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  BUSINESS MODEL ET INFORMATIONFINANCIERE Fr´ed´eric Bertrand, Charlotte Disle, Nathalie Gonthier-Besacier, St´ephaneP´erier, Philippe Protin To cite this version: Fr´ed´eric Bertrand, Charlotte Disle, Nathalie Gonthier-Besacier, St´ephane P´erier, PhilippeProtin. BUSINESS MODEL ET INFORMATION FINANCIERE. Comptabilit´es et innova-tion, May 2012, Grenoble, France. pp.cd-rom, 2012.  < hal-00691184 > HAL Id: hal-00691184https://hal.archives-ouvertes.fr/hal-00691184 Submitted on 25 Apr 2012 HAL  is a multi-disciplinary open accessarchive for the deposit and dissemination of sci-entific research documents, whether they are pub-lished or not. The documents may come fromteaching and research institutions in France orabroad, or from public or private research centers.L’archive ouverte pluridisciplinaire  HAL , estdestin´ee au d´epˆot et `a la diffusion de documentsscientifiques de niveau recherche, publi´es ou non,´emanant des ´etablissements d’enseignement et derecherche fran¸cais ou ´etrangers, des laboratoirespublics ou priv´es.   1  BUSINESS MODEL ET INFORMATION  FINANCIERE 1   Frédéric Bertrand, Charlotte Disle, Nathalie Gonthier-Besacier, Stéphane Périer, Philippe Protin Maîtres de conférences, CERAG / IAE - Université de Grenoble, Domaine Universitaire BP47 – F 38040 GRENOBLE- FRANCE Adresse pour correspondance : nathalie.gonthier@iae-grenoble.fr  Résumé :  Face à la montée en puissance du concept de  Business  Model  dans la littérature académique, cet article souligne la pertinence de cette notion dans le domaine de l’information financière. Il rend compte d’une étude empirique menée sur l’ensemble des textes fixant les obligations comptables et financières applicables aux entreprises françaises. Les résultats indiquent que les composantes du  Business model  sont peu présentes dans la réglementation actuelle et restent souvent à un niveau conceptuel et sans articulation entre elles. La dernière partie de l’article discute ces constats au regard des évolutions récentes et des débats sur la normalisation comptable et financière, qui questionnent notamment la place et le format adaptés à ce type d’information. Abstract :  Suggested by the rise of the concept of  Business  Model in the academic literature, this article highlights the relevance of this concept in the field of financial reporting. It reports an empirical study conducted on all the texts setting out the accounting and financial obligations applicable to French companies. The results indicate that the  Business model ’s   components   are very scarce in current regulations and often remain at a conceptual level with no interaction between them. The last part of the paper discusses these findings in relation to the recent developments and discussions on accounting and financial standards, including the topic of the relevant place and format suited to this kind of information. Mots clés : information financière, business model, normalisation, IFRS Key words : financial reporting, business model, regulation, IFRS Introduction Depuis une quinzaine d’années, l’intérêt porté au concept de  Business Model s’est considérablement développé dans la littérature académique. Dans leur récente revue sur ce thème, Zott et al. (2011) ont recensé, à partir de la base de données EBSCO Business Source Complete, plus de 1 250 publications académiques parues entre janvier 1975 et décembre 2009, la grande majorité ayant été publiée à partir de 1995 2 . 1  Cette recherche a bénéficié du soutien de l’ANC. 2  La recherche est effectuée à partir du mot-clé « Business Model » dans le titre, le résumé ou les mots clés. En procédant de même à partir de la base de données ABI/INFORM, Ghaziani et Ventresca (2005) avaient obtenu   2 Cet intérêt croissant pour ce qui peut être considéré comme un nouveau paradigme, adresse de multiples questions à l’ensemble des champs disciplinaires des sciences de gestion. Parmi celles-ci, la capacité du cadre normatif comptable à représenter les « business model » de manière compréhensible, fiable et pertinente interroge. Dans cette perspective, l’objet de cette étude est de montrer l’intérêt du concept de business model  dans le cadre de la communication financière et d’évaluer dans quelle mesure les exigences réglementaires en matière d’information comptable et financière permettent d’en rendre compte. Le concept de  Business Model  et son intérêt dans le cadre de la communication financière sont présentés dans une première partie. Les obligations en vigueur en matière d’information comptable et financière est ensuite analysée au regard de ce concept afin de mesurer la place accordée aux composantes du business model  et leur pertinence par rapport aux objectifs de la comptabilité financière. Une dernière partie est consacrée à la discussion des résultats obtenus, à la lumière des débats les plus récents sur les objectifs et contraintes de la communication comptable et financière. 1.   Le business model : définition, composantes et lien avec la communication financière Après une revue des définitions du concept de business model  dans la littérature académique, cette section en définit les composantes clés, puis en présente l’intérêt pour la communication financière. 1.1.   Définition du concept Le terme «  Business model »  est d’abord apparu dans la littérature pour décrire le fonctionnement des organisations de l’économie internet 3  puis s’est étendu, à partir de la fin des années 1990 aux autres domaines d’activités. La littérature, désormais abondante, sur ce concept peut-être classée en trois catégories (Osterwalder et al. 2005 ; Zott et al. 2011 ; Novak 2011 ) :  a)   les contributions visant à définir le concept et ses composantes (les méta-modèles selon Osterwalder et al. 2005), b)   les contributions proposant une typologie des  Business Models  à partir de critères communs (Timmers 1998 ; Malone et al. 2006), c)   les analyses de  Business Models  spécifiques à une entreprise (par exemple Chesbrough et Rosenbloom 2002 ; Demil et Lecoq 2009) S’il n’existe pas de définition universelle du concept (Brink et Holmén 2009), les chercheurs s’accordent à reconnaître que le business model  décrit la façon dont une entreprise crée de la valeur, la source interne de son avantage compétitif, et le mode d’appropriation d’une partie de cette valeur (Morris et al. 2005). Alors que la création de valeur est liée aux besoins perçus des résultats similaires sur la période 1975-2000 (1769 articles recensés) dont 1563 après 1995. La même tendance peut-être observée dans la littérature non académique. 3  Osterwalder et al. (2005) montrent ainsi la concomitance entre le nombre d’occurrences « business model  » dans la littérature et la croissance de l’indice NASDAQ à partir de la fin des années 1990.   3 des utilisateurs (Menger 2004 ; Lepak et al. 2007), le business model  est considéré comme une spécification détaillée des activités et des ressources qu’une entreprise met en œuvre pour créer de la valeur. A partir des définitions 4  proposées dans la littérature (Timmers 1998 ; Amit et Zott 2010 ; Chesbrough et Rosenbloom 2002 ; Magretta 2002 ; Casadesus-Masanell et al. 2010 ; Teece 2010), un ensemble de caractéristiques peut toutefois être retenu pour cerner le concept. Premièrement, le concept de business model  consacre une vision systémique de l’entreprise. Il se compose d’un ensemble d’éléments inter-reliés évoluant de manière dynamique en interaction avec l’environnement (notion d’écosystème). (Johnson et al. 2008 ; Morris et al. 2005 ; Zott et al. 2011). Deuxièmement, il confère à la valeur un rôle central en montrant d’une part comment l’organisation crée de la valeur (architecture de valeur) et d’autre part comment elle s’en approprie une partie (équation de profit). (Magretta, 2002 ; Shafer et al. 2005, Zott et al. 2011). Il est, par conséquent orienté vers l’ensemble des « stakeholders  » : clients, actionnaires, partenaires clés. Troisièmement, le business model  est axé sur le « comment » c’est-à-dire sur l’organisation interne (la chaine de valeur) et externe (le réseau de valeur). La première dimension (organisation interne ou chaîne de valeur) met en exergue les activités et les processus clés ainsi que les compétences centrales. La seconde (organisation externe ou réseau de valeur) consacre une vision « étendue » de l’organisation en identifiant ses principaux partenaires et partenariats (Amit et Zott 2010). Quatrièmement, il met en exergue le rôle prépondérant des actifs immatériels (capital humain, capital client, capital organisationnel, fournisseurs, compétences centrales, etc.) dans le processus de création-appropriation de la valeur, notamment à travers l’identification des ressources et compétences clés. Enfin, il décrit le mode d’appropriation d’une partie de la valeur créée en rapprochant la structure des revenus générés par la proposition de valeur de celle des coûts encourus pour la mettre en œuvre. Il permet de comprendre l’srcine et la formation des flux financiers en relation avec les composantes non financières. Selon les choix effectués sur les composantes du modèle et les relations établies entre elles, un business model  dégage des volumes et des structures de revenus et de coûts dont la différence détermine la profitabilité. Au-delà de cette vision statique, l’élaboration d’un business model  aura également un impact sur les flux d’encaissements et de décaissements dans l’activité d’une organisation. In fine, ces deux flux détermineront des flux de trésorerie qui peuvent être fondamentaux dans la performance d’un business model  comme par exemple celui de la grande distribution. La marge et les flux de trésorerie assurent au final la viabilité, ou non, du modèle. 4  Citons pour souligner la diversité parfois marquée des approches la définition de Casadessus-Masanell et al. (2010) : « Un business model  est le reflet de la stratégie réalisée par la firme », celle de Magretta (2002) : « Les business models  sont des histoires qui racontent comment les entreprises fonctionnent », ou bien encore celle de Chesbrough et Rosenbloom (2002) : « Le business model  est la logique heuristique qui met en relation le potentiel technique avec la réalisation de la valeur économique ».
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