. Il  n'est  que d'évoquer  Au  pied   de la  pente  douce.  Les  Plouffe. Depuis  quelques années, ses fonctions de Président et d'Éditeur de la Presse Font tenu  éloigné de la littérature d'imagination. Ce qui ne  signi- fie nullement  qu'il  ait renoncé à l'écriture. Par  ses articles, par ses billets, par ses conférences prononcées à travers le pays, il  s'est montré un témoin lucide et courageux de la réalité canadienne. Ce  sont ces témoignages que les lecteurs retrouveront dans  tes Voies de  l'espé-  rance. 372  p./*ll 96 en  vente partout les  éditions  la  presse 7. rue  Saint -Jacques Montreal  (Quebec!  H2Y  \ K  l * 1514)  285-6W1 Un  bon  roman LE  CHEMIN  DES  DAMES  Madeleine  Ferron Chaque femme y  trouvera  un reflet d'elle-même.  1U »li.M IKRIVEULE  Héjean Bonenfant Composition ingénieuse du «nouveau  roman».  W»SI5I LE  JMDM  DB  DftJCES  Roeh Carrier Roc  h  Carrier  transforme la réalité en oeuvre  d'art  21l* / *5  50 LES  ANTHROPOIDS Gérard   Bessette Un roman novateur sur le plan du langage.  200»  19 95 LES  INTRUS  Léa  Pétrin Une histoire policière menée tambour battant  2740  /V 51 UN  TOURMENT EXTREME Gilbert  Choquette Une oeuvre H  J  t   s'impose par sa  langue souple et chaleureuse.  21ltU5l LA VIE  DEFIGUREE  Pa ule Sa in  t  -  Onge Un livre important  arraché aux  errances  de la vie.  2lli  SI 51 LA  CÉRÉMONIE  Marie-José  lliériault Contes  bizarres?  Contes erotiques? Ou drôles de contes? ã40s  S€ 50 L'AMANT  DE  DIEU Claire  Daignault L'histoire de 7 vocations religieuses  ratées.  154**1  50 LE  PRIX  DE LA  LIBERTÉ  Alexandre  Richelieu Un homme s'échappe de sa prison. 131»SI51 L'EUGUBJONNI  Ijouky  Bersianik Premier  grand roman féministe québécois.  419» 1115 l'EXIl  Jean-Michel   WyJ sur  le grand océan de la vie. 144*14  Sb MEURENT  LES  ALOUETTES Gil   Bluteau Se défaire de l'amour comme d'une  vieille  peau.  ?tt»S?5l MOI, MON  CORPS,  MON ÂME, MONTRÉAL,  ETC.  Roger  Fournier D'une puissance romanesque devenue  rare  de nos  jour».  TSIall  51 UN  DIEU  CHASSEUR  Jean-Yves  Soucv Prix  de la  revue  Études  française» 1976   et  Piix littéraire  de La  Presse 1978.  21I»US5 Chez votre fournisseur habituel ou chez l'éditeur les  éditions la  presse *!ã 7,  rue  Saint-Jacques Montréal  (Québec) H2Y 1K9 (514)285-6981  Lire.  :.  pour le  plaisir  LITTÉRATURE LA  PRESSE,  MONTREAL,  SAMEDI  9  FÉVRIER  1  980  C simplement la  douleur  de  vivre PAR REGINALD MART PL -  Ils ont beau faire  dans  les  fic tions, les écrivains ne sont plus des  hérauts;  ceux qui  sauraient  le mieux nous atteindre, là juste trient où la frénésie de la vie immédiate nous tient à l'abri et con finés,  témoigneraient  sans  arro gance,  plutôt avec mélancolie que tristesse  affirmée,  de la  très  sim ple  douleur de  vivre.  D'ailleurs, que voulons-nous savoir de ce p!ont demain serait fait? À peine tendons-nous une  oreille  amusée aux propos des  mille  imposteurs qui nous proposent  autant  de paradis. Non. c'est la douleur, et ce qu'elle  rc résente de mémoire Infrangible,  ces triomphes du coeur et du corps, qui se pose en lieu  central de nos existences et fl'où  srcinent  aussi  bien nos errements que nos errances. Écrire cela  plutôt que de prêcher, investir  ce   moment irréel entre la vie en quôte de terme et la mort déjà inscrite  dans  la moindre  fibre physique et psychique,  voilà  le nouvel  art de  Marie-Claire Biais. ;  L'art est la transgression de la banalité et on ne  saurait  réduire à une histoire de suicide  le Sourd 'jdans  la  ville,  encore  que ce suici de de Florence soit une  très  habile et   à la  fois  très  généreuse machination de Fauteur. Dans la constellation de femmes qui occupent à peu près tout l'espace romanesque et que tout, c'est-à-dire leur singularité, sépare, Florence est celle  qui a l'âge de ses souvenirs. JSlle est revenue,  elle  est fatiguée de tout:  elle  existe mais à peine Jdiraiî-on, seulement attentive mais en spectateur désabusé à la vie  qui l'entoure  sans  l'atteindre, te qui retarde son suicide  n'est pas évident, mémo pour  elle; pourtant  elle  est déjà de  l'autre  ' côté  des choses et  ceci  n'est  pas .nécessairement une contradiction par Florence n'en  finit  plus de ãchercher le  sens  et  l'instant  de la ihute  srcinelle,  la sienne, cette rupture  inapparente, au moment ãoù  elle  est vécue, qui  pourtant [porte  la condamnation  décisive. Florence  est déjà morte mais 'Florence  va mourir.  Elle  passe Jses  dernières heures à  l'Hôtel  des ãVoyageurs,  dernière catégorie, lieu  parodique et égalisateur ou, :parmi l'inconscience et le grouillement de l'humanité jouissante £t souffrante,  elle  témoignerait mais pour elle-même seulement de la futilité de  vivre,  venant «s'éteindre  là,  dans  cette lanci nante  douleur de la lucidité et de la  conscience»,  parce qu'il en est ainsi, ultime  fidélité  au réel de qui ne fut  fidèle  qu'à des chimères, amours exclusives qui étaient le rejet gratuit et  brutal  de sa vie propre et de la vie des  autres humains, croisés au  hasard d'une existence qui a refusé toujours le hasard  et ce qu'il porte parfois de fulgurant, de dévastateur. Floren ce,  être  fort  de la  fragilité  de sa chair et de son âme, est au centre de ce roman le contraire exact d'une  héroïne.  Elle  serait le  soleil noir de la constellation. Le  suicide en lui-même est si peu le sujet  verifiable  du roman de  Marie-Claire  Biais qu'il ne  suf fit  pas à  fermer  le  Sourd   dans la ville.  La technique d'écriture utilisée ici, qui  n'est  peut-être  qu'un procédé mais  efficace,  est telle que la dernière page pourrait bien amorcer la première. Ce roman est en  effet  un univers circulaire, vaste prison et on pourrait y entrer par le moindre mot  d'une phrase interrompue à peine, puisque les situations, évoquées comme  de l'intérieur par chacun des personnages, se suivent  dans un même  flot,  ponctué de virgules pour des raisons de lisibilité mais sans  points ou presque.  Ainsi  la narration omniprésente est-elle complètement inscrite comme innocente,  autour  de  ceci  qui est essentiel: le monologue intérieur  probable de  chacun des personna ges,  à qui est  prêtée  la  parole dont la plupart ne  sauraient  que faire. L'Hôtel  des Voyageurs où va mourir Florence  n'est  pas un uni vers  singulier: c'est plutôt la  figu ration de la planète tout entière. On  y naît ou on y meurt, de toutes les manières; on y passe  aussi, c'est ce que font plusieurs personnages féminins, et parfois  s'éta blit  entre le  passant  et les sédentaires une complicité qui  n'est  pas toujours avouée. Les  habitants permanents de l'hôtel n'y sont que par contrainte: le mari de la patronne  Gloria,  Charlie, n'y fait que de courts séjours entre ceux qu'il fait en prison; Gloria n'a de vérité  que  dans  la mesure où ses occupations de danseuse sexée, dans  un trou du  voisinage,  servent à faire ressortir son infinie bonté, son infini dénuement, tandis qu'elle  fait rêver à son  fils Mike, enfant  sans  âge que le cancer a déjà identifié et condamné, à la guérison et au bonheur au pays californien,  plantes magiques et soleil.  Gloria et  Mike  sont les voyageurs  sans  bagages, ils ont la marque des  floués. Ce  que permet le procédé d'écri ture  de  Marie-Claire  Biais  dans  le Sourd   dans  la  ville,  c'est  l'explo sion, par une sorte de délire con trôlé,  d'un seul lieu et d'un seul instant  dont les miettes représentent symboliquement ces lambeaux que sont toute existence, aussi  bien  celle  de ceux que les lumières factices de la réussite sociale  illusionnent, pour les mieux  décevoir,  que  celle  des pauvres et des malades, de tous ceux-là dont l'existence parait être un jeu sordide d'ombres trou bles,  sans  accès possible à la conscience, encore moins à la  révolte. Et  pourtant,  cet écrivain  d'une certaine façon sait faire triompher la beauté des êtres qui  par fois  est la négation  objective  de leur malheur immédiat ou appréhendé. Dans les bas-fonds circulent des anges, ici  Mike  et en pas sant Judith  Lange,  la bien nom mée;  le milieu qui devrait les dissoudre  sans  recours,  dans  l'enfer du mal, les conserve intacts  dans leur  très  pure identité. Le  Sourd   dans la  ville  relance l'oeuvre  de  Marie-Claire  Biais et il  importe de le dire, après  avoir confessé  tant  de déceptions. C'est un roman dur, certes, mais qui vaut mieux que ces complaisan ces,  cette  facilité  du discours faussement timide et  pourtant  si peu engagé, finalement, que proposait par exemple le précédent roman,  les  Nuits  de  VUnder- ground.  Ici, les amours entre femmes  n'ont plus besoin de support apologétique; ici, un paumé peut s'appeler Tim et son chien aussi,  personnages interchangea bles;  ici, la dérision peut être magnifique  et bouleversante. Dans un même mouvement  très vaste, dont le lyrisme  n'est  pas du tout  artificiel, Marie-Claire  Biais renouvelle  en partie son univers romanesque et peut-être bien son écriture.  Voilà  qui nous annonce une  belle  oeuvre de maturité. LE SOURD DANS  LA  VILLE,  roman par Marie-Claire  Biais. 210 pages. Éditions internationales  Alain  Stanké. 1979. Marie-Claire  Biais: l'explosion  d'un  seul  lieu  et  d'un  seul  instant. pour  enfante ôcicncG Entre  chats et  monstres PAR ANNE RICHER Il  faut parler, en premier lieu, d'un  livre  qui ravira les enfants et  aussi  leurs parents, pour au tant  qu'ils aient encore le goût de s'attendrir.  Il s'agit de Courte Queue, un conte écrit par Ga- brieUc  Roy et publié à l'occasion de l'année internationale de l'enfant. L'auteur remet les droits issus  de la vente de cet album à ('UNICEF. Courte Queue est l'histoire d'un chat noir, un chat de campagne bien ordinaire, qui a eu un  jour la queue coupée  dans  la gueule d'un méchant chien, d'où Ce  nom que lui a donné Berthe, son amie. Mais  c'est d'abord et avant tout une histoire d'amour. La conscience de Berthe  face  au drame profond vécu par Courte Queue au moment de la disparition de ses chatons, qui ont été en réalité supprimés, et l'amour do  fa chatte pour ses petits, ceux qu'elle  a plus tard, et ceux des autres  chattes. L e  drame et le bonheur sont étroitement liés  dans  ce  livre d'enfant  Mais  jamais lourdement. La tendresse toujours présente en est la trame. Ga- brielle  Roy utilise le mot juste, la phrase  sans  bavures, le ton est sobre, mais combien plus  efficace.  Autre qualité, les enfants n'auront  pas de mal à bien  com prendre l'histoire peu importe leur âge. COURTE  QUEUE,  par  Gabriel!*'  Roy. images François Olivier,  éditions  Alain Stankr-. Félix Leclerc raconto I  «L'avare»  et  «Le  Violon  magi que»  sont des histoires du Que [)ec  que raconte  Félix Leclerc. Histoires  fantastiques  qui se racontent le soir au coin du feu, quand la tempête fait rage et que le vent  souffle.  Il faut une ambiance. Et il faut penser aux  jeunes êtres impressionnables, à leur imagination débordante et savoir  qu'avec ces histoires ils peupleront leurs rêves. Dans «Le  Violon  magique» Satan décide de se venger des habitants  d'un petit  village  qui observent trop les règles du ca rême.  C'est le  forgeron,  qui tout ce  temps  n'est  pas dupe, qui est utilisé aux fins de vengeance du diable et qui finalement s'en sauve, mais perd sa  fille  et... son violon.  Triste fin en vérité pour des gens qui ne faisaient que respecter une  fête  religieuse. Ça leur apprendra! LE  VIOLON MAGIQUE,  raconté par  Félix  Leclerc, illustrations Peter Sander,  collection  Contes et légendes du Québec, éditions  Héritage. La  maison hantée Puisque tout le monde sait que les enfants aiment cela  avoir peur à la condition que maman* ne soit pas trop  loin,  autant  alors parler d'un  livre  qui vient de paraître chez Nathan. On ne s'arrête  pas au texte, ici, c'est l'image.  C'est le procédé des images cartonnées qui bougent, qui  vivent,  dont les enfants  raf folent. On  a poussé le jeu à l'extrême en exploitant le thème de la maison hantée où les monstres et les fantômes se retrouvent derrière chaque porte... pardon, chaque page.  Il y a la pieuvre  dans  le lavabo,  le  gorille  derrière le divan, le  crocodile  dans  la baignoi re,  le fantôme derrière le lit, et plein  d'autres  petits détails, qui feront frémir les enfants, s'ils se donnent la peine de tirer une languette ou tourner la roulette. Encore une  fois,  si l'enfant est  jeune et impressionnable, ce li vre  n'est  pas pour lui.  L'imagi nation des concepteurs de cet album est délirante! LA  MAISON  HANTÉE,  de Jan Pien-kowski, les  éditions  Fernand Nathan. ãNDLR:  s«'\ismc! La  Maison hantée:  des  images cartonnées  qui bougent... (kibriclleRov CtVnC niKU,v> iTatx-»  ils ( >h\ la* Stankç La  Lune et  nous PAR DENIS DION Depuis que des  astronautes sont allés la visiter,  elle  nous est plus familière cette grosse «lampe  chinoise»  qui se métamorphose continuellement  dans l'espace, prenant  tantôt  la  forme d'un croissant, pour ensuite s'éteindre pendant quelques jours, et enfin grossir jusqu'à devenir un cercle parfait.  Mais  depuis plus longtemps encore, les humains avaient deviné que ce corps céleste captif de la Terre exerçait sur cette dernière et sur les êtres vivants qui la peuplent une influence obscure mais indéniable. Ce  n'est  cependant que tout récemment qu'on a tenté de mesurer  d'une  façon plus précise les  effets  de la Lune sur les humains et certains de leurs comportements. Ayant  maintes  fois  constaté qu'on  assistait  à une augmentation substantielle d'admissions à l'hôpital lors des périodes de pleine  et de nouvelle lunes, un médecin américain, le Dr  Arnold Lieber,  a tenté de savoir, par des méthodes statistiques, si l'on pouvait établir de façon certaine une relation entre certaines  pha ses de la Lune et une recrudescence de comportements humains  «anormaux».  Pour ce  fai re,  il a choisi d'étudier les dossiers de  police  de deux districts américains, ceux de Dade, en Floride,  et du Cuyahoga (Cleveland)  dans  l'Ohio,  pour tenter d'établir un lien entre les phases de la Lune et des comportements violents menant à des homicides.  En notant le jour et l'heure où le coup fatal a entraîné la mort de la  victime,  le Dr Lieber  a en  effet  découvert qu'il y  avait augmentation du nombre d'homicides  dans  ces deux districts pendant les périodes de pleine  lune et de nouvelle lune. A  partir de ces données, le Dr Lieber  a construit une théorie pour expliquer  «les  pouvoirs de la  Lune»,  théorie qu'il présente dans  un  livre  portant ce titre. Selon  cette théorie, dite des «marées  biologiques»,  le corps humain, composé à 80 pour cent d'eau,  «est  sensible aux mêmes influences cosmiques que la terre et les rythmes vitaux suivent celui des marées comme le font les océans, la croûte terrestre et le  champ magnétique de notre planète.»  Ainsi,  selon que  l'at traction lunaire se fait sentir avec  plus ou moins de  force,  les liquides qui sont en nous sont à marée  haute  ou à marée basse, et cela provoque chez nous des états  plus ou moins anormaux, nous pousse à des actes plus ou moins bizarres. Il  y a probablement du vrai dans  les propositions de cette théorie mais  celle-ci  soulève au moins deux problèmes:  d'une part,  peut-on sérieusement sug gérer  un modèle d'explication pour un ensemble de phénomènes alors qu'on se base uniquement sur des données recueillies dans  deux districts,  sachant  que l'influence de la Lune s'exerce à l'échelle  terrestre? D'autre  part, est-il possible  dans  l'état actuel de nos connaissances et selon les moyens techniques dont nous disposons, de mesurer ces «marées  biologiques»  et de démontrer leur existence? Si  le  livre  de  M.  Lieber  ne répond pas encore a ces questions, il  a cependant le mérite de poser pour la première  fois  le problè me  de l'influence de notre satel lite  naturel  sur nos  vies  dans  un cadre scientifique. A ce titre, il  mérite qu'on le lise et il serait souhaitable qu'il donne lieu à de nouvelles  recherches qui  vien draient confirmer ou infirmer une théorie somme toute séduisante. LES  POlVOriLS  DE LA  LUNE,  par Arnold Lieber  et Jérôme  Agel. Edi tions  Robert  Laffont.  collection  «Les énigmes de  l'Univers». Paris,  1979, 205 p.  C  4  LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI  9  FEVRIER 1 980 LITTÉRATURE Le  Club  du  Livre du  Québec Bouquinez à la  maison Le Club du Livre du Québec vous offre la possibilité de vous procurer les best sellers du JOUR sans vous déplacer. Un bulletin, publie cinq (5) fois par année, vous fera découvrir des ouvrages souvent introuvables en librairie et  à  prix réduits. Vous  y  trouverez également un éventail complet des nouvelles parutions des Éditions du Jour ainsi que les spéciaux du mois. Ce bulletin vous est envoyé gratuitement. L inscription au  Club du Livre du Québec  est gratuite et sans obligation de votre part. Ceux et celles qui désirent profiter de tous ces avantages  n'ont  qu'à remplir le coupon-réponse ci-dessous. do QO eD ec 0*  ou  UfiL  W ^oo Que gg 'ôe  ***** o du je Que Dec BO  -  133  p AUX  ÉDITIONS RÉALITÉS vient de paraître SURVIVANCE OU AJPOCALYfSE  I <fci Aimmini Gérard N. Dumas U»*dit»f>n5R£ALntS par  Gérard-N.  Dumas L'homme est fait pour son univers et son univers est fait pour lui. Pourquoi se sent-il étranger dans cet univers? Pourquoi la vie lui paraît-elle absurde? La nature se serait-elle trompée? Non pas. Il existe quatre paliers  de  perception qui relient l'homme  à  son univers. Tant qu'il  n'aura  pas accès  à  ces quatre paliers  — à ses quatre dimensions  —  il se sentira aliéné et malheureux. «L'Homme Quadridimensionnel» vous fournit la clef qui vous permet de réintégrer votre appartenance cosmique srcinelle. 163 pages *10 ã BON DE COMMANDE  T | LES EDITIONS  REALITES  | CP.  161,  Laval-Oue»t,  Laval, Québec H7R SB8 ã NOM I  ADRESSE Cheque  ou  mandat  de  poste À  L'ÈRE  DE LA GUERRE DES ÉTOILES ET DE LA PAIX... Les meilleurs ouvrages D'ELECTRONIQUE professionnelle et grand public pour l'initiation, la vulgarisation, l'enseignement, les techniques de pointe et la HI-FI désormais disponibles en langue française. Au-dela de trois cents (300) ouvrages par les plus grands experts internationaux. Voici  /es  dernières Nouveautés; commandez-les: Wahl. ESPIONS ELECTRONIQUES MICROMINIATURES  $11.75 Tovemier. RÉALISEZ DES JEUX SUR RECEPTEUR TV  S11.75 fighiera. REALISATIONS A TRANSISTORS (20 montages)  $  8.80 Huré. 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SERVICE DE L'EDUCATION DES ADULTES COLLÈGE EDOUARD-MONTPETIT 945 Chemin Chcmbly Longueuil, P  Q  Tél.: 463-1840 GojftàxjOJ   >4Mru  -M/VU;  JljAsvoJJÙjv   Mjwyw MOi-rié  «ku   PRIX  ,  /4^vr€Avt  /moW, 4  MiLLIONS  D'AUTRES  LIVRES REPARTIS «SUR  6  ÉTAGES  j  AS&O-, Cette semaine   dans Une  interview exclusive  de René  Lévesque «JE  PRÉFÈRE  TRUDEAU S'IL SE  RÉVEILLE» En  page  couverture: «LES  PROVINCES SE  REBIFFENT» )ean  Lessieur, envoyé spécial  du  Point, analyse  la  situation avant  les  élections fédérales. En  vente chez votre  marchand  de  journaux *** APPRENEZ POURQUOI VOUS PAYEZ TROP  DE  TAXES! Lisez L'Incroyable  Machine  à  Pain En  vente chez  votre libraire  ou  chez Les  Editions Entrepreneur Ltée CP.  155, Suce. Saint-Martin ^ Laval, Québec H7V 3P5 Prix *7.95 arts  et lettres ECKANKAR Un  genre  de vie. Quel est le but de la vie? Ai-je  vécu auparavant? Qu'y o-t-il' derrière le voile de la mort? PRESENTATION D'UN HLM DOCUMENTAIRE TOUS  LES  DIMANCHES 14 HHJtfS Soirée d'information (Entrée libre) Tous les lundis. 20h00  rf\\  C C1  O Montré  il  3 /1 -0310 13^9 est. rue Samte-Camenne (metro Braudry) DANSER. DAMES INVITENT PERSONNES SEULES ET COUPLES En tout temps seules les dames invitent a danser. Defense formelle aux hommes dmviter a danser 50%  MUSIQUE DOUCE FRANÇAISE  50%  DISCO J  «f  n»  G  DISCO  CLUB 501 8A, boul. Decarie (angle Reine-Marie) Du jeudi au samedi 9h30 p.m. (21H30) et le dimanche de long congé Veston obligatoire (pas de |eans) c'est  la culture mise à la portée de tous dans La Presse
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