2001. « Un tableau géographique et mésologique du monde de Xénophon » : Mélanges Pierre Brind’Amour, Cahier des études anciennes, Université du Québec à Trois-Rivières, XXXVII, 2001, pp. 103-113

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2001. « Un tableau géographique et mésologique du monde de Xénophon » : Mélanges Pierre Brind’Amour, Cahier des études anciennes, Université du Québec à Trois-Rivières, XXXVII, 2001, pp. 103-113

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   1 Un tableau géographique et mésologique du monde de Xénophon Par Louis L’Allier Professeur à l’Université Laurentienne Je suis heureux de dédier ces humbles pages à la mémoire de Pierre Brind’Amour qui fut pour moi un grand mentor, avant de devenir un ami. Je lui dois ma carrière. Emprunt ou lieu commun ? Dans la Cyropédie  de Xénophon, une biographie romancée de Cyrus l’Ancien, le roi Cambyse  explique comment le corps des habitants témoigne de la salubrité ou de l’insalubrité du lieu où ils vivent : « Si tu t’apprêtes à séjourner quelque temps dans le même endroit, tu ne devras d’abord  pas négliger la salubrité de ton camps. Avec de l’attention, tu ne peux pas te tromper. Les gens ne cessent de parler d’endroits salubres et d’endroits insalubres ; le corps et le teint des habitants sont des témoins irrécusables pour en juger. Mais ne te contente pas d’examiner le terrain, rappelle-toi aussi comment tu t’y prends toi-même pour entretenir ta santé. Tout d’abord, par Zeus, dit Cyrus, je tâche de ne jamais me gaver, car cela est difficile à supporter ; puis j’aide ma digestion par l’exercice ; c’est là le meilleur moyen, me semble-t-il, de conserver sa santé et d’accroître ses forces ». !"   #$"   %&'()   *+,"("   -."/   #01123   4"   -5   67-5   #0"8." , 9:.8."(;   '+<-("   %8=   >-+6-('0%()   #?   @#81A>6.B   -(C-()   %$   (7D   E"   F#G+-(.3 , H"'8+   #81&>2>(. . I6J   :/+   10:("-83   (7%$"   '6C("-6.   K"L+M'(.   '8+N   -8   -<"   "(>O+<"   *M+NM"   D6J   '8+J   -<"   9:.8."<"B   #G+-)+83   %$   >6P8=3   QD6-0+(.3   67-<"   '6+N>-6"-6.   -G   -8   >R#6-6   D6J   -/   *+R#6-6 . S'8.-6   %$   (7   -/   *M+N6   #,"("   @+D0>8.   >D0T6>L6. , @11/   #"&>LO-.   >U   '<3   '8.+V   >6)-(;   4'.#818=>L6.   W'M3   9:.6N"23 . 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La date de la composition est incertaine, mais Hippocrate lui-même aurait vécu entre 460 et 375 avant notre ère, Bien que les textes de la collection hippocratique proviennent d’auteurs divers (les œuvres du corpus auraient été écrites entre 450 et 350 av.), il est possible que le grand médecin soit l’auteur de l’ouvrage en question. Une étude portant sur le vocabulaire a démontré que le traité  Des airs, des eaux, des lieux  figure parmi les sept ouvrages qui possèdent le plus de points en commun et qui sont donc susceptible   2 gens ne cessent de parler d’endroits salubres et d’endroits insalubres », laisse supposer que l’association entre la santé des habitants et la salubrité des lieux est une notion couramment utilisée. La présence de cet énoncé chez Xénophon indique : soit que l’auteur de la Cyropédie  connaissait le traité hippocratique en question, soit que la théorie générale du traité était passée chez le public cultivé. Or, le traité hippocratique démontre une réelle connaissance de deux notions géographiques essentielles : le climat et le milieu (Staszak 1995, 13-14), car avant de démontrer l’effet du milieu ou du climat, il va de soi qu’il faut saisir le sens et la porté de ces termes. Ce constat prend son importance lorsque l’on constate que ces mêmes notions sont absentes chez Aristote, même dans ses  Météorologiques  (Staszak 1995, 13). L’avancement scientifique rencontré chez Hippocrate ne constitue donc pas nécessairement un acquis stable et sa compréhension est appelée à varier chez les auteurs qui démontrent une connaissance de la collection hippocratique. Toute tentative d’affirmer que Xénophon connaissait la théorie hippocratique de l’influence du milieu sur la santé demanderait de solides preuves. Mais là ne réside pas la réelle question car qui dit emprunt ne dit pas nécessairement compréhension. Xénophon n’est pas médecin et fut-il au courant de ces théories, il ne les aurait pas développées dans ses écrits. Leur  présence ne devrait se voir qu’en filigrane parce que Xénophon poursuit des buts tout à fait différents. C’est pourquoi notre étude s’orientera vers la recherche de notions proprement géographiques chez Xénophon. Le thème de l’influence du milieu sur la santé est de toute évidence présent, mais l’utilisation d’un lieu commun ne présuppose pas la connaissance d’un savoir relié à cette expression ; on aura beau répéter que « tout est relatif » cela ne prouvera  jamais que nous possédons de réelles connaissances sur la théorie de la relativité générale. Après avoir récapitulé les allusions à la médecine chez Xénophon, nous ferons l’inventaire des descriptions géographiques rencontrées, afin de déterminer s’il connaissait et utilisait des notions  proprement géographiques et tout particulièrement la notion de milieu. La possibilité que Xénophon ait connu les travaux du corpus hippocratique est réelle. Il était probablement l’un des rares Athéniens de son époque à posséder une bibliothèque (Delebecque 1957, 308 et 241 ; Pomeroy 1994, 215) et il affirme dans les  Mémorables  (IV,2,10) : « car il y a beaucoup de textes rédigés par des médecins » ( '(11/   :/+   D6J   \6-+<"   4>-.   >)::+G##6-6 ). Il est certain qu’il n’était pas indifférent à la médecine et des préoccupations d’hygiène et de santé se retrouvent dans son œuvre. Ainsi, dans l’ Économique , Ischomaque fait allusion aux soins du corps et à l’exercice, tant pour lui (XI,11-18) que pour sa femme (X,9-13) et il affirme que Cyrus l’Ancien n’allait jamais manger avant d’avoir fait de l’exercice (IV,24, repris dans la Cyropédie  VIII,1,38). Dans la Cyropédie , Xénophon décrit comment les Perses éliminent les déchets corporels humides par l’exercice (I,2,16 et VIII,8,11) et parle des dangers du vin pour la santé (I,3,10 et VIII,8,11) ; un passage des  Mémorables  (IV,2,31) établit que les causes des maladies résident dans les boissons, les aliments et les occupations. Finalement, Cyrus l’Ancien instaure un système d’assistance médicale gratuite ( Cyropédie  VIII,2,24). d’être de la même main (Maloney, 1977, 28-38). Les études sur Hippocrate sont nombreuses, on peut consulter : Jones, 1946; Bourgey, 1953; Sigerist, 1967; Baccou, 1970; Thivel, 1981; Grmek, 1983; Jouanna, 1992.   3 Le centre du monde.  Abstraction faite de sa préoccupation pour la médecine, l’intérêt de Xénophon pour la géographie est moins clairement discernable. C’est pourquoi les éléments de notre enquête devront être glanés ça et là dans les exemples pratiques que l’auteur présente 2 . En plus du  passage déjà cité, un autre passage placé à la fin de la Cyropédie  fait allusion à l’influence de la situation géographique sur la qualité de vie. Xénophon y classe certaines régions du monde selon leur habitabilité : « À partir de ce moment son empire avait pour bornes, au levant la Mer Rouge (l’Océan Indien), au nord le Pont Euxin, au couchant Chypre et l’Égypte, au midi l’Éthiopie, régions dont les extrémités sont presque inhabitables soit à cause de la chaleur, soit à cause du froid, soit à cause des inondations, soit à cause de la sécheresse. Cyrus établit sa résidence au centre de ces différents pays... » I6J   4D   -(C-()   -?"   @+*?"   `+.a8"   67-5   '+b3   cM   #$"   d   e+)L+/   LG16--6 , '+b3   H+D-("   %$   X   fgh8."(3   ',"-(3 , '+b3   Q>'0+6"   %$   IC'+(3   D6J   ij:)'-(3 , '+b3   #8>O#k+N6"   %$   i\L.('N6 . -(C-M"   %$   -/   '0+6-6   -/   #$"   %./   LG1'(3 , -/   %$   %./   T;*(3 , -/   %$   %./   ]%M+ , -/   %$   %. ' @")%+N6"   %)>(NDO-6 . 67-b3   % ' 4"   #0>l   -(C-M"   -?"   %N6.-6"   '(.O>G#8"(3   ( Cyropédie  VIII,6,21-22). Cette distribution des terres habitables au centre d’un monde dont les extrémités sont inhabitables à causes des conditions climatiques extrêmes n’est pas sans rappeler le traité  Des airs, des eaux, des lieux  (XII). Il ne pourrait bien sûr s’agir que d’un lieu commun. La croyance que la chaleur croit sans cesse vers le sud et que le froid fait de même au nord est largement répandue, notamment chez Hérodote (Hartog 1980, 33) et cette position centrale entre le trop chaud et le trop froid ou le trop sec et le trop humide n’est pas sans rappeler Anaximandre 3 . De  plus, la position du passage dans l’œuvre plaide pour cette interprétation. En effet, dans le  passage cité en début d’article ( Cyropédie  I,VI,16-17) Xénophon prend la peine de mentionner « on entend toujours parler de d’endroits salubres et de d’endroits insalubres » ; comme les deux  passages sont reliés par leur position symétrique à l’intérieur de la Cyropédie , ils peuvent être de même inspiration. Cette pratique est assez courante chez Xénophon, notamment dans la Cyropédie  où l’auteur veut démontrer que les leçons apprises par Cyrus dans son enfance (premier livre) sont encore valables à l’aube de sa mort (dernier livre) ; des passages de teneur semblable sont donc placés de part et d’autre de l’œuvre et se répondent mutuellement 4 . Dans ce cas-ci, la théorie voulant que certains endroits soient plus salubres que d’autres, apprise par le  jeune Cyrus, est mise en application par le Cyrus âgé lorsqu’il choisit son lieu de résidence pour ses vieux jours. Le terme même que nous traduisons par «résidence » ( d   %N6.-6 ) possède une forte connotation médicale : la diaita  constitue le régime de vie, la façon de vivre recommandée  pour un mieux-être 5 . Dès lors, il appert que lorsque dans le passage cité ci-haut Cyrus établit ses quartiers dans la zone centrale de son empire, il le fait pour des raisons prophylactiques, reliées 2  Même s’il possédait des connaissances théoriques sur divers sujets, Xénophon éprouvait quelque répugnance pour le savoir théorique ; cela ressort clairement de sa description du savoir de Socrate dans les  Mémorables  (I,1,11-14). 3  Xénophon connaît bien les présocratiques, cf.  Mémorables  I,1,11-14. 4  Par exemple, le rôle d’un bon roi est comparé à celui d’un bon bouvier au début de la Cyropédie  (I,1,2) et de façon symétrique à la fin du même ouvrage (VIII,2,14). 5  Cf.  Mémorables  III,14,7 ; I,3,3 : Cyropédie  I,3,2.   4 au climat et non pour des motifs politiques — même s’il semble de bon aloi d’établir une capitale dans une région centrale. Ce préambule permet donc d’arriver à trois constatations : Xénophon connaissait certaines théories touchant le déterminisme du milieu sur les habitants, il connaissait des ouvrages écrits par des médecins et il se préoccupait de santé. Ces trois constatations prennent leur importance lorsque l’on se rappelle que Xénophon a beaucoup voyagé et qu’il a visité des contrées tout à fait étrangères au monde grec. Sa propre expérience lui a donc permis de faire nombre d’observations reliées à la géographie. L’  Anabase  relate le périple de 34,650 stades (environ 6135 km) que Xénophon accomplit avec une dizaine de milliers de mercenaires grecs à travers l’empire perse. Cette incursion sur le continent asiatique et le retour sain et sauf de six mille des douze mille Grecs a laissé une vive impression en Grèce même. C’est en pensant à l’  Anabase  que l’orateur Isocrate pourra dire que les Grecs partis en expédition contre le roi «revinrent plus en sécurité que les ambassadeurs qui vont vers lui en amis » ( Panégyrique  149). Les récits de voyage de Xénophon ont ainsi nourri la  propagande grecque et complétèrent les bases théoriques de la doctrine du panhellénisme prônée  par Isocrate. Ces bases théoriques prennent en partie racine dans la théorie du déterminisme du milieu, telle qu’énoncée dans le traité  Des airs, des eaux, des lieux . Selon les tenants du  panhellénisme, les habitants du pays sont à l’image de leur milieu, conséquemment, le pays offrant les meilleures combinaisons de climat et de milieu physique produira nécessairement les meilleurs individus et ces individus étant meilleurs par nature, il n’est que normal qu’ils dominent sur l’ensemble de l’œkoumène. On pourrait donc logiquement s’attendre à voir dans l’œuvre de Xénophon une  préoccupation pour la situation géographique des peuples qu’il a vus ou qu’il décrit dans ses œuvres historiques ; à tout le moins pourrait-on s’attendre à une certaine attention au milieu  physique immédiat. Pourtant, en elle même la géographie ne semble pas intéresser notre auteur. Dans la Cyropédie , Cyrus l’Ancien traverse des pays qui ne sont jamais décrits. Ainsi, le chapitre trois du troisième livre, consacré à l’Arménie, ne décrit jamais le pays. Pourtant l’Arménie est une région que Xénophon a lui-même vue lors de la retraite des Dix-Milles. On ne  peut simplement conclure à une hautaine indifférence, puisque Xénophon a consacré l’  Anabase  et la Cyropédie  à la description d’une période de l’histoire perse. Xénophon s’intéresse à l’histoire, à la politique et à l’éthique lorsqu’il en perçoit les applications immédiates. Ses descriptions géographiques sont subordonnées à un usage immédiat de ces trois grands thèmes. À maintes occasions, Xénophon décrit le paysage et l’intention varie selon les besoins de l’œuvre. L’importance tactique ou géopolitique d’un endroit figure souvent  parmi les motifs secrets ou avoués d’un passage. Il en résulte que la carte de l’Asie qu’il dresse est avant tout une carte instrument, un outil de travail qui donne une liste de villes et des distances ; rarement le milieu y est décrit. Pourtant, le milieu est le réceptacle à l’intérieur duquel les activités humaines prennent nécessairement place et l’absence de toute référence au milieu rendrait incompréhensible la remarque de Cambyse. Il reste donc à voir si Xénophon définit cet endroit qui peut être salubre ou non. Le milieu.  Pierre George (1993, 295) définit le milieu en ces termes : espace qui entoure immédiatement les êtres vivants avec lequel ils réalisent des échanges constants de matière et   5 d’énergie . C’est à ce concept que Xénophon fait référence lorsqu’il parle d’endroits salubres et insalubres. Le terme qu’il emploie, *M+N(" ,  possède une signification assez générale pour inclure ce sens (à proprement parler, ce substantif désigne tout endroit, toute aire géométriquement définie), sans pour cela s’y limiter. Un recensement des descriptions du paysage chez Xénophon confirme le caractère circonstanciel de ces descriptions qui s’adaptent au besoin du moment, lui même dicté par la trame du récit. Les réelles descriptions géographiques sont donc rares, mais pas absentes. Ainsi, en entrant en Cilicie Xénophon aborde : « une plaine immense et magnifique, bien arrosée, plantée d’arbres de toute sorte et de vignes et féconde en sésame, en sorgho, en millet, en froment et en orge. Elle était bien entourée par une chaîne de montagnes qui lui forment un rempart ininterrompu de la mer à la mer ». 4"-8;L8"   %$   D6-0k6."8"   8\3   '8%N("   #0:6   D6J   D61," , 4'N++)-(" , D6J   %0"%+M"   '6"-(%6'<"   >C#'18M"   D6J   @#'01M"B   '(1U   %$   D6J   >&>6#("   D6J   #81N"O"   D6J   D0:*+("   D6J   ')+(U3   D6J   D+.L/3   P0+8. . m+(3   % ' 67-b   '8+.8=*8"   n*)+b"   D6J   9TO1b"   'G"-2   4D   L61G--O3   8\3   LG16--6" . (  Anabase  I,II,22). La description est avant tout géopolitique, ce qui était prévisible puisque Xénophon aborde l’endroit en compagnie de l’armée de Cyrus. L’endroit est une plaine fertile, elle peut donc nourrir une grande population ; elle est de plus protégée par des montagnes, ce qui en fait un endroit facile à défendre. L’information est exacte, mais si générale que l’on pourrait l’appliquer à de nombreux endroits, quoique le décompte des jours de marche ainsi que la description du croissant de montage permettent de localiser l’endroit assez précisément. L’Arabie ne reçoit guère plus d’attention : « Dans cette région, la terre était une plaine ininterrompue, unie comme la mer et couverte d’absinthe. S’il s’y trouvait d’autres plantes, arbrisseaux ou roseaux, elles étaient toutes odoriférantes comme des aromates. On n’y voyait aucun arbre ; mais il y avait des bêtes sauvages de toutes sortes, quantité d’onagres, beaucoup de grandes autruches et aussi des outardes et des gazelles » — suivent quelques remarques sur la réaction de ces animaux lorsqu’ils sont chassés. 4"   -(C-l   %$   -5   -,'l   o"   #$"   d   :A   '8%N("   K'6"   X#61$3   `>'8+   LG16--6 , @T."LN()   %$   '1A+83B   8\   %0   -.   D6J   H11(   4"A"   ]1O3   p   D61G#() , K'6"-6   o>6"   87R%O   `>'8+   @+R#6-6B   %0"%+("   % ' (7%$"   4"A" , LO+N6   %$   '6"-(=6 , '18=>-(.   m"(.   H:+.(. , '(116J   %$   >-+()L(J   6q   #8:G16.B   4"A>6"   %$   D6J   r-N%83   D6J   %(+DG%83B   (  Anabase , I,5,1-2). Xénophon décrit bien le milieu de vie des animaux rencontrés dans cette région mais la description reste néanmoins anecdotique. Le but de l’auteur est avant tout de faire prendre conscience de l’exotisme des lieux à ses lecteurs Grecs, peu habitués aux immenses plaines et aux animaux étranges comme la gazelle ou l’autruche. On sent l’intérêt du voyageur devant un nouveau paysage, car les grandes plaines sont presque absentes du paysage grec. Sa description tente avant tout de montrer le fabuleux de l’endroit : une terre pareille à la mer, un sol couvert d’absinthe, un lieu où toutes les plantes sont odoriférantes. Xénophon décrit presque les Champs élyséens. Cependant, cette description est trop succincte pour dénoter un réel intérêt pour la géographie. Rechercher un milieu de vie.  
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